LES FRERES DES ECOLES CHRETIENNES
Approuvé par le Conseil de l’Instructicon pPubriiuue le 16 Octobre 1872
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Jinprimatur
t E. À AROHIEPISOOPUS QUEBECENSIS.
a EnREGISTRÉ, conformément à l’Acte du Parlement du Ganada, en l’année mil huit cent soixante-tre1ze, par ÉburEM { Gaaxox, au bureau du ministre de l'Agriculture.
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En tête de son admirable Discowre sur l'Histoire universelle, Bossuet a écrit ces paroles remarquables : “ Il serait honteux, je ne dis pas à un prince, mais en général à tout honnête homme, d'ignorer le genre humain.” L'’utilité de l’étude de l'Histoire se trouve ioi démontrée en deux lignes seulement, mais claires, énergiques, et qui valent mieux, peut-être, qu’une longue dissertation sur le même sujet.
Moius exigeants que l’aigle de Meaux,—parce que nous n’avons pas l'autorité de ce sublime génie,—nous nous contenterons de dire, en paraphrasant son langage, qu’il serait honteux à tout Chrétien d'ignorer l’histoire du peuple de Dieu, et, à tout homme, de n'être pas instruit de celle de son propre pays.
Dieu et la création ; l’homme, sa chute etsa réhabilitation ; l’éta-
— blissement de l’Église et la prédication de l'Évangile : tels sont les
grands faits que nous racontent si merveilleusement les Livres saints; t du tel est, d’une part, le fond de l’histoire de ce petit peuple d’élection IREM dont la fragilité, l’inconstance et l’ingratitude nous étonnent, il est
vrai, mais nous expliquent en même temps l'état actuel de l’humanité ; telle est, d’un autre côté, la matière de ces pages émouvantes qui remplissent l’histoire de la fondation et des développements de l'Eglise. Se peut-il quelque chose de plus utile et da plus intéressant à étudier et à connaître ?
L'étude de l’histoire nationale est en quelque sorte inséparable de la précédente; elle en forme la suite logique, le complément indispensable. Si l’une nous montre la main de la Providence conduisant pas à poe, à travers les écueils de la route, un petit peuple de prédileetior ; le châtiant quelquefois avec rigueur, mais le récompensant toujours avec largesse dès qu’il revient au oulte du vrai Dieu et qu’il déplore amèrement ses fautes ; faisant enfin sortir du milieu de ce peupie le salut même du genre humain,—N.-S. J.-C;—l’autre nous fait voir également aveo quelle sollicitude Dieu a veillé sur le berceau de Ha nation canadienne; avec quel soin paternel et quelle bonté miséricordieuse il a sans cesse protégé ce jeune peuple, si éprouvé par la guerre et par la politique, et, néanmoins, toujours si fermement attaché à la foi, à la languc et aux coutumes de ses pères,
A part l’histoire sainte et celle du Canada,—dont nous considérons l’enseignement comine indispensable dans toutes les écoles, —il convient, en outre, de donner aux élèves un peu avancés,—à ceux des académies, par exemple, —quelques notions d’histoire universelle.
Il serait superflu d’en exposer ici les raisons et de préciser les avantages particuliers qu’une telle étude présente néoessairement à la jeunesse, Qu'il nous suflise de rappeler quel’Histoire, prise dans son aeception la plus large, n’est que la représentation en grand de la naturé humaine, et qu’elle offre, par 1à même, à l'esprit et au cœur
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