‹ Cours abrégé d'histoire [microforme]Chapitre 213 sur 309 · Constance Chlore, qui résidait à Trèves, ro · texte numérisé non relu

Constance Chlore, qui résidait à Trèves, ro

ussa les Allemands et les Bataves, et fit rentrer la

retagne dans l’obéissance. Maximien, de son côté, battit les Maures d'Afrique; Dioclétien reprit Alexandrie sur les Égyptiens révoltés; Galérius, d’abord vaincz par les Perses, répara sa défaite par une brillante victoire qui reculait l'empire romain au délà du Tigre. Mais il abusa de son influence sur Dioclétien pour lui faire signer un édit contre les chrétiens. Cette dixième persécution, la plus longue et la plus cruelle de toutes, est désignée sous le nom d’ère des Martyrs (302). Ce fut le dernier eftort du paganisme expirant et la dernière épreuve de l'Église avant son triomphe.

39. Dioclétien se vit forcé par Galérien d’abdiquer l'autorité impériale (305). Maximien dut déposer également le pouvoir, mais ne se résigna pas aussi fürilement. Galérius et Constance Chlore devinrent augustes (305); Sévère et Maximin furent nommé: césars. Alors recommencèrent les rivalités un moment suspendues sous Dioclétien. Le Sénat, mécontent de Galérius, donna la pourpre à Maxence, fils de Maximien, qui rappela son père au pouvoir, tandis que Constance Chlore combattait en Bretagne, et chéri des légions, remettait en mourant son autorité et son titre à son fils Constantin (306). Celui-ci, appelé à de plus hautes destinées, se tint en dehors de querelles sans grandeur. Sévère périt en combattant Maxence, et fut remplacé par Licinius; puis l'ingrititude de son fils rapprocha Maximien de Constantin, et l'on vit six empereurs à la fois.

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38. Que sait-on de Constance Chlore ? de Maximien ? de Galérius? Que sait-on de la dixième persécution ?—89, Quelle fut la !n de Dicelétioen? de Maximien? de Constance Chlore ?

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SECTION II

Depuis l'avénement de Constantin, jusqu'à l'extinctton de l'empire d'Occident (306-476).

1. D’heureuses circonstances débarrissèrent Constantin de sesrivaux. Le persécuteur Galérius, frappé, comme tous ses devanciers, par la colère divine, mourut en Orient d’une horrible maladie, fruit de ses débauches. Maximien fut mis à mort par les troupes mémes de Constantin, après avoir conspiré contre la vie de leur chef, et le jeune empereur s’avança en Italie contre le tyran Maxence Gi Il rencontra l'armée ennemie sur les bords du Tibre. Là, tandis qu'il se disposait à livrer bataille, une croix lumineuse parut dans les airs avec ces mots: ‘Tu vaincras par ce signe.” Maxence, vaincu, périt dans sa fuite, et Constantin, reconnaissant, fit marcher l'étendard du christ, le labarum, à la tête de son armée. Il déciara pur un édit solennel le christianisrne religion de 'Etat(313). Ainsi la foi de Jésus-Christ, triomphante après trois siècles de persécutions, fortifiée par les combats, fécondée par le sang des martyrs, régna sur tout l'univers.

2. Cependant l'Orient appartenait encore à Licinius, persécuteur des chrétiens. Il avait été battu une pos fois en 314; une nouvelle rupture éclata; icinius fut vaincu à Andrinople (323), puis mis à mort l’année suivante, et Constantin, seul maître alors de tout l'empire, manifesta hautement sa prédilection pour le Christianisme, sans néanmoins contraindre personne à l'embrasser. Toutes ses lois furent empreintes de l'esprit de douceur et d'humanité, caractère de la loi novvelle. . &2 3. Comme l'Église était alors déchirée par f'hérésie

1. Quelle fut la fin de Galérius et de Maximien ? Que raconte-ton de Constantin comme il marchait contre Maxence ? Que fit-il par suite de sa vision? Que publia-t-il?—2. Quelle fut la fin de Licinius? —3. Luelle hérésie déehirait alors l'Eglise? Pourquoi Constantin réunit-il les évêques à Nicéo? Quelle fut Ia conduite de Constantin

envers cette auguste assemblée °

d'Arius, l'ennemi de la divinité de J.-C,, Constantin

réunit 320 évêques au concile de Nicée (325), | ur définir le dogme catholique. Le monde n'avait jurnis vu de sénat aussi auguste, ni d’assemblée aussi 46.

rable. Il y avait là des confesseurs de la foi nt l'empereur baisait avec respect les glorieuses cicatr ces, Le concile condamna l'erreur d’Arius et proclam: lo Verbe fait chair consubstantiel à son Père.

