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Ce succès, l’un des plus beaux qu’'eût encore

se diri- obtenus le parti américain, remplit de joie le cœur 26 sep- de tous les patriotes. Outre la confiance qu'il inspià Ger- rait au peuple, il lui donnait une artiilerie nombreut tenté se, des équipages et des armes de toute espèce, et aiantown, dait puissamment à décider, à la cour de France, l’al- 1ommes liance que les commissaires américains y sollicitaient les An- depuis quelque temps. Les négociations étant conrs après clues, le 6 février 1778, un traité d’ailiance fut signé es quar- entre la France et les États-Unis.

23. Durant l'hiver de 1778, la situation de l’armée nt dans américaine campée à Valley-Forge, fut des plus pénijent lieu bles, la disette faisait tous les jours des progrès et les

une ar- vètements manquaientau plus grand nombre, mais

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le patriotisme des Américains se soutint contre toutes les privations, et ils se remirent en campagne avec un courage non moins grand. Le général Howe venait d'etre remplacé au commandement par Sir Henri Clinton. Ayant reçu l’ordre de concentrer ses

fnirent forces à New-York, Clinton évacua Philadelphie, tran arméo versa la Delaware et marcha vers cette ville. Washices 8CU ington se mit aussitôt à sa poursuite, et, le 28 juin, un

engagement eut lieu à Monmouth où les Anglais éprouvèrent des pertes sérieuses. Le général Clinton poursuivit ensuite sa marche vers New-Yorket y arriva heureusement,

24. Au mois de juillet, une escadre française, sous les ordres du comte d'Estaing, arrivait à l'entrée de la Delaware; elle portait six mille marins et soldats, que la France envoyait au secours des Américains.

qe

22. Quel effet produisit ce succès dans le pays ?—23. Quel était l’état de l’armée américaine pendant l'hiver de 1778 ? Que se passat-il au printemps ?—24. Qu'est-ce qui arriva dans la Delaware en juillet ? Quel fut Le dernier événoment de l’année 1778?

Le seul événement important pour le reste de l’année, fut l'expédition envoyée par Clinton contre la Géorgie, dans laquelle les Anglais, après avoir défait les Américains, prirent possession de Savannah, le 3 décembre.

25. Durant l’année 1779, les opérations de la guerre avaient été transportées des États du Nord et du centre dans ceux du Sud de l’Union, et les Anglais sembièrent s'attacher plutôt À ruiner qu’à soumettre cette malheureuse contrée. Le seul événement de quelque importance dans le Nord, fut la prise, par le: Américains, sous le général Wayne, du fort de Stony- Point, sur le Hudson. Dans le Sud, les troupes françaisos et américaines, ayant essayé de reprendre la ville de Savannah, furer.t défaites avec une perte de es de mille hommes. Parmi les morts, se trouva le

rave comte Pulawski qui était au servicedes États. Unis.

26. A l'ouverture de la campagne de 1780, les troupes anglaises évacuèrent Rhode-fsland. Sir Henri Clinton et Lord Cornwallis entreprirent une expédition contre Charleston, capitale de la Caroline du Sud, et, le 17 mai, après un siége de six mois, cette ville fut obligée de capituler; les Anglais se répandirent ensuite dans cette province.

27. Le général Gates, qui venait de recevoir le commandement de l’armée du Sud, arriva en juillet au camp amériœmin, dans la Caroline du Sud, et ré. solut malheureusement d'engager une action générale. Le 16 août, un combat eut lieu près de Camden, dans lequel les Américains furent complètement défaits par les Anglais, sous lord Cornwallis. Les pee ds Américains furent considérables. Au nom-

re des morts fut le baron de Kolb, officier prussien au service des États-Unis. Le 10 juillet, une seconde

25. Où fut le principal théâtre de la guerre pendant l'année 1779 ? Que fit le général Wayne ?—26. Qu'entreprirent Clinton et Cornwallis ? Quel en fut le résultat?—27. Que tit le général Gates? Que so passa-t-il le 16 août? Qu'est-ce qui eut lieu à New-Port a: mois de juillet ?

