LA PAPAUTÉ ET L'EMPIRE
en possession du siège de Constantinople jusqu’à ce que Léon le Philosophe l’en expulsa de nouveau,
4. Les erpereurs de Constantinople montraient encore quelques vertus guerrières. Nicéphore, Zimiscès, et Basile IT remportaient sur les Arabes, les Bulgares et los Russes des succès qui voilèrent un instant les turpitudes qui déshonoraient le trône. Mais, après ces exploits, l'histoire n’a plus à enregistrer que des rovers où des crimes. C’est dans ces tristes conjonctures que se consomme le schisme de l'Église d'Orient par les intrigues du patriarche Michel Cérulaire (1954). Quelques années après ce déplorable événement, la dynastie Macédonienne, qui avait commeneé avec l'empereur Basile I, fut remplacée par celle des Comnènes (10517).
TROISIÈME ÉPOQUE
DEPUIS SAINT GRÉGOIRE VII, JUSQU'A LA mor DE BONIrACE VIII (1073-1303).
SECTION I
La Papauté et l'Empire. Investitures.
G'ueifes et Œibelins (1063-1273).
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1. L'Europe, constituée en nations définitives, de- l que la fin de la Deuxième Époque, a déjà commencé ‘œuvre de son organisation. Deux pouvoirs sont en présence, l'Église et la Féodalité. Celle-ci, qui dégénéra plus tard en tyrannie, fut dans l'origine un pouvoir bienfaisant, puisqu'elle attacha les hommes
4. Que sait-on de Nicéphore, Zimisoès et Basile I[? Que devint l'empire après le règne de 0es princes? Par qui le schisme fut-il consormé ? Quelle est la dynastie qui succéda à la dynastie macédonienne ?
1. Quelle était Le situation de l’Hurope au eommensement de cette époque ?
au sol par l’hérédité, et commença l'éducation domostique en laissant à la femme, que le christianisme avait relevée, sa douce et légitime influence. Mais la force morale de l’époque réside dans l'Église, qui éclaire les intelligences, adoucit les mœurs, protége los opprimés et pénètre de son soufile vivifiant les deux plus griniles œuvres du moyen-âge, la chevalerie et les crois:lex. Ce fut en France surtout que son action se fit sentir, parce qu’elle y trouva des cœurs plus généreux et plus dociles, En Allemagne, elle eut à combattre les envahissements de l’Empire et à maintenir les droits le sa mission, intimement liés à ceux de la conscience humaine.
2. Henri IV n'avait que six ans quand il suocéda à son père Henri IIT sur le trône d'Allemagne. Son éducation fut très-négligée ; on laissa se développer en lui toutes les passions qui ont fait le malheur de son règne. Ce prince gouvernait avec tyrannie et se laissait aller à toutes sortes de débauches. Il poussait jusqu'aux dernières limites du scandale la simonie ou le trafic des choses saintes, vendait les abbayes et les évêèchés à des hommes indignes, si bien que le clergé allemand se déshonorait par ses désordres et son isnorance, et compromettait la religion dans l'esprit des peuples. ;
3. Pour faire triompher l'Église de cette cruelle épreuve, il fallait un homme d'un génio supérieur, d’une sainteté éminente et d'un grand courage. Cet homme fut saint Grégoire VIT. Il était fils d’un simple charpentier, et se nommait Hildebrand. Il avait été moine dans l’abbaye de Cluny, alors très-considér:ble. À peine fut-il élevé sur le trône pontifical que, touché des maux extrèmes de l'Église, il résolut de relever la chaire de saint Pierre en lui rendant son indépendance et l'exercice de ses droits légitimes. 11 com-
2. Quel fut le earaotère de Henzi IV ? Quelles usurpations avait-il commises, et quelles en étaient les conséquences fsastreixc: ?—5. Quel est l’homme qui prit la défense des intérêts de l’Église ? Quelle mesure prit saint Grégoire VII aussitôt après son avénemeui' Lomæment aitaqua-t-il les investitures ?
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menga par réformer la discipline ecclésiastique ; puis ilassembla deux conciles qui proscrivirent la simonie et défendirent aux laïques de conférer l'investiture des charges ou dignités ecclésiastiques par l’anneau et la crosse, symboles du gouvernement des âmes.
4. Au lieu d’obéir au décret du concile, Henri IV norma un antipape. De son côté, Grégoire VII, conformément aux maximes de droit public alors généralement admises parmi les peuples catholiques de l'Europe, se détermina à lancer non-seulement l’excommunication contre l’empereur, mais encore à délier pour un temps ses sujets du serment de fidélité et à transférer la couronne à un autre prince. Henri, excommunié, voyant les peuples se soulever contre lui, vint à Canossa, en Lombardie, recevoir l’absolution après une pénitence publique et solennelle (1077).