Constantin ne sut pas soutenir jusqu'à la fin le js de sa gloire et do son immense autorité, il se lai-«a, plus tard, tromper par ies sectaires et commit m me des crimes horribles. Son fils Crispus, jeune prie d'un caractère aimuble, accusé par sa belle-mre, Fausta, fut mis à mort; son innocence fut trop ‘rl reconnue, en même temps que les désordres puihlics de Fausta. Constantin, excessif dans son re; entir comme dans «a colère, fit étouffer sa coupable 6; use, et livrer au suppilice son neveu Licinien, enfant de douze ans.

5. Rome, qui avait été le théâtre de ces scènes sanglantes, devint pour l'empereur un séjour o:icux, Cette ville, d'ailleurs, haïssait dans Constantin l'ennemide ses dieux et le protecteur des chrétiens, Il trains féra donc le siége do l'empire à Byzance (Con: tantinople), dans une situation magnifique (326). Ure enceinte immense, qui comprenait aussi sept co nes, entoura la ville nouvelle; un sénat y fut institué.

6. Après la mort de ce grand prince, qui eut 11 Nicomédie (337), dans les sentiments d’une grande

iété, au moment où ii se disposait à marcher contre he roi de Perse, l'empire fut partagé ente se trois fils, Constantin, Constant et Constance, Cons tantin eut les Gaules avec l’extrème Occident; (ons tant, l'Italie et l'Illyrie avec les pays adjacents; Cons: tanco, l'Orient. Les deux premiers étant mortr,

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4, Constaatin ne ternit-il pas un peu sa gloire ? Quels exemples de erunuté donnn-t-il ?—5. Où Constantin transféra-t-il le ‘ze 1e son omyjfre, et pourquoi ?—6. Où mourut Constantin ? ! l'empire après sa mort? Que fit Constance, devenu seu: tn l'empire ?

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Constance, demeuré seul maître de l'empire, se déclara pour les Ariens. Tandis que ce prince s'occupait à persécuter saint Athanase et los autres évêques de la communion catholique, Sapor s'emparait des provinees romaines situées en Asie.

1. Le successeur de Constance fut Julien (860), son cousin, plus tard surnommé l’Apostat, qu'il associa à l'empire en l’envoyant commander dans les Gaules. Julien, contre l'espérance de Constance montra de grands talents; il chassa les Germains, et rendit le calme et la prospérité aux Gaules, depuis longtemps livrée au désordre et à l'anarchie. Julien, aussi ambitieux qu’habile, se fit proclamer empereur par ses troupes ; la mort inopinée de Constance lui épargna probablement un crime.

8. Arrivé au pouvoir, Julien ne dissimula plus son penchant pour l'idolâtrie; il abjura le christianisme, et rétablit le culte des idoles. Il défendit aux chrétiens de fréquenter les écoles ; il les abandonna à la haïno des paiens, et, joignant l'ironie à la cruaut, il leur demandait si leur mission n'était pas de souffrir sur la terre. Cet empereur apostat tenta de donner un démenti à la parole du Christ en relevant les murs du temple de Ésvanle ; des flammes sorties de terre, selon le témoignage d’un historien païen, empèchèrent les ouvriers de continuer leur travail impie.

9. Cependant Sapor, roi de Perse, désolait la Mésopotamie et les autres provinces de l'empire en Asie. Julien s'avança pour le combattre, et remporta une première victoire ; il pénétra même jusqu’à Ctésiphon, capitale des Perses; mais bientôt, réduit à faire une retraite pénible, il fut blessé d’une flèche dans le désert de lhrygie, et mourut, à l'âge de trente-deux ans, en blasphémant le Dieu des chrétiens (363).