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ÊTATS UNIS 329

escadre française entra à New-Port, et y débarqua le comte de Rochambeau avec un corps de six mille hommes.

28. Cette année fut surtout remarquable par la trahison du général Arnold. Le pare Washington, ayant dû se rendre à Hartford, Connecticut, pour

avoir une entrevue avec le comte de Kochambeau, ee ès au général Arnold, en son absence, le commandement du poste important de West-Point, ignorant qu'en agissant ainsi, il livrait, entre les mains d'un traître la fortune de la république naissante. Arnold était brave, mais dissipé et prodigue. Sa conduite arbitraire dans le commandement de Philadelphie, qui lui avait été confié, fit porter contre lui des plaintes graves, et il fut traduit devant une cour martiale; ses juges, en souvenir de sa gloire militaire, se contentèrent d’une réprimande sévère. Arnold se retira humili Dès ce moment, il prit le coupable résolution de se venger; en conséquence, il ouvrit des relations avec Sir Henri Clinton, à l'effet de livrer au gouvernement britannique West-Point et toute sa garnison. Cet infâme projet, qui était à la veille de s'accomplir, fut providentiellement découvert et : traversé. Cependant, le traïtre s'échappa et reçut, en récompense de son infimie, le brevet de brigadier. général dans l’armée anglaise. L’infortuné major André, de l’armée britannique, qui avait rempli l'office l'intermédiaire entre Arnold et Clinton, ayant été arrêté par les Américains, fut condamné comme espion, puis exécuté.

29. La campagne de 1781 s’ouvrit par une expédition sous les ordres d’Arnold, qui fit une descente sur les côtes de la Virginie, et commit de grandes déprédations. Après la défaite de Gates, le général Greene fut nommé au commandement de l’armée du Sud, La situation commença dès lors à y devenir plus rassurante. Le 18 janvier, le général Morgan

28. Par quoi l’année 1780 fut-elle remarquable ? Rapportez les ‘ireonstances de la trahison d’Arnold.—29- Quelles fnront les briucipales opérations de l’année 1781 ?

remporta une brillante victoire près de Cowpens, sur le colonel anglais, T'arlton. Le 15 mars, une autre bataille eut lieu à Guilford, dans la Caroline du Nord : les Anglais y furent victorieux, mais perdirent benucoup de monde.

80. En septembre, le général Greene obtint à Eutaw-Springs une importan‘o victoire sur les Anglais commandés par le colonel Stuart, Lord Cornwallis après la bataille de Guilford, avait pénétré dans la Virginie, et, ayant concentré ses forces à Yorktown, il s'y fortifin. Washington, qui, depuis quelque temps, amusait Clinton, en feignant une attaque sur New- York, quitta soudainement son camp à White-Plains, marcha vers le Sud et arriva bientôt devant Yorktown après avoir recu en chemin un renfort considérable sous les ordres du marquis de Lafayette.

31. Le comte de Grasse venait de débarquer un corps de troupes francaises pour coopérer avec les Américains commandés par Washington. L'armée franco-américaine s'élevait à 16000 hommes. Le siége de Yorktown fut aussitôt commencé et poursuivi avec tant de vigueur, que lord Cornwallis, ne pouvant prolonger sa résistance, négocia les termes d'une capitulation qui fut signée le 19 octobre. Les troupes anglaises sortirent l'arme au bras, enseignes déployées, et allèrent déposer leurs armes devant les rangs de l’armée victorieuse. La garnison fut prisonnière des États-Unis, et, suivant les conventions, les vaisseaux anglais devinrent le partage de la flotte française. Les Anglais avaient perdu sept cents hommes environ, et le nombre des prisonniers de guerre était de six mille cinq cents.

32. Cet événement, le plus r remarquable de la guerre de l'Indépendance, après la reddition de Bur goyne, remplit les Américains d’une grande joie, et eut tous les résultats qu'on pouvait en attendre; le peu-

tt

30. Que se passa-t-il en septembre 1781? Où Cornwallis :e fortifia-t-il? Que fit alors Washington? 13, Quelles étaient les forces franco-américaines devant Yorktown ? Quand cette dernière tombat-elle ? 32. Quel fut l’effet de La reddition de Yorktown ?

