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thias lui répondit: “Quand tout l'univers obéirait aux ordres du roi, mes fils et moi nous resterons fidèles à Diou jusqu'au dernier soupir.” Mathathias et los siens parcouraient la Judée, mettant à mort les partisans d'Antiochus et les apostats, renversant los autels des idoles, et commençaiont ainsi l’affranchissement de la Judée. ,
5, Un renfort de mille combattants, qui se disposait à se joindre à eux, fut attaqué, un jour de sabbat, par les officiers d'Antiochus. Interprétant la loi trop à la lettre, ces fidèles Israélites se laissèrent immoler, ne croyant pas que pendant le jour consacré au Seigneur il leur fût permis de se défendre. Mathathias, à cette triste nouvelle, expliqua le vrai sens de la loi, et il fut résolu qu'on repousserait la force par la force, quel que fût le jour où l’ennemi surviendrait,
6. Mathathias, se sentant près de mourir, exhorta :e peuple à une vigoureuse résistance, lui promettant le secours du Ciel s'il était fidèle. Il exalta la bravoure de Judas Machabée, son troisième fils, et l’établit chef de l’armée sainte. Tout Israël pleura ce grand homme, et porta son deuil (166). Judas ne tarda pas à se montrer digne du choix de son père. Son premier soin fut de parcourir les villes et d’en chasser les étrangers. Il composa son armée de six mille hommes craignant Dieu ct résolus de mourir pour la religion et la délivrance de leur patrie.
Antiochus, obligé de passer en Perse, chargea Apollonius des affaires do la Judée. Judas ne craignit pas de lui présenter la bataille; il le défit, le tua de sa propre main, et prit son épée, dont il se servit depuis dans tous les combats. Pou après, Séron vint à sa rencontre ; mais il eut le même sort. Antiochus ordonna à Lysias, régent du royaume, d'envoyer Ptolémée, Nicanor ct Gorgias contre la Judée. Ces trois généraux, y étant arrivés, se proposèrent de cerner
5. Quelle conduite tinrent ces milliers de Juifs attaqués le jour du sabh:t?—6. Quelle fut la conduite de Judas M: chabée? Quelles furent ses victoires ? Comment se préparait-il à chaque bataille, et pourqui?
Judas; il ne leur en laissa ni le temps ni l’occasion, il les combattit successivement, et les mit complè. tement en déroute. Les Juifs firent un butin immense, et prirent même l'argent des marchands qui suivaient l'ennemi, dans l’espérance de les acheter comme esclaves après leur défaite, qu’ils croyaient assurée. Lysias, voyant ses projets et les ordres d’Antiochus si mal exécutés, passa lui-même en Judée; mais il ne fut pas plus heureux.
Le chef d'Israël, persuadé que les Juifs étaient invincibles lorsqu'ils s’appuyaient sur le secours du Tout-Puissant, se préparait à chaque bataille par le jeûne et la prière. Il conduisit ses dix mille braves
contre les soixante mille hommes de Lysias, et, avec le secours du Dieu de David, il repoussa victoriceusement l’armée ennemie, et entra triomphant dans la ville de Jérusalem (165).
7. Alors Judas et ses frères dirent: “ Voilà nos ennemis défaits ; ailons maintenant purifier et renouveler le saint temple.” Aussitôt toute l’arnée s’assembla, l'on se rendit à la montagne de Sion. Ils trouvèrent le sanctuaire désolé, l’autel profané, les portes brûlées, le parvis rempli de ronces comm un lieu désert. En présence de ces tristes objets, ca braves ct pieux Israëlites s’humilièrent devant le Scigneur, et le supplièrent de ne plus permettre que de si grands maux vinssent afliger son peuple. On chassa les Syriens qui s'étaient établis sur la montagne sacrée, et le temple ayant été purifié, on célébra la nouvelle dédicace par des fètes qui durèrent huit jours. La nation juive devait en renouveler tous les ans la mémoire.
8. Judas profita d'un peu de relâche que lui laissèrent les ennemis pour fortifier Jérusalem et réparer le temple, où il fit offrir des sacrifices d’expiation pour les péchés de ceux qui étaient morts, montrant par là que c’est une sainte et salutaire pensce de prier
7. Dans quel état Judas trouva-t-il le temple ?—8. Comment ewploya-t-il le peu de relâche que lui laissèrent ses ennemis ?
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MACHABÉSS. 119
pour les morts, afin qu'ils soient délivrés de leurs péchés.
v. Déjà les Juifs en paix avaient regxis la culture de leurs terres; mais, à la nouvelle du rétablissement du culte à Jérusalem, les peuples voisins de la Judée, jaloux de ses succès, osèrent l’attaquer : ils furent défaits, ot les Juifs s’enrichirent de leurs dépouilles. Simon, frère de Judas, mis à la tête d’une partie de l'armée, réprima aussi l’audace des habitants de Tyr et de Sidon, qu’ avaient envahi la Galilée. En même “emps, Judas soumet le pays de Galaad, emporte plusicurs villes d'assaut, triomphe de Nicanor, lieutonant d’Antiochus, poursuit une armée commandée par Timothée, jusqu'à Curnaïm, brûle cette ville et son temple ; pour inspirer la terreur aux ennemis d'Israël, il détruit de fond en comble Ephrom, qui lui fermait ses portes, et revient victorieux dans Ia cité sainte, où il est reçu aux acclamations du peuple qu’il a délivré.