10, Jovien, homme vertueux, succéda à Julien. Il

T. Qui suceéda à Constanee ? Que sait-on de Julien ?—8. Comment se conduisit Julien, arrivé au pouvoir ? Comment traita-t-il les ehrétiens ? 9. Quelle guerre entreprit Julien ? Quelle fut sa fin ?—10. Qui susotda à Julien ?

96 HISTOIRE ANOLENN.

ne put sauver les débris de l’armée qu’en abandonnant une partie de la Mésopotamie aux Perses: à ce prix il ramena ses troupes dans l'empire; il mourut bientot apres,

11. L'armée se hâta de proclamer Valentinien, chrétien orthodoxe, qui s’adjoignit son frère l'arien Valens. Il y eut dès lors deux empires (364), celui d'Orient, assigné à Valer:s, et celui d'Occident que Valentinicn se réserva, et dans lequel il déploya de grandes qualités militaires et administratives. !| marcha contre les Quades, en fit un horrible carnavo et mourut dans un accès de colère, en répondant à leurs ambassadeurs. Ce prince auquel on ne peut reprocher que ses violences, laissait deux fils, Gratien et Valentinien II. Le premier lui succéda en Occident (375).

12. Tandis que son frère soutenait la gloire de l’empire, Valens ne s'occupait que de querelles religieuses, où il intervenait pour persécuter les évèques d'Orient, fidèles à l’orthodoxie. Sous son règne, les Visigoths, chassés par les Huns, demandèrent à s'établir (in: l'empire. Valens les reçut dans une de ses provinces, mais il eut l’imprudence de les irriter par les plus odieuses vexations. Les Visigoths prirent les armes, battirent et tuèrent Valens près d'Andrinople, et firent trembler tout l'empire (378).

13. Gratien, emperour d'Occident depuis la mort de son père (375), s'était associé son frère Valentinien IT, âgé de cinq ans. Voyant l'empire d'Orient livré aux barbares, il rappela d'Espagne Théodose, le tils du vainqueur des Pictes, que Valens avait fait mettre à mort sur do légers soupçons. Créé Auguste et préfet d'Oriert (378), T'héodose déploya tout à la fois beuucoup de vigueur et d'habileté. Ayant vaineu les Goths dans plusieurs petits combats, il les attacha à l'empire en leur cédant des terres en Mésie et en les char

11. Qui sucoéda à Jovien ? Que sait-on de Vaientinieu, et oominent mourut-il?—12. Quelle était l’occupation de Valens ? Quelle fut la fin de eet empereur ?—13. Qu'était-ce que Gratier ® Qui s'ass oiat-1?

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ROME SOUS L'HMPIRA. 97

geant de défendre le Danube, sous le nom de fédérés. 14. Lorsque l'Orient fut pacilié, Théodose apprit la mort de Gratien, que l’usurpateur Maxime avait fait assassiner à Lyon. Il vola au secours de Valentinien IL, le rétablit en Italie et forca Maxime à se contenter de la possession des (taulos. De nouvelles attaques attirèrent sur Maxime la colère de Théodose, qui le vainquit à Aquilée et le fit décapiter. La mort de Valentinien, assassiné pou après par le Franc Arbogaste, laissa Théodose seul maître de l'empire (392).

15. Arbogaste, maître de la milice, se hâta de proclamer un empereur, le rhéteur Eugène, et tous deux cherchèrent à relever le parti du paganisme pour l'opposer à Théodose, zélé défenseur de la foi chrétienne. Au bout de deux ans, l’emperour marcha contre ces usurpateurs, et fut encore une fois vainqueur à Aquilée (392). Il se trouva ainsi libre de répandre sur tout l'empire les bienfaits d’un règne où la piété marchait de pair avec la gloire. L’arianisme combattu, lo paganisme recevant le coup mortel par la clôture de sos temples, tels sont les principaux actes de Théo(lose.