5. Bientôt après, infidèle à ses engagements, Henri rompit avec le pape et s’exposa témérairement à de nouveaux malheurs. Il fit élire un antipape et livra plusieurs batailles à son rival, Rodolphe de Souabe, qui périt à la journée de Mersebourg (1080). Grégoire VIT pouvait compter sur une grande partie des seigueurs allemands, sur les Saxons, sur la comtesse Mathildo d’EÉste, souveraine de la Toscane, et sur Robert Guiscard, chef des Normands d'Italie, qui parvint à soustraire le pape aux coups de son ennemi (1084). Malsré ces appuis, le courageux pontife, après la prise de Rome par l’empereur, fut obligé de se retirer à Salrne, où il mourut exilé en prononçant ces belles paroles: “J'ai’aimé la justice et haï l’iniquité; c’est pour cela que je meurs en exil (1085).
6. Les successeurs de saint Grégoire VII, Victor IT et Urbain II, soutinrent son œuvre avec énergie. Pascal II renouvela l'excommunication portée coutre lincorrigible tyran. Les deux fils de Henri IV se
4. Ilenri 1V so soumit-il?—6. Fut-il fidèle à sa promesse ? Que devint Rodolphe ? Quels furent les suecès de Henri {V? Par qui tfaint Grégoire fut-il délivré? Où mourut-il?—6. Quels furent les fucoesser: de saint Grégoire VIL? Quels furent les chagrins de Bewr 1V dans ses dernières années ? Do quelle manière mourut-il ?
révoltèrent successivement, ot les forces réunies de la lai Toscane et des villes Lombardes lui firont essuvor mai uno défaite (1090). Après de nouvelles vicissitudes il al et de nouvelles fautes, abandonné da tous, foroé pen d’abdiquer, le vieil empereur alla mourir à Liése, que dans la iuisère (1106). Il avait jeté le trouble on envi Allemagne et en Italie pendant cinquante ans. conti 7. Avant son avénement, le rebelle Henri V, fils trion de Henri IV, avait promis de reconnaitre les droits après du suint-siége; mais à peine fut-il assis sur lo trône traité qu'il oublia ses engagements. Il persécuta le souverain droit. pontife, qu’il osa même jeter on prison. Mais les peuples 10, se déclarèrent pour l'illustre captif; et, dans le con. en pr cordat de Worms ct la question des investitures par le fut enfin résolue à la satisfaction de l'Église. par O 8. Henri V ne survécut que trois ans au concordat Philiy de Worms. Avec lui s'éteignit la maison do Franconie mais, : (1125). Los électeurs élurent Lothaire, duc de Saxe, pour | pour lui succéder. À la mort de Lothaire, deux mai. prince sons puissantes entrèrent on rivalité, celle des Waelf tit élir (Guelfes), qui possédait la Bavière, les duchés do Saxe pentir
et de Toscane ; celle des seigneurs de oo (Gibe-
lins), ou Hohenstauffen, maitres de la Souabe et «le la se por Franconie. Leurs dissensions gagnèrent bientôt l'Ita- du san lie, où le parti des Gibelins soutenait la cause de l'em- ronne! ire ou le despotisme des empereurs, qui vouliient 11. établir leur domination absolue sur cette contrée ; tan- gaint-si dis que le parti des Guelfes, obéissant à l'influence des qui il pre défendait l'indépendance des républiques ita- moine iennes, et des villes libres de Lombardio. sous IT 9. Conrad III, de la maison de Souabe, duc de Fran- ses pré conie, se fit élire (1138). Il fut le chef do la dynastie : ayant é des Gibelins et des Hohenstauffen. Conrad étant mort tion de au retour de la terre-sainte, où il était parti pour la dese r seconde croisade, son nevou Frédéric Ier Barberousse +. NN Re tr = N'a 7. Quelle fut la conduite de Henri V envers le saint-siége ? Quel Quiles } fut le résultat du consordat de Worms ?—8. Quel fut le successeur sonduite de Henri V ? Qu'étaient les Guelfes? Qu’étaient les Gibelins ? 4. dérie fut-i
Que sait-on de Conrad III ? Quel fut son suecessseur ? Quelles furent les prétentions de Frédérie Barberousse ? Quel est le pontife qui s’opposa à ses envahissements ? Où Frédério fut-il battu ?
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