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CONQUÊTE DU PAYS PAR LES ANGLAIS (1GC3-1TC

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De l'étah 11666 ment du Conseil Supérieur, à la première administration de J\L de Frontenac (1GG3-1C72).

SOMMAIKE. .

1. La Compagnie des Ccut-As^ociés remet au roi la Nouvelle- France. — 2. Formation du Conseil Supérieur. — 3. Cour de justice.— 4. M, d'Avaugour' est remplace par M. de Mésy. — 6. Retour de Mgr. de Laval. — 7. M. de Mésy mécont nt ; sa mort. — 8.

Arrivée du marquis de Tr ;»cy. — 8. Accueil qui lui est fait

9. Arrivée du régiment de Carignan et de M. de Courcelles, gouverneur.— 10. Travaux exécutés par M. de Tvacy. — 11. Expédition contre les Iroc^uois. — 12. Compagnie des Indes Occidentales. — 13. Dîmes. — 14 Obstacles à la conversion des Sauvages. — 16. Ouvertme du petit Séminaire de Québec. — 17. Fermeté de M. de Courcelles. — 18. lîirection de révêché de Québec. — 19. Arrivée de quatre Pères Récollets. — l'j. Chingement dans le gouvernement de Montréal.

1. L'année IGGo s'uiivril, pour la Xoiivcllo-rranoc, par la démission do la Compagnie des Cent- Associés, qui remit au roi ses privilèges et son domaine, le 24 i'évi'ier.

2. Par UQ édit du mois d'Avril 1GG3, le roi créait un conseil souverain, chargé d'administrer la justice et de régler le commerce local, ainsi que toutes les affaires de police. Ainsi, en passant des mains de la c.ompagnie entre celles du roi, la colonie avait fait un grand pas. La Nouvelle France devenait une province, Québec était honoi'é du nuni de ville, et une justice royale s'y établissait.

Le conseil devait être composé d'.i gouverneur, de l'évèquc, de l'intendant, qui en était le président d'of-

1. Comment s'ouvrit l'année 1563, pour la Xouvelle-Franc©? — 2. Que créait le roi par un 'dii U'^Uril 1003 V Comment If . mcii .Jovaitii être oomposé ?

1665] DE MÉST. 69

fice, d'an procureur-général, d'un greffier en chef, et de quatre conseillers, nommés par le gouverneui-, l'évêque et l'intendant.

3. Trois cours de justice furent alors établies: à Québec, à ^Montréal et aux Trois-Rivières. Leurs décisions, qui devaient être conformes à la coutume de Paris, et aux édits et ordonnances du royaume, forment une partie considérable des lois qui, jusqu'à présent, ont dirigé les cours civiles du Canada.

4. ÎI. d'A.vaugour fut remplacé dans le gouvernement de la Nouvelle France, par M. de Siésy, qui arriva à Québec vers la mi-septembre 1663, avec Mgr. de Laval, plusieurs officiers de guerre et de justice, des troupes, et une centaine de familles.

5. Cette même année 16G3, la compagnie de !Montréal céda la propriété de l'ile du même nom, aux MM. du Séminaire de St. Sulpice de Paris, établis à Montréal depuis six ans.

6. Bien que proposé au roi par Mgr. de Laval luimême pour gouverneur de la Xouvelle-France, M. de Mésy ne fut pas plus tôt en place que, prêtant l'oreille à ceux qui avaient abusé du faible de son prédécesseur, il parut un tout autre homme. Son esprit s'aigrissant de plus en plus contre Mgr. de Laval et ses amis, le porta à commettre des fautes déplorables, surtout dans un homme chargé d'exercer ime puissance si étendue.

7. M. de Mésy mourut à Québec le 5 mai 1665, après e'étre réconcilié avec toufe, et avoir reçu les sacrements de Pénitence et d'Eucharistie dans de grands sentiments de piété. Il avait été trompé -par quelquesuns de ces hommes inquiets et turbulents, qui cherchaient à faire fortune en semant le trouble. L^ne fois lancé dans une fausse voie, il s'était laissé entraîner par la violence naturelle de son caractère, et avait

3. Combien de cours de justice furent alors établies? — 4. Par qui M. d'Avaugour fut-il remplacé dans sa charge? — ô. Que fit la com-

Sagnio de A^ontréal, cette môme ann^'e ? — 0. Quelle fut 'a conduit^ e AI. de Mésy ?— 7. Quelle fut sa un?

"^^ HISTOIRE DU CASADA. [16C5

poussé les choses si loin, que le roi dut donner l'ordre de le rappeler en France.

8. Vers ce temps, le marquis de Tracv, lieutenant gênerai des armées du- roi, était envoyé dans la Xoui^elle-France, en qualité de vice-roi. Le marquis avait pour mission d'établir l'ordre dans le pavs et do réduire les Iroquois. Il arriva à Qaébec le 30 juin lb6i), avec quelques compagnies du réo-iment de Cangnan. M. de Tracv fut reçu au milieu des acclamations et des cris de joie de la population entière qui l'accompagna, au eon des cloches, jusqu'à la cathédrale où Hgr. de Laval, revêtu de ses ornements pontificaux, l'attendait au milieu de son clergé.

Après avoir présenté l'eau bénite et la croix à M. de Tracy, le prélat le conduisit au prie-Dieu nui fui avait été préparé, près du chœur. Là, mal-ré sa grande faiblesse, le marquis s'agenouilla sur le%ave sans vouloir se servir da carreau qu'on lui olfrait' Après le chant du Te Deim, :M^r. de Laval le conduisit jusqu'à la porte de la cathédrale avec les mêmes honneurs qu'il lui avait rendus en entrant.

Le marquis marchait toujours précédé de quati-e pages et de vingt-quatre gardes, portant les couleurs du roi; six laquais le suivaient, et il était toujours environné de plusieurs officiers.

9. Peu après l'arrivée du marquis de Tracy, Ve<i. cadre mouilla devant Québec, et v débarqua d'abondants secours, savoir: 1^ le reste du régiment de Cangnan avec 31. de Salières, qui en était colonel ; 2^ M. de Courcelles, nomme gouverneur du pavs : 8^ "M Talon, intendant; 4® un grand nombre de iWilIeset d'artisans ; 5^ des chevaux, les premiers qu'on eût vus en Canada, plus une certaine quantité de troupeaux. En un mot, il arrivait une colonie plus considérable que celle qu'on venait renforcer.

MM. de Courcelles et Talon avaient reçu instruc-

8. Quel personnage fut, vers ce temi^g. envov. dans la Xouvelle- Franoe, en qualité de vice-roi? Quelle était sa mission'' Q-iand ar riTa-t-il à Québec? Comment y fut-il re7u?-9. Quel secours reçut de Irance la cplonie, peu après rarrvie du mardis de Tracy?

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