16. Cependant d'illustres évêques du temps, et parmi eux, saint Jean Chrysostome, blimèrent des riguours qui allaient jasqu'à la cruauté. Mais l’empereur, malgré les lumières du christianisme, connut les tristes égarements du pouvoir absolu, Irrité contre les habitants de Thessalonique, qui avaient outragé ses statues, il ordonna le massacre de toute la population et révoqua cet ordre barbare lorsqu'il n'était plus temps. Quelques jours après, saint Ambroise, à Milan, l'arrèéta courageusement sur le seuil do l’église et lui en défendit l'entrée. Cédant à cette voix qui semblait venir du ciel, le tout-puissant empereur se purifia par une pénitence publique et racheta son crime par ses larmes et par une loi protectrice des accusés.

14. À qui Théodose fit-il la guerre ?—16. Quelle fut la sonduite d'Arbogaste ? Quels furent les prinoipaux notes de Théodose ?—16. Qu'ordonna Théodose contre les habitants de Thessalonique ? Que ït tin. Ambroise ?

98 HISTOIRE ANOIENWS.

17. Après la mort ae Théodose, l'empire, définitivoment partagé, fut gouverné par ses deux fils. Arcadius eut l'Orient, et Hororius, l'Occident. Les vertus, les talents de Théodose avaicnt suspendu un instant la décadence de l’cmpire, mais n'en avaient pas détruit les causes: elle fut rapide sous ses succes. sours, la plupart princes faibles et inhabiles, jouets do i’ambition de leurs ministres. Le Vandale Stilicon gouverna l'Occident pour Honorius, le Goth Run, l'Orient pour Arcadius. Stilicon vainquit et chassa d'Italie, Alaric, le roi des Visigoths établis en Illyrie ct en Grèce; mais le soupçonneux Honorius fit assassiner ce grand ministre au moment où il avait plus que jamais besoin de ses services.

18. La misère était alors partout, misère physique et misère morule. A la place des Romains énervé: de jeunes nations, pleines de séve vont occuper la scène du monde. L'empire d'Orient, qui sera bientot l'empire grec de Byzance, trainera ses destinées dus une longue décadence. Maïs lorsque Rome épée aura pordu sa puissance matérielle, les successenr: de saint Pierre lui donneront un autre empire plus étendu plus durable et plus auguste que la domination des Césars. ”

19. Sons le règne d’'Honorius a lieu, en effet, ce grand mouvement des nations barbares du nor de l'Europe, qui jette dans l'empire romain une fou de populations nouvelles, et en commence l'entiore dissolution.

50. Au-delà de l'empire romain, commencuit le monde barbare qu'on peut, pour plus de clarté, diviser on trois races principales: 1° Les barbares d'Europe ou Goermains, qui éomprenaient les Francs, les Alemands, les Goths, les Lombards, les Bourguignon:, les Vandales, les Suèves, les Hérules, les Quades, es Marcomans, les Angles, les Saxons, les Danois et les

17. Que devint l’empire, à Ia mort de Théodose ? Quels étaient les ministres d’Arcadius et d'Honorius ? Que sait-on de Stilicon ?— 45. Uù en était alors l'empire romain ?—19, Quel mouvement eut linu sous Honorius ?—29. Quels étaient les peuples barbares ?

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BOMS S0US L'EMPIRE. 99

Normands ; 2° Les barbares mitoyens ou Sarmates, qui comprenaient les Slaves, les Vénètes, les Bulgares les Bosnéens, les Serviens, les Croates, les Polonais et les Russes; 3° les barbares d'Asie ou Tartares, qui comprenaient les Huns, les Alains, les Avares, les Hongrois, les Mongols et les Turcs. Quant aux Arabes, ils forment une famille à part.

21. L'an 407, les Bourguignons, les Suèves, les Alains et les Vandales passèrent le Rhin, et dévastèrent la Gaule. Laissant derrière eux les Bourguignons, qui s'établirent en Helvétie, les trois autres peuples envahirent l'Espagne, où ils restèrent pour la plupart. Quelques-uns cependant passèrent jusqu'en Afrique, et établirent dans l’ancien territoire de Carthage, l'empire des Vandales.

