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Les Anglais établis sur le littoral de l'Atlantique

rolongeaient aussi leurs prétentions vers l’ouest in manière illimitéo. Le projet des Français excita, en conséquence, les plus vives appréhensions en Angleterre et dans les colonies. Larivalité des deux nations amena bientôt le fléau de la guerre dans les rastes régions dont elles se disputaient la possession. Les colonies anglaises renfermaient à cette époque plus d’un million d'habitants, tandis que la popula tion des établissements français n’excédait pas cinquante-deux miile âmes.

4, En 1749, une société se forma à Londres, sous le nom de compagnie de l'Ohio, et obtint du gouvernement une charte lui accordant 600000 acres de terre

our y établir des relations de commerce avec les Indiens. En 1751, cette Compagnie envoya explorer le territoire nouvellement concédé. Les Français, regardant ces tentatives d'établissement comme une invasion de leurs possessions, 8’'y opposèrent, et bientôt après, arrêtèrent quelques mæchands angl:is qu'ils retinrent prisonniers.

5. À cette nouvelle, le gouvernement colonial de la Virginie protesta contre la conduite des Français, ot envoya par le jeune Georges Washington (le même qui, par la suite, joua un si grand rôle dans les événements de cette contrée) un message au commandant du fort Duquesne, —aujourd’hui la ville de Pittsbury—, pour se plaindre de ces arrestations, le sommatt en même temps d'évacuer sur-le-champ le territore, comme appartenant à sa majesté britannique.

3. Quelle était à cette époque la population des colonies anglaises et celle des colonies françaises ?—4. Éu’était.ce que la compagne de l'Ohio, et qu’obtint-elle ?—5. Que fit le gouvernement de la Virginie, à la nouvoelic de l'arrestation de marchands anglais ?

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6. La réponse n'ayant pas été satisfaisante, les hostilités commencèrent presque aussitôt, Alors Washington fut fait colonel d'un régiment de Virginiens. Des troupes furent levées par toute la colonie; des forces navales et de terre arrivèrent d'Angleterre, et des expéditions furent dirigées contre la Nouvelle- Écosse, la Pointe à la Chevelure ét Niagara (1755).

7. Cette mème anaée fut mémorable par l’expédition contre le fort Duquesne. Elle était commandée par le général anglais, Braddock, qui, outre deux régiments réguliers, avait aussi le régiment des tronpes coloniales, sous Washington. Par l’imprudence ou l’insouciance de Praddock, l'expédition fut très-malheureuse, l’armée ayantété mise en pleine déroute par les Français et les Indiens. Braddock lui-même fut tué, et il ne fallut rien moins que le courage distingué et le sang-froid de Washington pour sauver l’armée d’une ruine complète. Les autres expéditions n'eurent aucun résultat important.

8. Les campagnes de 1756 et 1757 furent sans résultat pour les généraux anglais; mais ensuite, le célèbre Guillaume Pitt (lord Chatham) étant devenu premier ministre de l’Angleterre, la guerre prit un aspect plus prononcé. En 1758, Louisbourg et le fort Duquesne tombèrent devant les forces britanniques coloniales, et lc courant du succès se déclara si fortemen: en leur faveur, que, l’année suivante, Québee et tout le Canada furent conquis. Ticondéroga et la Pointe à la Chevelure furent pris également, La guerre se termina par le traité de aie, en 1763. Les Français avaient perdu le Canada, l’Acadie, l’île du Cap-Breton, et ne conservait que la Louisiane et la Nouvelle-Orléans. Les généraux anglais, qui se distinguèrent le plu: dans cette gucrre, furent le célèbre

5. Quel fut le résultat de l’arrestation des marchands anglais ? —T. En quoi l’année 1766 fut-elle mémorable ?—8. Que sait-on des campagnes de 1756 et 1757? Que produisit dans les colonies l’arrivée au ministère de William Pitt? Qu'est-ce qui eut lieu en 1758 et en 1759? Qu'est-ce qui termina la guerre ? Que s étaient les généraux anglais les plus distingués ? Quel était le principal général français ?

818 ÆMTOIRY MODERTE

Wolfe, qui tomba au moment de la victoire devant 4 P Québec, et Amherst. Le général français, Mont. blée calm, le grand rival de Wolfe, tomba aussi bloss mée mortellement à la défense de Québec. Con 9. C'est à dator de cette époque que commença la chié mésintelligence entre le gouvernement anglais et ses mer colonies. Ces dernières ayant acquis un accroisse. adre ment considérable, le gouvernement se crut par là et u autorisé à les charger de nouveaux impôts, et, malgré furer des représentations réitérées, dont Franklin fut plu- l'Ace sieurs fois l'interprète, des droits onéreux furent éta- la Cc blis dès 1765 sur le timbre, le papier, le verre, le thé, 2. etc. La fermentation fut bientôt générale, et, en 17173 nouv Boston donna le premier signal de la révolte. lut de 10. Les choses en étaient venues à une crise. Les rebel Américains virent et comprirent l'attitude menacante colon du gouvernement; et la grande responsabilité qui ment pesait sur eux. Mais, pleins de confiance dans lu justice me su de leur cause, et, déterminés à la maintenir devant le ce ten monde, ils se préparèrent résolàment au grand événe- nir jui ment qui approchait rapidement. leurs :

SECTION III

Révolution américaine.—Depuis le commencement des hostilités, en 117175, jusqu’à la reconnaissance de l'indépendance des États-Unis, en 1183.