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ÂTATS-UNIS. 381

ple et le gouvernement anglais furent convaincus qu'il devenait impossible désormais de réduire les États-Unis sous la domination de la Grande-Bretagne. Aussi, bientôt la Caroline d'u Sud et la Géorgie furent-elles évacucées, et les Anglais n’occupèrent plus que New-York. Le comte de Rochambeau retourna en France avec ses troupes, et le Congrès s’apprèta à licencier une partie de l’armée.

33. Enfin, une convention préliminaire, qui mettait un terme aux hostilités entre l'Angleterre et l’Amé:rique, fut signée le 30 novembre, par les plénipotentiaires des deux puissances, Dans cette convention, l'Angleterre reconnaissait formellement la liberté, la souveraineté et l'indépendance des États-Unis. Le traité définitif fut signé à Versailles le 3 septembre 1583, par Adams, Franklin, Jay et Laurens, pour les États-Unis, et par M. Oswald, pour la Grande-Brotagne.

SECTION iV,

Depuis la reconnaissance de l'indépendance américaine, en 1783, jusqu’à la querre de 1812.

1. La guerre entre l'Angleterre et les États-Unis avait duré plus de sept ans. D’après les rapports of ficiels, l'Angleterre avait perdu 42000 soldats en Amérique, et la dette publique s'était augmentée de quatre cents millions de piastres. Les Etats-Unis avaient perdu près de 70000 citoyens, et les ravages de la guerre, l'incendie des villes, ete, avaient occasionné une perte incalculable.

2. Les treize États qui venaient de secouer le joug de l'Angleterre avaient toujours eu une existence et un gouvernement à part; chacun d’eux avait des intérêts particuliers qui leur faisaient repousser une union complète. Le besoin fit seul prévaloir le prin-

33. Que se passa-t-il le 30 novembre? Quand et où le traité défnitif fut-il signé ?

1. Combien de temps avait duré la guerre de l'indépendance ? Quelles furent les pertes des deux eôtés ?—2. Quel était alors l’état des affaires da=z es colanies ?

cipe de l’unfon, et tant que dura la guerre avec [a métropole, le lien commun subsista. Mais dès que la paix fut conclue, la nécessité d’une nouvelle législation se fit sentir. Ilfallait un revenu public, il fallait payer les dettes contractées À l'étranger pendant la guer. re de Re ba Chaque colonie était dev.

nuo une république indépendante, et le Congrès, condamné à la faiblesse par sa constitution elle-même n'était plus obéi.

3. Pour mettre un terme à cette situation pénible, les assemblées législatives de la Virginie et du Mary- ‘ land convoquèrent à Annapolis, en 1786, une convention desdivers Etats, afin de s'entendre sur les mesures nécessaires au bien public. Trois États seulement se rendirent à cette convocation. La convention ne put en conséquence prendre aucune mesure importante; elle fut le prélude de celle qui suivit. Une nouvelle convocation fut faite à Philadelphie pour le mois de mai 1787.

4, Georges Washington, qui parut à cette convention comme délégué de la Virginie, en fut unanimement élu président. Après de longues délibérations, la nouvelle Constitution fédérale fut acceptée par le Congrès et par onze des Etats, puis proclamée définitivement en 1788. Elle devint dès lors la Constitution des États-Unis. Les deux États dissidents, la Caroline du Nord et Rhode-Island, l’acceptèrent plus tard: lo premicr, en 1789, et le second, en 1790.

6. Le nouveau gouvernement n’entra en fonctions qu’en 1789, après deux ans d’interrègne, Les membres du sénat et de la chambre des représentants, élus an vertu de la nouvelle Constitution, se réunirent à Philadelphie vers les premiers jours d'avril, et procédèrent à l'élection du président. Georges Washington fut proclamé à l'unanimité, et John Adams, qui, après

3. Que fit-on pour remédier à la situation pénible où se trouvait le pays? Où la première sonvention des délégués se réunit-elle ? Où fut convoquée la seconde ?—4. Que fit-on pour remédier aux difieultés du moment ? Quel en fut le résultat ?—5. Quand le ncuvenü

uvermement entra-t-il en fonotions, et quel en fut le premier prési-

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ÊTATS-UNiS. 333

lui, avait réuni le plus de suffrages, fut élu vice-président.