22, L'Italie elle-même, privée de son seul défenseur, Stilicon, devint la proie des Visigoths. Alaric prit et saccagea Rome après l'avoir épargnée deux fois. Honorius fut réduit à laixser les successeurs d’Alaric s'établir dans le midi de la France, et fonder un royaume barbare aux environs de la Garonne; il abandonna de mème la Grande-Bretagne, qui fut ainsi forcée de subir le joug des Pictes ou Ecossais, qu’elle ne pouvait plus repousser. Bientôt des pirates du nord, les Angles et les Saxons, devaient soumettre tout ce pays à une domination nouvelle.

C’est à cette époque que Pharamond, chefdes Francs, se fixa ‘’ers le nord de la Gaule (420).

23, Après la mort d'Honorius, pendant que Théodose le jeune, fils d’Arcadius, régnait en Orient, l’'Occident était gouverné par Valentinien III, jeune enfant de six ans qui avait succédé à son oncle Honorius. Malgré la sagesse de Placidie, mère du jeune empœæcur, qui s'était chargée de la régence, une querelle entre les généraux fut pour l'empire une source de nouveaux

-1. Quels peuples gouvernèrent la Gaule? els autres envahirent l'E-pagne ?—22, Quels barbares envahirent l'Italie? Que sait-on d'Alurie? Où les Visigoths s'établirect-ils ? Quels peuples s'emparèrent de la Grande-Bretagne ?—23, Par qui fut gouverné l'Ocoident, après la mort d'Houorius ? Que sait-on du patrios Aétius et du tome Bonifase ?

100 HISTOIRE ANOIENNS.

malhours. Le patrice Aétius calomnia, par jalousie, le comte Boniface, gouverneur d'Afrique. Boniface, pour se venger, appela les Vandales en Afrique; son repentir tardif ne put rendre à l'empire une de ses plus belles provinces.

24. Placidie reconnut la perfidie d’Aétius; mais celui-ci, trop puissant pour être puni, n’en fut pas moins chargé d'aller combattre Attila, roi des Huns, qui envahissait les Gaules, à la tête de 500000 guerriers. Aétius se joignit à Mérovée, roi des Francs, et à Théodoric, roi des Visigoths. Attila, défait à Chi. lons-sur-Marne par les troupes confédérées, se dirigea sur Rome, qu'il aurait saccagée sans l'intervention du pape saint Léon (476).

25. Après la mort de Valentinien III, Rome vit passer rapidement sur le trône plusieurs empereur: obscurs, victimes successivement des révoltes et des usurpations, incapables de défendre les débris de l'empire contre les barbares qui achevaient de l'ébranler de toutes parts. L'an 455, le Vandale Gen:éric, appelé par la veuve de Valentinien, prit et saccaigei Rome. Il en emporta les dépouilles dans les murs de l’antique rivale de Rome, Carthage, où le barbare avait établi son empire.

26. Cette catastrophe précéda de peu d’années la chute définitive de ce qu'on appelait encore l'empire romain. La pourpre impériale fut portée pour la er nière fois par Romulus Augustulus. Celui qui vit péri: la domination romaine, porta, par un singulier hasard, le nom de ses deux fondateurs. Odoacre, chef des Hérules, chassa Augustulus, et se fit proclamer roi d'Italie (476).

24, Par qui et où Attila fut-il défait dans les Gaules? Que fit le

Vandale Gensério? Où porta-t-il les dépouilles de Rome ?—26. Quel fut le dernier empereur romain ?

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INTRODUOTION.—1. D’après la division de l’histoire que nous avons adoptée, le Moyen-Age commence à la chute de l’empire d'Occident, en 476 après J.-C., et setermine à la prise de Constantinople par les Tures,

2. Cet intervalle de près de dix siècles se divise en quatre grandes époques. La première s'étend depuis la chute de l'empire d'Occident, jusqu’à l’avénement des Carlovingiens (476-752); la seconde, depuis l’avénement des Carlovingiens, jusqu’à saint Grégoire VII (152-1073) ; la troisième, depuis saint Grégoire VIT, jusqu'à la mort de Boniface VILI (1073-1303); et la quatrième, depuis Boniface VIII, jusqu’à la prise de Constantinople (1303-1453).

