‹ Cours abrégé d'histoire [microforme]Chapitre 217 sur 309 · L'ESPAGNE ET LA GRANDE-BRETAONY · texte numérisé non relu

L'ESPAGNE ET LA GRANDE-BRETAONY

1. Sous les Romaius l1 préfecture des Gaules comprenait les Gaules proprement dites, l'Espagne et la Grande-Bretagne. Il est donc assez naturel que nous rapprochions ici ces deux contrées malgré la différence de leur caractère et de leur destinée.

2. L'Espagne était occupée par les Visigoths et par les Suèves. Les Visigoths arrivèrent à l'apogée de leur puissance sous Euric. Ce prince enleva aux Romains æ qui leur restait dans la Taraconnaise, refoula les Suèves en Galice et forca toute la partie méridionale des Gaules jusqu’à la Loire à recevoir ses lois. Alaric IT, son successeur, arion fanatique comme son prédéces-eur, ayunt indisposé les populations au milieu desquelles s'étaient établis les Visigoths, Olovis marcha contre lui et lui enleva se: possessions dans le midi des Gaules (507).

17, Qui suseéda à Charles Martel dans le gouvernement ? Ueinment Pépin devint. il seul roi? Par qui fut-il courronné?

Î. Quels pays eomprenaient les Gaulgs, sous les Romains ?—2. Qui éleva ln puissense des Visigoths ? Qu'était Alaric II ? Pourquei Clevis attaqua-t-il les Visigoths ?

3. Les Suèves et los oc, ayant cmbrassé la foi catholique, les doux peuples ne formèrent plus dès lors qu'une seule nation, et tout le pays obéit aux mêmes lois et à la mêmeautorité. La nation, fortiliée par l'autorité religieuse, resta florissante encore près d'un siècle (586-572). Ses rois la gouvernaient aveo sagesse, et l'union de la puissance ecclésiastique et de la puissance civile se manifesta dans les nombreux conciles tenus alors à Tolède. Mais vers le règro de Wamba (672-680) cette heureuse harmonie fut troubléo. Le trône et le sanctuaire furent souillés par tous les crimes: les rois, qui étaient électifi, se virent in sensiblement dépouillés de leur autorité; les mœurs du peuple s'énervèrent; et quand, sous Roderic, le dernier des rois Visigoths, le comte Julien appela les Arabes en Espagne, ils renversèrent sans peine cette puissance que le vice avait depuis longtemps minée et affaiblie.

4. Lorsque les Bretons eurent secoué le joug ile la domination romaine dans la Grande-Bretagne (420), ils ne furent pas assez forts pour réprimer les courses dévastatrices des Pictes et des Scots. Ils implorèrent le secours das Saxons du Holstein.æs Ceux-ci étaient devenus en peu de temps des pirates redoutables et jetaient dans tout le Nord l’effroi et la consternation. Hengist, leur premier chef, fonda le royaume de Kent (455). D'autres chefs fondèrent successivement les royaumes de Sussex (Saxe du sud), d'Ouessex (Saxo de l’ouest), et d'Essex (Saxe de l’est) (477-526). Les Angles du Jutland suivirent les Saxons, leurs voisins, et créèrent, à leur exemple, trois autres royaumes dans la Grande-Bretagne, le Northumberland (547), l'Est-

Anglie (571) et le Mercie (584). Ces trois royaimes

3. Quelle conséquence eut ls eonversion des Suèves et des Visigoths ? Quel fut l’état de la nation pendant le siècle suivant ? A Quelle époque sa décadence commenga-t-elle ? Par qui l’éspagne fut-elle conquise ?-—4, Quelle était l’origine des Saxons ? Quels sont les royaumes ge fondèrent dans la Grande-Bretagne ? D'où venaiont les An gles

Quels royaumes ont-ils fondés ? Qu’appelle-t-on hoptarohie ?

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réunis aux quatre royaumes formèrent ce qu'on à ap: polé l’heptarchio (sept-États).

5. Bientôt à la voix du moine Augustin et de ses compagnons, que leur avait envoyés saint Grégoiro-le- Grand (597), tous ces États embrassèrent la foi chrétienne, L'unité religieuse prépara, pour les Anglo- Saxons comme pour les Visigoths, l'unité politique, mas 06 résultatse fitencore longtemps attendre. Tout en se convertissant au christianisme, ces barbares n'avaiont pu 8e dépouiller immédiatement de leurs mœurs farouches et de leurs passions brutales. Ils se laissèrent aller à des désordres affreux. Mais ils cherchaient à expier leurs fautes par de grands actes de repentir. Pendant cette période, on compte plus de trente têtes couronnées qui embrassèrent la vie humble et pénitente du cloître. Les monastères se multiplièrent à l’infini et aidèrent à la double culture des terres ct des intolligences. L'unité politique ne fut complète que sous Egbert, roi d'Ouessex, qui établit sa puissance sur tous les autres royaumes (827).