6. Lorsque ce grand citoyen reçut la nouvelle de son élection au premier rang de la république, il était retiré à sa ferme de Mont-Vernon, où il goûtait les douceurs de la vie privée. Il accepta avec reconnaissance cette nouvelle preuve de l'estime et de l’attachement de ses concitoyens, et se rendit à Philadelphie, accompagné, sur sa route, par lea milices et les habitants des États qu’il traversait,

7. Toutes les fonctions du nouveau gouvernement furent données à des hommes d’un mérite et d’un patriotisme reconnus, et la nouvelle administration conquit une grande popularité. Le premier soin du Congrès fut de fonder un revenu national. Il établit des droits d'importation, ainsi que des droits sur lo tonnage et la navigation; il organisa les corps préposés à la perception des droits de douane et autres, qui avaient pour objet d’accroitre les revenus de l'Etat. L'année suivante (1790), une guerre indienne vint désoler les établissements au nord-ouest de l'Ohio. Après bien des combats et beaucoup de sang versé, cette guerre fut terminée par le général Wayne, qui, ayant mis en pleine déroute les Indiens, conclut avec eux un traité de paix, à Greenville, en 1795.4

8. Avant la conclusion de la guerre indienne, les révolutionnaires français, qui se trouvaient au milieu des convulsions violentes qu'ils avaient eux-mêmes fait naître en Europe, vinrent demander du secours aux États-Unis Mais la sage politique de Washington sut faire échouer tous les actes tendant à entrainer l’Union daus une guerre avec un pouvoir européen quelconque. La stricte neutralité qu’il observa, rencontra une vive opposition de la part du parti démocratique. À l'expiration de son second terme, ce

6. Où était Washington quand il fut élu ?—7. Quel fut l’effet de la nouvelle Constitution ? Quelle guerre la république eut-elle à, soutenir de 1790 à 1795 ?—8. Que tentèrent les révolutionnaires français auprès du gouvernement des États-Unis Où Washingten sæ retira-t-1l? Quand mourut-il ?

rand homme ne voulut pas accepter sa réélection à a présidence; il se retira à Mont-Vernon pour y passer dans le repos de la vie privée le reste de ses jours. Washington mourut deux ans après, le 14 décembre 1799, dans la soixante-huitième année de son âge. Il fut toujours le citoyen le plus désintéressé et le plus dévoué à sa patrie, et sa mémoire sera bénie à jamais par les générations américaines dont il a fondé la liberté et la prospérité.

9. Le successeur de Washington à la présidence, fut John Adams, en 1797. Sous son administration, il s'éleva de sérieuses difficultés entro les Etats-Un's et la France, provenant du refus que firent les premiers de prendre part aux luttes révolutionnaires de cette dernière. Cependant, ces difficultés furent amicalement réglées en peu de mois. Beaucoup des mesures de l'administration de M. Adams rencontrèrent une vive opposition; telles furent ‘établissement d’une armée permanente, l'impôt d’une taxe directe, etc.

10. M. Adams eut pour successeur Thomas Jefforson, en 1801; celui-ci avait été élu par le parti républicain. Il commença son administration avec des vues bien difiérentes de celles de ses deux prédécarseurs. Durant le premier terme de sa présidence, ies États-Unis prospérèrent rapidement, M, Jeforson fut réélu en 1805. La gucrre qui sévissait en Europe, en 1807, entre la Grande-Bretagne ct la France,

renait un aspect qui menaçait d'entraîner les États- Date dans le tourbillon. Par le décret de Berlin, Napoléon déclara en état de blocus les Iles Britanniques, et interdit toute communication avec elles. Mis l'Angleterre alla plus loin, et défendit aux neutres (le commercer avec les ports qui lui étaient fermés, et, par une loi du 7 novembre 1807, elle déclara tout là-

9. Qui succéda à Washington pure la présidence ? Que se passa-til pendant son administration ?—10. Quel fut le successeur d’Adims? Que devinrent les ftats-Unis sous l'administration de Jefferson ? Quel événement eut lieu en 1807 ?

