LES LETTRES, LES ARTS ET LES SCIENCES AUX XVII6 ET XVIIIE SIÈCLES
Le dix-septième siècle, ou siècle de Louis XIV, fut l’âge d'or de la littérature française. Tous les genres y furent cultivés et portés à leur plus haut degré de
[l crfection. La poésie dramatique attoignit d’abord \! a noblesse, la force et le sublime par Corneille, et à
elle ÿ ajouta la grâce et le pathétique par Racine. La É comédie de caractère, inconnue aux anciens, fut créée |
par Molière. TL’opéra s'éleva avec Quinault à la dignité d’une œuvre littéraire. La poésie didactique fut un prodige d'élégance et de sagesse sous la plume de Boileau. L’inimitable la Fontaine peignit la nature dans ses fables et désespéra ses rivaux futurs en surpassant ses devanciers, La poésie lyrique ne se fit entendre que plus tard, mais ce fut pour rendre avec J.-B. Rousseau, des accents pleins d'harmonie et d'enthousiasme. L'’épopée, il est vra, manqua à la France, mais Fénélon l’en consola en lui donnant son Télémaque. | L'éloquence de la chaire surpassa toute l'antiquité h ar l'organe de Bossuct, en créant l’oraison funèbre. 4
Massillon et Bourdaloue, par leur parole puissante, 11 ramenèrent les cœurs et épouvantèrent le vice. Des.
cartes et Pascal ouvrirent en même temps à la philosophie une carrière nouvelle, et le grand Bossuet, l’aigle de Meaux, retraça d’une main hardie dans son Discours sur l'histoire universelle le plan de Dieu sur le monde.
L'érudition produisit alors les hommes les plus étonnants, et l’on vit des poëtes latins, comme a teuil et Vanière, qui parurent avoir retrouvé dans toute sa grâce et sa fraicheur, l’idiome admirable d'Horace et de Virgile. Les arts ne répandirent pas moins d'éclat que la littérature; et l’architecture, Ha |