PREMIÈRE ÉPOQUE

Depuis la chute de l'empire d'Occident, Jusqu'à l'avénement des Carlovingiens (476-752).

SECTION I

ITALIE

1. Après la chute de l'empire d'Occident, l'Italie devint successivement la proie des Hérules, des Os.

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1. Quelle est la période comprise dans le Moyen-Age ?—2, Comment se divise-t-elle ?

2. Sous quels peuples passa l'Italie, après la chute de l'empire d'O lent? Qu'était Odonere? Bous la sonduite de quai les Ostro- 8 ths jénétrèrent-ils en Italie ?

PTE Dee - et. + + yep

trogoths ct des Lombards, et passa ensuite sous la domination des Francs, Les Hérules, conduits par Odoacre, s’en rendirent maitres en 476, mais ne |: purent garder que 14 ans. Les Ostrogoths, sou: la conduite de Théodoric, pénétrèrent en Italie, y remportèrent trois grandes victoires sur les Hérules, les dépossédèrent, et se substituèrent à leur place.

2. Théodoric fut un des plus grands rois barbares, Aidé de son ministre Cassiodore, il sut concilier les intérèts divers et maintenir les habitudes guerricres deses sujets, tout en conservant aux Romains leur législation, Commo il était Arien, ainsi que toute sa nation, il ne put sympathiser complètement avec les peuples conquis, et, sur la tin de son règne, il persécuta les catholiques. Il eut la faiblesse d’ordonne: la mort de Symmaque et de Boèce, ses meilleurs con. seillers et ses plus fidèles sujets, mais ayant bi reconnu leur innocence, il eut, dit-on, de si violent mords, que sa raison se troubla et qu’il mourut} après (526). ®

8. A la mort de Théodoric, les Goths reprirent habitudes de férocité et de barbarie, et attirèrent sur eux par cette conduite, les armes de Justinien, enpereur d'Orient, qui envoya ses deux grands généraux, Bélisaire, déjà vainqueur des Vandales en Alr puis Narsès, faire la conquête de ce pays. Ni: réussit à renverser les Ostrogoths (553) ; leur royaime d'Italie avait duré 41 ans seulement. Les empercurs d'Orient, remis e” possession de la Péninsule, la sr dèrent bien pra de temps. L'impératrice Sophie, femme de Justin Ier, trouvant que Narsès re-tit trop longtemps .absent, lui envoya une quenouiile chargée de lin pour lui rappeler sa condition servile. Le général, indigné, appela les Lombards en lai (568). d

2. Quel fut le earnetère de l’administration de Théodorio ? fautes cominit-il ?—3. Que devint le royaume après la mort à dorie? Pourquoi Justinien envoya-t-il Bélisaire etNarsès, er |

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LES FRANCS SOUS LES MÉROVINGIENS. 103 4. Les Lombards, peuple d'origine germanique ou scandinave, plus féroces que tous les autres barbares, avaient alors pour chef Alboin. Accourus à l’appel de Narsès, ils s’emparèrent bientôt de la haute [talie, qui, de leur nom, s’est appelée Lombardie, puis ils parcoururent le reste de la péninsule, et enlevèrent à l’empire d'Orient la plupartde ses nossessions. T’anarchie s'introduisit bientôt parmi eux. Leur conversion au catholicisme sous Théodolinde, veuve d’Autharis, un de leurs plus grands rois, calme un instant les révolutions qui les troublent sans cesse, Mais, après la mort de Théodolinde, les divisions renaissent, Il n’y a guère que le règne de Luitprand qui mérite d’être signulé comme une époquo de gloire et de prospérité. Astolphe, l’un des successeurs de Luitprand, en essayant de s'emparer de Rome et d'imposer son joug au pape, provoqua l'intervention de Pepin-le-Brof. Le royaume des Lombards, très-affaibli par les armes du roi france, reçut les dernicrs coups de son fils Charlemagne (7174). Ces barbares apportèrent en Lombardie le germe fécond des libertés germaniques.

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