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timent neutre soumis au droitde visite et À l'imposition. Les lois anglaises furent suivies par le décret impérial de Milan du 17 décembre, qui déclarait dénationalisé tout navire qui se serait soumis à la visite d’un bâtiment anglais, ou qui aurait payé une taxe quelconque au gouvernement britannique. Cet échange d'actes et de règlements rigoureux entre la France et l'Angleterre, ruinait le commerce des neutres, et, conséquemment, celui des États-Unis et leur navigation.

11. Jefferson, ne pouvant obtenir aucun adoucissement aux mesures arbitraires de ces deux puissances, fit publier, le 1er mars 1809, un acte qui interdisait l'entrée des ports américains à tous les vaisseaux anglais ou français, sous peine de saisie et de confiscation ; il défendait également toute importation aux Etats-Unis de marchandises anglaises ou françaises, pendant tout le temps que dureraient les mesures prises à leur égard. La Grande-Bretagne donnait encore, dans le même temps, un autre sujet de mécontentement aux Etats-Unis, en s’arrogeant le droit de visiter les bâtiments américains. Ce fut au milieu do ces circonstances irritantes qu’expira le second terme de la présidence de Jefferson.

12. Madison, qui professait les mêmes principes politiques que Jefferson, fut élu président, et entra en fonctions au mois de mars 1809. Les restrictions apportées au commerce continuèrent jusqu’en 1812; jJasque-là tout accord vers un accommodement amical avec la Grande-Bretagne avait été impossible, et les sujets de plainte contre elle allaient toujours croissant. À la fin, pressé par la majeure partie de la nation, le Gongrès lui déclara la guerre le 19 juin 1812. Le président fut autorisé à portier l’armée régulière à trente-cinq mille hommes, à lever les milices, à rétablir les imprfts et à faire des emprunts.

11. Que fit Jefferson au mois de mars 1809 ?—12, Quel fut le successeur de Jefferson ? Quelle fut la situation du paysjusqu’en 1812 ?

336 THBTOLRE MODES,

SECTION V

Depuis la querre contre l'Angleterre, en 1813, fusqu'à celle contre le Mexique, en 1846,

1. Le gouvernoment fédéral avait porté le nombre des troupes régulières, comme il a été dit plus haut, à trente-cinq mille hommes, et chaque État devait fournir son contingent de milices, jusqu'à concurren ce de cent mille hommes. Henri Dearborn, du Massachysetts, fut nommé major-général et commandant en chof des forces américaines, La flotte n'était composée que d’un petit nombre de frégates et de bricks.

2, Les hostilités commencèrent dans le nord; le général Hull prit le commandement de l’armée desttuée à l'invasion du Canada. Les opérations des forces américaines pendant la première année de cette guerre ne furent pas heureuses. Le général Hull, après avoir essayé de pénétrer en Canada, 8e retira à Détroit où il se rendit honteusement aux Anglais, avee son armée, lé 12 août. Le général Van Renselaer fit une autre tontative, mais il fut battu à Queenstown, en novembre, et obligé de se rendre. Muis, pendant que les troupes de terre se laissaient battre, lo pavillon américain romportait sur l’océan do brillants succès, En août, la frégate la Constitution, commandée par le capitaine Huil, captura la frégate anglaise la Guerrière. En octobro, la frégate les États-Unis, commandée par le brave Décatur, le même quitenta de reprendre au milieu du port de Tripoliun vaisseau américain capturé par les corsaires de la Régence, s'empara de la frégate anglaise le Macedinian. En novembre, un re ca de 22 canons fut pris par le sloop américain Wasa, de 18 canons,,ct, en décembre, la Constitution, commandée par Bainbridge, cap tura la frégate anglaise Java.

1. Quiiut nommé commandant en chef des forces américaines ? —2. Quelles furent les principales opérations de terre ot navales de l’année 1812?