1. Lorsqu'il fut devonu manifeste que le gouvernement se préparait à des mesures de coercition, les Américains se déterminèrent à convoquer un congrès des différentes colonies, afin d’aviser aux moyens d'affirmer et de défendre leurs droits contre les empiètements de la Grande-Bretagne. Ce plan, conçu dans le Ne fut rapidement adopté par toutes les colônies, la Géorgie exceptée ; les délégués se réunirent

sr RSS ARE" 9. Que se passa-t-il dans les colonies, après la guerre ?--10. Où en étaient alors les affaires, et quelle était la détermination des Amérieains ? 1. Quelle résolution prirentles Amériesins? Que devint le plan formé dans le Massachusetts} Que ft le Congrès continental ?

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4 Philadelphie, lo 6 septembre 1774. Cette assersblée, composée de cinquante-cinq membres, fut nommée Congrès continental. Après s'être organisé, le Congrès proclama sulenneliement les droits et franchises des colonies, suspendit toutes relations commerciales avec la Grande-Bretagne, et vota plusieurs adresses, une au roi, une autre au peuple anglais, et une troisième aux colonies. Des proclamations furent aussi adressées aux habitants du Canada, de l'Acadie et des Florides, pour les inviter à s'unir à la Confédération américaine.

2. Le gouvernement britannique ayant recu la nouvelle de ce qui se passait dans les colonies, résolut de sévir avecrigueur. Il déclara le Massachusetts rebelle,’ et étendit ses mesures répressives aux autres colonies de la Nouvelle-Angleterre. L'armée fut augmentée de dix mille hommes, forces regardées comme suffisantes pour comprimer la sédition. Pendant ce temps, les Américains, perdant tout espoir d’obtenir justice de la métropole, préparaient avec ardeur leurs moyens de résistance. Des fabriques d'armes et des magasins furent établis dans le Massachusetts, lu Pennsylvanie et le Maryland; de toutes parts on leva et l’on organisa des milices, et la contrée entière retentit des préparatifs de guerre. La crise était proche.

3. Averti par ses émissaires qu'un magasin d'armes et de munitions avait été établi à Concord, le général Gage résolut d'enlever ces approvisionnements, et, le 18 avril 1775, il détacha le lieutenant-colonel Smith et le major Pitcairn à la tête de huit cents grenadicers. Lorsque ces troupes arrivèrent à Lexington, elles trouvèrent un petit corps de milice sous les armes. Le Major Pitcairn, qui commandait l'avant-garde, les somma de mettre bas les armes, et, sur leur refus, ordonna de faire feu sur les rebelles. La milice se ro-

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2. Comment fut reçue du gouvernement britannique la nouvelle de ce qui se passait dans les colonies ? Quelle attitude prirent décidément les Américains ?—8. Qu’arriva-t-il le 18 avril 1775? Que se passa-t-1il à Lexington ? à Concord ?

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tira après avoir laissé sur la place huit hommes tués et un grand nombre de blessés. Ce fut là le premier sang versé dans la lutte pour l'indépendance. Les troupes s'avancèrent alors jusqu'à Concord et détrui. sirent les approvisionnements. À son retour à Lex. ington, le colonel Smith fut attaqué par un corp: de milice nombreux et mis en déroute. Les Anglais étaient ménacés d’une destruction complète, quand survint un renfort de deux mille hommes d'infanterie envoyé par le général Gage, et qui arriva à temps pour sauver les débris de ce corps et protéger sa retraite.

4, Ce premier combat de la révolution devint le sigoal de la guerre, et fut d'une grande importance pour les destinées américaines. Par toutes les colonies, les Américains s’emparèrent, pour leur usage, des forts, des magasins du gouvernement et des arsenaux. Ils organisèrent immédiatement des forces ré gulières, réunirent une armée considérable dans le voisinage de Boston, et envoyèrent des expéditions. contre les forts de Ticonderoga et de la Pointe à ka Chevelure, qui se rendirent sans résistance. Ces deux forts donnèrent aux Américains plus de deux cents pièces d'artillerie et une grande quantité de muni tions de guerre.