SECTION IV

l. Arcadius, qui suecéda en Orient (395) à Théodose, son père, fut un prince faible qui demeura l’eselave de deux ignobles favoris, Rufin et Eutrope. Le premier fut tué sous ses yeux par des soldats ; le second persécuta le patriarche de Constantinople, saint Joan Chrysostome, que la générosité de son caractère Du à s'élever contre tous les désordres dont il était moin,

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2. Théodose IT n’avaitque vw ans lorsqu'il succéda à Avcadius, son père (408). 1l eut pour guides deux

5. Par qui les Anglo-Saxons furent-ils convertis? Quel fut le ré-

suliat de l'unité religieuse ? Quel est le royaume qui a absorbé les autres ?

1. (Quel fut le earaatère d’Aroadius ?—2. Que sait-on de Théodose ttde Pulchérie? Qu’était Maroien ?

vertueuses princosses, sa sœur Pulchérie et sa femme, la savante Athénaïs, qui ne lui donna pas d’héritier, Ce règne est célèbre par la publication du code T0: dosien, vaste compilation des constitutions impériales, Pulchérie, à la mort de son frère (450), resta chargée de l'empire et lui suscita un défenseur dans la personne du vaillant Marcien, qu’elle épousa. La fière réonse de cetempereur éloigna Attila, un moment tenté e se jeter sur Constantinople.

3. Léon le Thrace, successeur de Marcien (457), et après lui Zénon, furent choisis par la garde prétorienne, qui 86 .essouvint de ses anciens priviléges. Le rèsne de ce dernier fut rempli de troubles religieux causés

ar les hérétiques eutychéens et par l'intervention maadroite de l'empereur, partisan lui-même de l'erreur. Anastase (491), que la veuve de Zénon fit appeler au trône, et Justin Ier, commencèrent une guerre défen: sive contre les Perses sassanides. qui avaient succédé aux Parthes depuis 226. è

4, Justinien, neveu de Justin ler, lui succéda en 521. Il eut un règne glorieux ; mais il dut son illustration mois À son génie qu'aux hommes éminents qui le servirent, parmi lesqueis on distingue deux grands généraux, Bélisaire et Narsès. Le premier s'illustra d'a bord dans une campagne contre les Perses; puis, chargé de la guerre d'Afrique, contre les Vandalex, il battit leur roi Gélimer, à ia bataille de Tricaméron (534), et lo contraignit bientôt à se rendre. Bélis le conduisit à Constantinople. L'Afrique, reconquise, devint un exarchat de l'empire d'Orient.

5. L'usurpation de Théodat, roi des Ostrogoths, appela également les #rmes de Justinien en l'alie. Bélisaire fut encore chargé du commandement. Nous avons vu plus haut ses succès et la conquête (le !f Péninsule terminée, après 19 ans de guerre, par Nar-

3. Que se passa-t-il sous le règne de Zénon ? -4, Quel fut le su0cessour de Justin Ier ? À qui Juetinien dut-il la gloire de son rene? Quels furent les premiers exploits de Justinien ?—5, Quelle fut l'ingratitude de Justinien, à l'égard de Bélisaire ? Quels sont o: travaux législatifs qui honorent le règne de Justinien ?

et sa femme, as d’héritier. sès, qui détruisit le royaume fondé par Théodorio. du code Ti-0- Justinien, poussant plus loin son ambition, envoya 18impériules, une armée en Espagne, et enleva aux rois visigoths resta chargée une partie de. l'Andalousie, La disgrâce injuste de dans la per Bélisaire suspendit un moment ces prospérités. Le x. La fière ré- roi de Perse, Chosroës, s'emparant d'Antioche, força moment tenté Justinien à lui payer un tribut. Bélisaire fut rappelé pour repousser de Constantinople une invasion d’Averes, conduits par leur Khan (659 ), et pour sauver Jérusalem (562). Ce fut le dernier exploit de cet habile général ; il subit une nouvelle disgrâce et l'exil.

Non content de reculer les limites de son empire, Justinien attacha son nom aux grands travaux législatifs de cette époque. Il fit rédiger par le jurisconsulte Tribonien, le recueil des lois romaines connu sous le nom de fde Justinien. Cet ouvrage immense est devenu la base de toute les législations modernes. 6. La décadence, t * moment arrêtée par Justinien, ou plutôt par Bélisaire, reprit son cours après la mort de ce prince (565). Son neveu, Justin II, perdit l'Italie, par l'imprudence de l’impératrice Sophie, et la vengeance que tira Narsès de l’injure qu’il en avait roçue.

1. Tibère, adopté par Justin /678), justifia ce choix par ses succès sur les Avaïes et sur les Perses. Maurice, général victorieux, succéda à Tibère, cet, moins heureux dès lors, mécontenta l’armée, d’abord en secourant le jeune Chosroës IT, roi de Perse, contre un satrape rebelle, puis en refusant üe racheter douze mille soldats gress que le Khan des Avares avait faits prisonniers, et qu'il ordonna impitoyabl:ment d'égorger. l'armée révoltée prociama le centurion Phocas (602), qui fit périr toute la famille de Maurice. Ce tyran peu jaloux de la gloire de l'empire, fut luimème mis à mort par les crdres d'Hérac.ius, fils du

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