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8. Pendant l’année 1813, les armes américaines eurent alternativement des succèset des revers. Sur la fin de janvier, un détachement de huit cents hommes, commandé pur le général Winchester, fut défait à Frenchtown, sur la rivière Raisin, par le général Proctor, qui avait sous ses ordres six cents hommes de troupes régulières et mille Indiens. Au mois d'avril, le général américain Pike, prit York, dans le Haut-Canada, mais il fut tué par l'explosion d'une mine. En mai, Sir Georges Prévost attaqua Sacketts- Harbor, mais il en fut repoussé avec de grandes pertes par le général américain, Brown. Vers le même temps, les Américains s’emparèrent du fort Georges. Les Anglais s'étant retirés vers les hauteurs de Burlington, les généraux Chandler et Winter furent envoyés pour les attaquer; mais ils essuyèrent une défaite complète, et furent faits tous deux prisonniers.

4. Le 10 septembre, le commodore Perry, après un 3ombat de quatre heures, avec neuf voiles et cinquane-quatre canons, obligea la flottille anglaise sur le .ac Érié, forte de six voiles et de soixante-trois canons, de se rendre à discrétion. En octobre, le général américain, Harrison, défit complètement à Moravian- Village, le général Proctor. Dans cette bataille, fut tué le célèbre Técumseh, grand chef indien, qui commandait les sauvages de l'Ouest,

5. À la suite de ces succès, l’armée du centre se réunit à celle du nord, et marcha sur Montréal. Le général Wilkinson, qui commandait l’armée du centre, fut complètement défait, le 11 novembre, à Christler’s-Farm, par le colonel Morrison. Il se retira ensuite à French-Mills, où il prit ses quartiers d'hiver. Le général Hampton, commandant l’armée du Nord, forte de sept mille hommes, s'était mis en mouve-

3. Que sait-on des armes américaines pour l’année 1813? Raeontez-nous les événements qui eurent lieu dans les mois de janvær, avril et mai.—4. Que fit le commodore Perry, le 10 septembre ? Que fit Harrison, au mois d'octobre ?—-5. Que firent les Américains à la suite de leurs suceès ? Qui gagna les batailles de Christler’s-Farm et de Châteauguay ?

338 HISTOIRE MODERNB,

vs > ment pour opérer sa jonction avec Wilkinson; mais il avait dû se retirer précipitamment devant un détachement de 300 Canadiens, à Châteauguay, commandé par le colonel de Salaberry, qui lui fitessuyer d’assez grandes pertes.

6. Les Anglais furent plus heureux sur l'Océan que l’année précédente. La frégate la Chesapeake, commandée par le capitaine Laurens, fut obligée de baisser pavillon devant la frégate anglaise Shannon. Le brick l’Arqus, ayant perdu son capitaine dans un combat contre ie vrick anglais le Pelican, fut capturé par celui-ci, Au mois de septembre, le brick américain l'Entreprise força le brick anglais le Boxer, après un

.combat de quarante minutes, à baisser pavillon. Dans

ce combat, :es deux capitaines périrent, et furent tous deux enterrés avec les honneurs militaires, à Portland. ,Ces échecs, que venait d’éprouver la marine américaine, furent compeasés par de nombreuses victoires; et, dans plusieurs rencontres, des vaisseaux des États-Unis et même des corsaires s'emparèrent de navires anglais d'une force supérieure à la leur.

7. Au printemps de 1814, les hostilités furent reprises. L'armée du général Wilkinson quitta ses quartiers de French-Mills au mois de mars, et recut l’ordre d'attaquer les Anglais retranchés dans une forte position, protégée par des ouvrages en pierre, etconnue sous le nom de Moulin de Lacolle. Les Américains furent défaits; le général Wilkinson fut honteusement destitué sur la demande du peuple, et le commandement fut donné au général RAR

8. Le 6 mai, les Anglais, commandés par le général Drummond, tombèrent à l'improviste sur Oswé-

0, et incendièrent cette ville. es Américains se M ianirent bientôt à Chippewa, où, après un combat sérieux, ils mirent l'ennemi en déroute. Drummond prit sa revanche le 25 du même mois, à Lundy’s-Lane, où il fit un grand dommage dans les lignes

6. Que fit la marine dans cette campagne ?—7. Que se passa-t-il au printemps de 1814?--8 Par qui fut gagnée la bataille de Chippewa? ceiles de Lundy’s-Lane ? d’Erié?

