‹ Cours abrégé d'histoire [microforme]Chapitre 104 sur 309 · DE LA CAPITULATION DE MONTRÉAL, A L'ACTE CONSTITUTIONNEL · texte numérisé non relu

DE LA CAPITULATION DE MONTRÉAL, A L'ACTE CONSTITUTIONNEL

CITAPITRE PREMIER.

De la capitulation de Montréal, à l'Acte de Québec (1160-1774).

SOMMAIRE

1. 2. Régime militaire.—3.-5. État du pays.—6. Son dénombrement.—7. Changements de lois.—8. Murray forme un Congeil.—9, Diticuité de sa position.—10, 11, Il est rappelé.—12. Mgr. Briand,—-13. 14. Carleton est nommé gouverneur.—15. Attitude menaçante des colonies anglaises.

1. Devenus maitres du Canada, les Anglais y établirent un gouvernement militaire, qui subsista jusqu'en 1764 Le général Murray, demeura gouverneur de Québec, le général Gage fut nommé gouverneur de Montreul, et le colonel Burton, gouverneur des Trois-Rivières, Ambherst, gouverneur-général, demeurait à New-York.

2, Ce régime militaire fut regardé par les Canadiens comme une violation des capitulations, qui leur garantissaient les droits de sujets anglais. En vertu de ces droits, leurs personnes ne pouvaient être soustraites à leurs ,1ges naturels sans leur consentement.

1. Devenus maîtres du Canada, quelle forme de gouvernement les Anglais y établirent-ils?—2, Comment ce régime militaire fut-il vr des Canadiens ?

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3. Après la cessation des hostilités, la paix la plus profonde régna bientôt dans tout le pays. Les habs. tants, ruinés, décimés sur les champs de bataille, ne songerent plus qu'à réparer leurs pertes, et à s’appliquer à l’agriculture.

4. Quand le Canada passa sous la domination anglaise, sa population était environ de 75000 Français et de 8000 Indiens, presque tous catholiques.

5. La conquète du Canada fut confirmée le 10 février 1763, par le traité de Paris. Cet événement détermina une nouvelle émigration. Mille à douze cents notables, qui se trouvaient encore dans le pays, passèrent en France, ou à Saint-Domingue, après avorr vendu ou abandonné leurs biens, Mais le clergé se fit heureusement un devoir de rester au milieu de ses ouailles, pour les consoler, les encourager et les maintenir constamment dans la pratique de la foi catholique. Par sa conduite aussi ferme que prudente, il a toujours sû, depuis cette époque, faire respecter les droits et les intérèts du peuple, contribuant ainsi, pour une large part, à la conservation et à l’affermissement de la nation franco-canadienne.

6. Aussitôt après le traité de Paris, l'Angleterre commença à démembrer le Canada. Le Labrador, l'ile d'Anticosti et les îles de la Madeleine furent annexées au gouvernement de Terre-Neuve: les îles Saint-Jean et du Cap-Breton, à la Nouve:le Ecosse; le territoire des grands lacs fut adjoini aux colonies voisines, Bientôt après le Nouveau-Brunswick en fut détaché, reçut une administration particulière, et prit le nom qu’il porte aujourd'hui. La partie qui restait du Canada fut nommée Province de Quebec.

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1. Non contente de morceler l& Canada, l’Angleterre voulut encore lui imposer de nouveïles lois. Par les proclamations du 7 octobre et du 17 décembre 1763,

3. Quel aspect présentait le pays après la cessation des hostilités ? —4. Quelle était la population du Canada quand il passa sous la do- Mmination anglaise ?—5, Quand la conquête du Canada fut-elle conirmée?—6. Qu'est-ce que l’Angleterre fit du Canada, anrès le traité de Paris ? Comment la partie qui restait du Canada fut-elle nommée ? — 1. L'Angleterre se contenta-t- == meme T3 Canada ?

George TIT, de sa propre autorité et sans le concours du Parlement, abolit les lois françaises pour établir celles de l'Angleterre.

8. Le général Murray venait d’être nommé, en même temps, gouverneur-général du Canada. Pour obéir aux instructions qu’il avait reçues, il forma un conseil, investi, conjointement avec lui, des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Ce conseil était composé de 13 membres, dont un seul du pays; encore était-ce un homme obscur et sans influence.

9. Ces mesures déloyales firent naître une grande inquiétude parmi les Canadiens-Français. Des murmures, sourds d’abord, éclatèrent bientôt dans toutes les classes. Afin de calmer l'agitation des esprits, Murray permit l'usage des lois françaises dans les causes relatives à la pr priété mobilière; et, pour se conformer à une autre partie de ses instructions, il convoqua une assemblée des représentants du peuple. Les Canadiens ayant refusé de prèter le serment du test (1), comme contraire à la foi catholique, cette assemblée ne siégea point. +

10. Le gouverneur n'ayauc pas voulu laisser les mécontents procéder seuls aux aflaires, ceux-ci s'irritèrent à un te! point qu'ils l’accusèrent de favoriser les catholiques. Ils réussirent même à le faire rappeler en Angleterre.

11. L'administration de Murray fut marquée par le soulèvement des Sauvages de l'Ouest, ayant à leur tête Ponthiac, chefdistingué de: Outaouais et ennemi de la puissance britannique. Les Anglais perdirent tout d'abord un grand nombre de leurs places forti-

(). Tous les fonctionnaires et officiers anglais étaient tenus à ce serment: il consistait à abjurer la doctrine de la transubtantiation, du sacrifice de la ste, messe et de l’invocation de la très-Sainte Vierge et des Saints. Il fut aboli en 1828. #

8. Qui venait d’être nommé gouverneur-général du Canada ? Que fit Murray pour obéir à ses instructions ?—9. Comment ces mesures déloyales furent-elles accueillies des Canadiens? Que fit Murray pour calmer l’agitation des esprits?—10. Que firent les mésontents?—11. Par quoi fut marquée l'administration de Murray? Quel fut bo résultat de ce soulèvemerr ?

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fiées, près des grands lacs; mais les Sauvages ayant été battus à Bushy-Run, près de Pittsburg, et, ayant éprouvé plusieurs avtres échecs, demandèrent la paix, qui leur fut accordée à Chouaguen, en 1766.

12. La population canadienne était surtout occupée, en 1766, de l’arrivée du nouvel évêque de Québec, Mgr, Jean Olivier Briand, qui s'était fait sacrer en France. L'Église du Canada était sans évèque depuis la mort de Mer. de Pontbriand, en 1760.

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