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CHAPITRE IT

De l'arrivée de Sir George Prévost, à son d'part (1811-1815).

SOMMAIRE

1. Sir George Prévost, gouverneur.—2, Rapport du gouverneur avec le Tergé. —3.-5, Mesures : adopté es par le Bas et par le Haut-Canada au commencement de la guerre.—6.-22, Cam pagnes de 1812, 1813, 1814.—23, Paix de Gand.—24, 25. Ce qu se passa dans les derniers temps de Sir George Prévost,

1. Sir James Craig eut pour successeur, dans le gouv crnement du Canada, Sir George Prévost, alors gouverneur de la Nouv elle-Écosse; ce dernier arriva à Québec, en septembre 1811. Sir George Prévost trouva les esprits divisés à l’intérieur, et le pays menacé au dehors par les États-Unis. Il travailla alo:s à concilier les esprits, et à s'attacher les Canadiens

17. Quelle fut la conduite de Mgr. Plessis, quan d le gouvernement voulut empiéter sur les droits de l'Église ? Qu'est-ce qui fit surtout modifier la politique du gouvernement colonial ?—18, Que fit-on des citoyens qui avaient été emprisonnés? Que devint la loi des juges ? En quelle année Craig fut-il rappelé ?

I. Quel fut le successeur de Craig ? Dans quelle situation sir Gesrge Prévost trouva-t-il ls Canada? Quelle ecnduite suivit-il ?

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ar une entière confiance en leur fidélité. Aussi bientôt la plus grande sympathie s'établit elle ent le peuple et lui. ..

9, Croyant le clergé mal disposé à l'égard du gon vernement, par suite des tentatives imprudentes d Craig, Sir Georgo Prévost travailla à regagner ses bonnes grâces, et eur plusieurs entrevues avec Mgr. Plessis. #00 prélat profita des bonnes dispositions du wouverneur pour faire reconnaitre pleinement l'existence légale du Catholicism: en Canada,

3. Au mois de juin 1812, on apprit que les États- Unis venaient de déclarer la guerre à la Grande: Bretagne.** L’Angleterre, alors en guerre avec la France, s’arrogeait le droit de visiter les vaisseaux étrangers pour voir s'ils portaient quelques-uns de ses matelots déserteurs; elle prétendait même empecher les vaisseaux américains d'entrer dans les ports du nord de la France et dans ceux des Pays-Bas, qu'elle tenait en état de blocus. Se trouvant molestés, les Américains prirent les armes pour soutenir leurs droits, après avoir, toutefois, soutiert en silence ces avanies pendant cinq ou six ans. ?

4. Bien que les Chambres du Bas-Canada- eussent déjà siégé pendant l'hiver, Sir George Prévost les convoqua une secoude fois, et en obtint libéralement tout ce qu’il demanda pour la défense de la province.

5. Dans le même temps, les Chambres du Haut- Canada adoptèrent aussi des mesures pour la défense du pays. La population du Bas-Canada était alors de 200000 âmes, et celle du Haut-Canada, de 80000.

6. Les premiers coups de la campagne de 1812 furent portés par l’armee anglaise. Le 16 juillet, une compagnie de réguliers anglais, aidés de 160 voltigeurs canadiens et de quelques Indiens, enlevait aux Amé-

2. Que fit Sir George Prévost auprès du clergé?—3. Qu'apprit-on au moisde juin 1812? Pourquoi ies Etats-Unis déclurèrent-ils Li guerre à l'Angleterre ?—4, Quelies mesures Sir George Prévost prit-il aussitôt ?-—5, Que firent les ehambres du llaut-Canada, dans le même eups ? Quelle était alors la population des deux provinces ?—6. Par qui lurent portés les premiers coups de La campagne de 1812? Rapportez les opérations militaires de sette oampagne.

ricains le fort Michilimakinae; et, le 25 du même mois, les troupes anglaises obligèrent le général américain Hull, qui s'était enfermé (lans le fort de Détroit, de se rendre avec son armée, dite de l’ouest.

Peu après, l’armée américaine du centre, com: mandée par Van Ranselaer, fut mise en aesordre par le général Sheatte, et forcée de poser les armes à Queenstown, au nombre de près de 1000 hommes. Lo brave général Brock, qui commandait les troupes anglaises en cet endroit, fut tué tout d'abord, en sorte que l'honneur de cette victoire revint à son successeur le général Sheale.

L'armée améric:ine du nord, commandée par le général Dearborn, ot forte de 10000 hommes, marchait sur Montréal. Ayant trouvée que le major de Salaberry s'était fortifié à la rivière Lacolle, Dearborn envoya 1400 hommes pour forcer un de ses .avantpostes; mais, arrivées au milieu de l'obscurité, les deux divisions se prirent réciproquement pour l'ennemi, et se fusillèrent si bien, que les troupes canadiennes n’eurent qu’à les laisser faire. Cette méprise détermina la retraite du général américain.

7. Les Américains étaient plus heureux sur mer; leurs frégates la Constitution et les États-Unis, enlevaiont plusieurs frégates anglaises, après des combats sanglants.

8. Au printemps de 1813, les Américains résolurent de pousser la guerre avec vigueur, et divisèrent encore leurs forces en trois armées.

9. Après quelques succès sur les Américains command 8 par le général Harrison, le général Proctor fut coriplètement défait à Moravian- Village, le 5 octobre. Cette victoire de Harrison remit les Amiricains en possession du territoire qu'ils avaient perdu l'année précédente, priva les Anglais des précieux services de Tioeaib, grand chef qui commandait

7. Les Américains étaient-ils plus heureux sur mer ?—8. Que firent-ils nu printemps de 1813 ?—4. Quel fut le résultat de La campagne du général P'ructur ?

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