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américaines. Maïs les généraux Américains, Brown et Scott, ne tardèrent pas à repousser les Anglais. Toutefois, le général Drummonu, ayant reçu de: renforts, vint assiéger l’armée américaine, qui s'était retirée au fort Érié; mais il en fut repoussé avec une perte de près de mille hommes, tant tués que blessés ou faits prisonniers.

9. Le 24 août, une armée anglaise, sous les ordres du général Ross, débarqua à environ quarante milles de Washington, et défit le général américain Winder, à Bladensburg, sur le Potomac, entra dans la ville de Washington et en brûla le capitole et les prin- Cipaux édifices. Quelques semaines après, le genéral Ross essaya de s'emparer de Baltimore, mais son armée en fut repoussée et lui-même y fut tue. Les Anglais furent alors obligés de renoncer à leurs projets et se retirèrent avec une perte considérable.

10. Pendant que les habitants de Baltimore chassaient victorieusement les Anglais de devant leurs murs, les Américains remportaient dans le Nord une victoire plus décisive. Le 11 septembre, les forces navales de l’Angleterre sur le lac Champlain furent complètement défaites par l’escadre américaine sous le commandement du commodore McDonough. Les forces anglaises étaient de beaucoup supérieures à celles des Américains. “Tandis que le combat était engagé entre les deux flottes, le général Prévost avait tenté plusieurs fois de traverser le fleuve pour attaquer les lignes américaines; mais toujours repoussé, il battit en retraite après avoir pardu beaucoup de monde, -- :

11. La supériorité acquise sur l'Océan par les vaisseaux américains 86 soutint pendant cette campagne. Le gouvernement anglais avait donné l'ordre aux capitaines anglais de ne pas accepter le combat à forces égales, mais de réunir des escadres pour écraser les Américains. La frégate Æssex fut prise par

9. Que fit une armée sous le général Ross, en 1814?-—10. Que se passa-t-il sur le lae Champlain, le 11 septembre ?—-11. Que fit de remarquable la marine américaine pendant «atto camangne ?

ane flottille anglaise, et le Président, par une escadre. La Constitution attaqua seule deux navires anglais

ortant soixante-quatre canons, et les captura l’un ct autre.

12. Depuis plusieurs mois, des négociations pour la paix avaient été entamées à Londres ; et, en effet, un traité fut signé À Gand, le 24 décembre 1814. Mais pendant le cours de ces négociations, des forces an-

laises considérables sous les ordres du général Sir

dward Packenham, pénétrèrent dans la Louisiane et s'avancèrent jusqu’à la Nouvelle-Orléans. Le wénéral Andrew Jackson fortifia le voisinage de la ville, puis il attendit l’armée anglaise; celle-ci commença on effet l’attaque le 8 janvier, mais elie fut si chaudement reçue qu'elle dut battre en retraite bien vite. Elle perdit plus de deux mille hommes tant tués que blessées. Parmi les premiers, se trouvèrent les généraux Packenham, Gibbs et Keane. Ce fut le dernier événement important de la guerre.

13. M. Madison, ayant rempli l'office de Président durant deux termes, eut pour successeur, en 1817, James Monroe. L'administration de ce dernier fut tellement populaire, qu’il fut réélu à l'unanimité en 1820. Dans cette année, eut lieu le dénombrementde la population des États-Unis; elle montait déjà à 9638226 habitants, dont 1538118 esclaves.

14. Le successeur de James Monroe à la présidence ne fut pas élu par le peuple, à cause du trop grand nombre des candidats; le choix fut dévolu aux chambres, dont la majorité porta M. John Quincy Adams à la première place de la magistrature, en 1825, et M Calhoun fut nommé vice-président par les votes du peuple. Son administration n'offre rien d'important.

