B'AROMITHOTURE LT LES LETTRES
grandes Sienne, Florence) en furent éprises, Tout concoude pro: rait À la magnificence des édilices autant qu'à la ts nou splendeur du culte. La pointure coloriait leurs vitraux, ces A prodiguait l'or ct l’azur sur leurs voûtes. La sculpve ot la
ture les décorait d’ornements et de dentelles, de
savants bas-reliefs et de statues innombrables, Une poésie
par tant naïve et sublime éclatait dans ces proses ( Zaudu | Sion, Stabat Mater, Dies iræ ) etces hymmes dont
et la musique composait les airs variés et populaires. ec son
L'orgue ravissait les fidèles pressés dans les nefs immenses, où tout parlait à leur âme et à leurs sens, pour leur inspirer la piété.
24, La poésie ne se montrait pas indigne dos autres
à origine aractère ect pour
itiments, arts, Il s'était formé en France deux dialectes, l’un fit aimer au nord, l’autre au midi de la Loire, désignés par le
Dieu, à sa mot dont on 8e servait pour dire Oui; la langue d'Oil
din : et la langue d'Oc. Les troubadours illustrèrent le dia- 85 VOYà-
lecte provençal et cultivèrent plus particulièrement le genre lyrique, élégiaque et passionné. Les trouvères de la langue d'oil se livrèrent à d'interminables récits ou chansons de Gestes, essais d'épopées informes sans doute, mais où éclatent ça et là les sentiments sublimes et les inspirations d’une naïve éloquence. [ls célébraient les exploits du paladin Roland et ceux de Charlemagne, dontils faisaient un chevalier accompli, le roi Arthur et ses compagnons, les chevaliers de la Table Ronde, etc. Leurs contes ou fabliaur, trop souvent licencieux, trahissaient déjà cet esprit naivement railleur et satirique particulier aux Français. Mais la véritable poésie de l’époque était dans les légenilès des saints et des martyrs, comme aussi dans les chants sacrés, Quant à l’histoire, elle naquit, pour ainsi dire, des croisades, aveo les prosateurs Villebardlouin et Joinville, le dernier surtout, qui est un modèle de niiveté gauloise et qu’on lit encore avec plaisir,