5. Au mois de mai 1775, le second Congrès continental s’assembla à Philadelphie, et adopta le nom de Colonies-Unies. Vers lo même temps, les £6g6 raux Howe, Clinton et Burgoyne amenaient à B%ton des renforts d'Angleterre. Résolus de déloger de Boston l’armée anglaise, les Américains prirent posi tion sur une éminence appelée Bunker’s Ein, et y élevèrent des retranchements dans Ia nuit du 16 juin. Au point du jour, l'ennemi découvrit leurs opérations: mais les Américains continuèrent leurs travaux mal gré le feu bien nourri d’une nombreuse et puissante} artillerie. Le général Howe s’avança à la tête de

4, Quel fut l’effet de la bataille de Lexington dans les colonies ? —6. Que se passa-t-il en mai 1775? Rapportes la bataille de Bunker’s Hill. Quelle perte sensible y firent Îles Amérisnins ?

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trois mille troupes régulières, sur la position qu’occupaient les Américains, qui n'étaient que quinze cents environ. Lorsque l’ennemi fut à environ soixante pas, les Américains firent un feu des plusterribles, qui porta la destruction et le désordre dans les lignes anglaises ; revenus à la charge, les Anglais furent de nouveau repoussés en désordre; mais les retranchements attaqués sur plusieurs points à la fois, et battus par le feu des vaisseaux, furent enfin emportés à la baïonnette. Les Américains, après une défense acharnée, se replièrent en bon ordre vers l’isthme de Charlestown. Les Anglais restaient maitres du champ de bataille, mais la victoire leur coûtait cher; is y avaient perdu 1054 hommes, tant tués que blessés, et les Américains 453. La perte la plus douloureuse pour ceux-ci, fut celle d’un ardent et patriotique officier, le général Warren, qui tomba au plus fort de l'engagement.

6. En attendant, le Congrès prenait des dispositions énergiques ; il ordonna la levée et l'équipement d'un corps de vingt mille hommes, et procéda à l'orpau de l’armée, Georges Washington, memre du Congrès et délégué de la Virginie, réunit tous les suffrages et obtint le commandement en chef de l'armée américaine. Cet homme, vraiment grand et bon, dont l'élévation d'esprit, le jugement sainet les principes purs, joints à une intelligence rare, inspiraient aux patriotes la plus haute confiance, accepta la position responsable à laquelle il était appelé, et commença immédiatement à en remplir les devoirs. Il arriva à Cambridge le 2 juillet 1775, et y établit son quartier général.

7, Quelques mois plus tard, les Américains essayèrent de s'emparer du Canada. Un corps de trois mille hommes sous le commandement du général Schuyler

6. Que faisait alors le Congrès ? Qui fut nommé commandant en chef? Que sait-on de Washington ?—7. Quelle tentative fut faite vers la fin de 1775? Qui commandait l'expédition et commen$ futelle eonduite ? Qual renfort reçut Montgomery devant Québee ? Quel fut le résultat de La campagne sentse Québes ? =

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et de Montgomery, général en second, descendit par le lac Champlain dans la rivière Sorel et captura les forts Chambly et Saint-Jean. Le général Schuyler étant tombe malade, Montgomery prit le commande. ment en chef des troupes, et se porta rapidement sur Montréal avec un fort détachement. Le gouverneur Carleton, incapable de lui résister, quitta la ville, ct Montgomery y fit son entrée le jour suivant; le géné. ral américain y laissa une garnison et marcha rapi. dement sur Québec, Au mois de novembre, Mont. gomery reçut devant Québec un renfort d'environ mille hommes sous les ordres du colonel Arnold— officier brave, mais sans principes—.Après être demeurés quelque temps devant la ville, et désespérant de pouvoir en faire le siége, les Américains résolurent d’en essayer l’assaut, En conséquence, le 31 décembre, de grand matin, et pendant que des tourbillons de neige obscurcissaient l’air et rendaient la vigilance de l'ennemi moins active, l'attaque eut liou sur trois points différents, mais sans succès; elle fut fa tale au bravo Montgomery, qui tomba avec plusieurs de ses officiers. Après cet événement, les Américains furent défaits sur tous les points et obligés d’évacuer bien vite lo Canada.

8. Alors que se poursuivait la malheureuse expédition au Canada, Washington investissait Boston. Il résolut, pendant l'hiver de 1776, de chasser les Anglais de cette ville, et, pour cet effet, le 4 mars, il érigea une batterie sur les hauteurs de Dorchester, qui commandaient la ville. Le général Howe, ne ant pu déloger les Américains de leur position, fut à la fin obligé d’évacuer Boston, et Washington y fit son entrée en triomphe le 17 mars.

9. Au commencement de la lutte, les Américains n'avaient défendu que leurs droits comme sujets britanniques, mais les mesures hostiles de la métropole

8. Que faisait Washington pendant l'expédition au Canada ? Que'le détermination prirent les Amérioains pendant l'hiver de 1176? —9. Quel avait été l’objet de leur lutte jusqu'ici ? À SE so déterminèrent-ils ensuite ? Que se passa-t-il lo 7 juin au Congrès ! Qu fut chargé de préparer l’aote de la Déelaration d’indépeñdanes !

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