15. En 1829, le général André Jackson fut élu au rang suprême de la république, en remplacement de

12. Quand eut lieu le traité de paix de Gand ? Que se passa-t-il dans la Louisiane pendant le cours des négociations ?—18. Quel fut le successeur de Ma dison pour la présidence ?—T4. Qui suooédr à M. Monroe ?—15. Quel fut le successeur de M. Adams ? Quei fut un des actes le plus remarquables de l’administration du général Jackson?

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M. Adams, et M. Calhoun fut réélu vice-président. Il

se montra hostile à la banque dite des Etats-Unis, et

réussit à empêcher le renouvellement de sa charte ui allait bientôt expirer. Il occupa la présidence urant deux termes.

16. Le général Jackson eut pour successeur M. Martin Van Buren, en 1837. Le nouveau président suivit la politique de son prédécesseur. Sous son administration commença la longue et dispendieuse guerre contre les Indiens de la Floride, et des traités furent passés avec les Sioux et les Winnebagoes, par lesquels les États-Unis acquirent des titres indiens pour de grandes étendues de territoire à l’est du Mississipi.

17. Le général William Henri Harrison succéda À M. Van Buren, au mois de mars 1844; mais il n'occupait le fauteuil de la présidence que depuis un mois

uand il mourut. Il fut remplacé, en vertu de son of-

ce, par John Tyler, qui avait été élu vice-président. L'administration de M. Tyler désappointa grandement le parti qui l'avait élu, car il mit son véto à presque toutes les mesures que celui-ci défendait, et pour lesquelles il avait lutté.

Le 4 mars 1845, M. Tyler eut pour successeur à la Présidence, M. James K. Polk, du Tennessee.

SECTION VI

Depuis la querre contre le Mexique, en 1846, jusqu'à la fin de la querre civile, en 1865.

1 L'administration de M. Polk a été surtout remarquable par les difficultés survenues entre la Grande-Bretagne et les États-Unis touchant les limites du territoire de l’Orégon; par l’annexion de la Républi-

16. Qui est-ce qui sucoéda au général Jackson ? Quelle politique suivit M. Van Buren ? Que s'est-il passé de plus remarquable sous son administration ?—17., Combien de temps le général Harrison ocoupa-t-il le fauteuil de la présidence ? Qui lui succéda ? Quelle conduite suivit M. Tyler ? Quel fut son successeur ?

1. Quels furent les prinsipaux événements de l’administration de M. Poik ? PS

PE al

que du Texas à celle des Etats Unis, et par une guerre avec la République du Mexique. La question de l’Orévon fut réglée au commencement de 1846; les limites au nord des États-Unis furent fixées au 49° parallèle de latitude nord, Le Texas fut annexé aux États- Unis, en 1845, et la guerre du Mexique commença en mai 1846.

2. La guerre avec le Mexique fut la conséquence de l'annexion du Texas. Ce pays, qui avait formé une province du Mexique, s'en était séparé le 2 mars 1836, et s'était constitué en république indépendante. Le peuple du Texas, ayant manifesté le désir d’être admis dans l'Union américaine, il fut exaucé en 1845, Le Mexique, qui n'avait jamais reconnu l'indépendance du Texas, protesta hautement, et déclara ,que, comme cette République s'était annexée aux États. Unis avec des limites qui ne lui appartenaient pas originairement, et comprenait un territoire considérable qu’elle ne pourrait en aucune manière réclamer justement, toute tentative de la part des Etats-Unis d’en prendre possession, serait considérée comme une juste cause de guerre. Ce territoire en dispute était situé entre les Nueces et le Rio-Grande.

3. En septembre 1845, le général Zacharie Taylor, sur les ordres du président Polk, traversa les Nueces avec une armée d'occupation, planta le pavillon américain dans les limites en dispute; etsubséquemment, en vertu de nouveaux ordres, il marcha à à travers le territoire contesté et avança jusqu’à la rive nord du Rio-Grande, vis-à-vis la ville mexicaine de Matamoras, qu’il atteignit le 28 mars 1846. Une armée mexicaine traversa aussitôt le Rio-Grande à l'effet die déloger les Américains de leur position, et dès lors les hostilités étaient commencées.

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