‹ Cours abrégé d'histoire [microforme]Chapitre 292 sur 309 · Au mois de septembre, New-York fut évacuée · texte numérisé non relu

Au mois de septembre, New-York fut évacuée

ar les Américains, et le 28 octobre, eut lieu à White

lains un engagement très-meurtrier, mais peu décisif. Le fort Washington, sur le Hudson, fut pris par les Anglais, et sa garnison, qui était de deux mille hommes, fut faite prisonnière. Lo général Washington, ayant traverse le Hudson, retraita vers le Now- Jersey, par Newark, New-Brunswick, Princeton et Trenton: puis il traversa la Delaware et se trouva dans la Pennsylvanie, tout le temps poursuivi de près sur les Anglais sous lord Cornwailis qui, arrivé à la Dslapate amvta sa marche et prit ensuite ses quartiers d'hiver.

14. La cause américaine parut alors dans un état désospéré, qui fut suivi de nombreuses défections. Quelques hommes soutenaient seuls avec une fermeté inébranlable, la fortune chancelante de l'Amérique, préférant la gloire de succomber en défendant leur patrie, à la honte de l’abandonner aux mains de ses Oppresseurs. Pour comble de désastres, le général Lee avait été fait prisonnier à Baskenridge, et Rhodo- Island était tombée au pouvoir des Anglais.

16. Qu'’est-ee qui out lieu après l'évacuation de New-York? Par qui fut pris le fort Washington ? Quel parti prit le général Washtngèen ?—44. OÙ on était alors ka enuse amérieaine ?

pro pea del

e hommes son frère, is en vin, s entre les américain, ng Island, Caine, SOUS te. Washouvait par ent, résolut ce, dans la ) brouillard l'armée ane distance.

fut évacuée eu à White is peu décifut pris par deux mille Washingers le Nowrinceton et & se trouva uivi de près arrivé à la e ses quar-

ins un état défections.

ne fermeté Amérique, ndant leur ins de 568 le général , et Rhode- 8,

w-York? Par bnéral Wasb-

15. Maïs la grande âme de Washington demeurait ferme et inébranlable au milieu de cette terrible situation ; il se détermina donc à frapper un coup harüi. Dans la nuit du 25 décembre, il traversa la Delaware bien qu'obstruée par des glaces flottantes, surprit l'ennemi à Trenton et le mit en déroute. Le colonel Ruabhl fit de vains efforts pour rallier ses troupes. L’attaque soudaine et imprévue des Américains avait jeté l’'épouvante dans le camp, et toute l'artillerie ennemie tomba entre les mains des coloniaux qui firent aussi près de mille prisonniers.

16. Le bruit de cette victoire releva le courage et l’'ardeur des Américains, et de nombreux corps de miliciens vinrent de toutes parts se joindre à l’armée. Washington se porta ensuite en toute hâte sur Princeton, où, le 3 janvier 1777; il défit un autre corps

do troupes anglaises, après quoi il CA ca le New- ’

Jersey, observant les mouvements de l'ennemi, interceptant ses convois, et attaquant les détachements isolés. Cette campagne lui mérita le surnom de Fabius américain.

17. La campagne de 1777 allait s'ouvrir sous de meilleurs auspiaes, mais avec une grande supériorité du côté des Anglais; le général Howe avait toujours sous 8e8 ordres environ trente mille soldats, et Washington avait à peine sept mille hommes à luiopposer ; toute sa cavalerio consistait en 130 chevaux. Les manœuvres habiles du général Washington empèchèrent l'ennemi de se porter sur Philadelphie par terre; et Howc fut obligé de changer ses plans.

18. Le 5 juillet, il embarqua ses troupes à Staten- Island, entra dans la baie do la Chesapeake, et, débarquant près de l'embouchure de la rivière Elk, il marcha sur Philadelphie. Washington chercha à l’arrêter avec des forges bien inférieures. Le 11 septembre, les deux armées se rencontrèrent sur les bords

15. Quelle fut l’attitude de W ashington dans ce moment critique ? Quelle détermination prit-il, et comment l’aocomplit-il ?—16. Que produisit sur les Américains la victoire de Trenton ?—17. Quel aspet offrait l'ouverture de la oampagne de 1777 ?—18. Que sait-on de la bataille de Brandywine ?

326 HISTOIRE MODUBNLI.

du Brandywine; les Américains soutinrent d’abord le choc avec intrépidité; mais, accablés par le nombre, ils lâchèrent pied sans que leurs chefs pussent parvenir à les rallier. Dans ce combat, deux étrangers éminents servaient sous les couleurs américaines, — le marquis de Lafayette, de France, etle comte Pulawski, de Pologne; le premier y fut blessé.

19. Après cette victoire, le général anglais se dirigea vers Philadelphie, où il fit son entrée le 26 septembre. Howe établit son quartier général à Germantown. Le 4 octobre, Washington, ayant tenté de surprendre le détachement anglais à Germantown, fut repoussé avec une perte de douze cents hommes tant tués et blessés que prisonniers; celle des Anglais fut beaucoup moindre. Quelques jours après ce combat, le général Howe vint prendre ses quartiers d'hiver à Philadelphie.

20. Pendant q'e ces événements se passaient dans les Etats du centre, des faits importants avaient lieu sur les frontières du nord. Au mois de juin, une armée anglaise de sept mille hommes, sans y comprendre un corps considérable d’Indiens, envahit les États du côté du Canada. Cette armée était commandée par le général Burgoyne, qui marcha sur Albany par la voie du [ae Champlain. Il fut assez heureux jus: qu’à son arrivée À la rivière Hudson; mais là finirent ses succès. Le 16 août, un détachement de son armée fut défait à Bennington, par un corps de milices sous les ordres du général Stark.

21. Burgoyne, ayant traversé l’Hudson, alla camper à Saratoga, distant de quelques milles du camp américain. Le général Gates, qui venait d’être nommé au commandement de l’armée américaine du Nord, se prépara à soutenir une attaque. En effet, le 19 septembre, Burgoyne l’attaqua à Stillwater; la Jutte fut

19. Qu'arriva-t-il après la prise de Philadelphie? Qui gagna la ataille de Germantown ?—-20. Que se passait-il alors au Nord des tats ? Que sait-on de l'invasion de | ve ?—21. Où campa

Burgoyne après la bataille Jde Btunington ? À quoi se résolut-il le 17 octobre ?

STATS-UNIS. 327

bord le wrès-obstinée, mais sans résultat. Bientôt après, Burombre, goyne, s'étant laissé envelopper par l’armée américaiparve- ne, se vit obligé de capituler. En conséquenco, le 17 ‘angers octobre, toute son armée, qui était de six mille homines,— mes, mit bas les armes et se constitua prisonnière, ate Pu- au général Gates,

Page 1