‹ Cours abrégé d'histoire [microforme]Chapitre 236 sur 309 · COT · texte numérisé non relu

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frère aîné, et fit pendant douze ans (1087-1100) le malheur des Saxons qu'il traita comme des esclaves, les soumettant aux exactions les plus iniques pour satisfaire sa rapacité. Un jour qu'il était à la chasse dans une forêt, il tomba blessé mortellement d’une flèche à la poitrine sans qu'on pût soir d'où elle était partie. Son frère Henri lui succéda. Robert, l’ainé, qui était à la croisade, trouva son plus jeune frère en possession, tout à la fois, du trône de l’Angleterre et du duché de Normandie. Il essaya de rentrer dans son héritage, perdit la bataille de Tinchebray (1106) et fut jeté dans ano prison, où il finit ses jours, après vingt-huit ans do captivité. 5. Le fils de Robert, Guillaume Cliton, soutenu par Louis-le-Gros, ne fat pas plus heureux que son père. Elève du pieux Lanfranc et néanmoins débauché, simoniaque et usurpateur des libertés de l'Eglise, qui étaient alors les libertés du monde, Henri ler persécuta saint Anselme, archevêque de Cantorbery, à cause de sa fermeté, et consentit difficilement à un concordat. Après la bataille de Bremeville, qui le rendit maitre de toute la Normandie, Henri eut la douleur de perdre ses fils, qui firent naufrage en retournant en Angleterre. IT n'avait plus d'autre enfant que la comtesse Mathilde, d’abord mariée à Henri V, et qui épousa en secondes noces Géoflroy Plantagenet, comte d'Anjou. [l l'avait désignée pour son héritière, mais les Normands refusèrent d’obéir à une femme et. couronnèrent à Londres, Étienne de Blois, comté de Boulogne, petit-fils de Guillaume-le-Conquérant (1135). La “os civile bouleversa le royaume pendant près de ix-sept ans. À la fin, quand l'Angleterre n'offrit

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