10. Antiochus, apprenant la défaite de ses généraux, prit lui-même le chemin de la Judée, plein de colère contre les Juifs, et résolu, comme il le disait, à faire de Jérusälem le tombeau de toùs les Juifs. Il s'avançait avec rapidité; mais le Dieu d'Israël, qui voit toutes choses, le frappa d’une plaie incurable. Il fat renversé de son char, et son corps meurtri tomba en pourriture; les vers en sortaient de toutes parts, etil exhalait une odeur insupportable, non-seulement à ses serviteurs, mais encore à lui-mème; c’est ainsi que son orgueil fut confondu. Ce prince, ne trouvant aucun remède à ses maux, sembla se repentir de ses excès at des persécutions qu'il avait fait éprouver aux enfants d'Israël ; il eut recours aux prières des Juifs, cria lui-même vers le Seigneur; mais ses supplications tardives ne furent pas écoutées, parce qu'elles ne partaient pas d’un cœur sincère; le juste jugement
9. Quelle conduite tinrent les peuples voisins do la Judée à la nouvelle du rétablissement du oulte à Jérusalem ? Nicanor et Timothée, généraux d’Antiochus, eurent-ils quelque suecès ?—13. Que ft Antiochus, en apprenant la défaite de ses généraux ? Quelle fut la fin d’Antiochus,
de Dieu élait enfin tombé sur lui; il mourut dans les plus affreuses souffrances (164).
11. Son jeune fils, Antiochus Eupator, lui ayant succédé sous la régence de Lysias, partit pour la Judée avec une armée formidable. Cette armée était composée de cent mille hommes de pieds, vingt mille chevaux, trois cents chariots armés de faux, qu'on lançait au milieu des ennemis, et trento-deux éléphants dressés pour la guerre, portant sur leur dos chacun une tour en bois dans laquelle se trouvaient trente-deux hommes qui, étant à l’abri dans cette espèce de fort, lançaient sans cesse dos traits sur les ennemis. upator venait avec Lysias au secours de l'importante citadelle de Jérusalem, construite par son père, et nommée Acra.
12. Judas Machabée, qui n'avait pu enoore s’en emparer, allait en faire le siége; mais à la nouvelle de l’arrivée du roi de Syrie, après avoir imploré l'assistance du Seigneur Dieu des armées par le jeûne et la prière, il ne craignit pas de livrer bataille dans les plaines de Bethsura à l’ennemi si redoutable d'Israël. Dane ce combat, un Juif, nommé Æléazar, se rendit célèbre par son courage héroïque. Cet homme intrépide, apercevant un des éléphants plus grand ct plus magnifiquement orné que les autres, croit que c'est celui qui porte lo roi Antiochus: espérant délivrer sa nation par la mort de ce tyran, il renverse tout sur son passage, arrive jusque sous le ventre de l'éléphant, le tue, et meurt lui-même écrasé par sa chute.
13. Malgré ce trait admirable de bravoure, Judas, voyant que sa petite troupe allait être enveloppée par l’armée du roi de Syrie, se retira à Jérusalem pour s’y défendre. Antiochus l’y vint assiéger; mais, voyant que cette guerre trainerait en longueur, et apprenant en même temps que le neveu d’Antiochus
eg narmé chnnneiniénneminttimmmmiae À ennaasienpnsennes " 11. Quelle était la force de l’armée avec laquelle Antiochus Eu-
ator marcha contre la Judée ?—12. Quelle preuve de courage le Fait Éléazar donna-t-il?—13. Quel fut le résultat de la paix qu’Antiochus Euvator futobligé de conclure avec Judas?
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Épiphare, Démétrius, fils de Séleucus IV, s'était enfui de Rome, où il était en otage, et s’avançait dans l'intention de monter sur le trône, il fut obligé de conclure une paix avantageuse à Judas Machabée, qu'il reconnut pour chef et prince de la nation juive (162). ®
14, Démétrius, ayant vaincu Eupator, envoya Nicanor en Judée ; Judas le défit à Bethoron, et, s'étant saisi de sa personne, il lui tv subir la peine due au blisphème que cet impie avait prononcé contre la puissance du Dieu d'Israël. Démétrius, irrité de la défaite de Nicanor et de l'alliance que Judas venait de faire avec les Romains, envoya Bacchide et Alcime avec une armée encore plus forte que la premicre, Judas est surpris n’ayant avec lui que huit cents hommes ; il combat néanmoins pendant tout un jour, enfonce l'aile droite des ennemis; mais enfin, enveloppé par l'aile gauche, il succombe et périt dans la mêlée. Toute la nation pleura ce héros en disant : ‘Comment cet homme invincible est-il tombé, lui qui sauvait le peuple d'Israël ? ”
#,. Après la mort de Judas Machabée, les méchants parurent de tous côtés dans Israël; le désordre était surtout dans le sanctuaire. Dieu s’irrita à la vue de ces crimes; il survint une grande famine, et tout le pays se rendit à Bacchide, qui l’accabla de sa tyrannie. Pour faire sortir Israël de l’abîme d’affliction où il était plongé, les amis de Judas Machabée élurent son frère Jonathas pour être leur prince et leur chef, et les conduire à la guerre. Jonathas prit donc le commandement à la place de Judas, son frère; il battit en plusieurs rencontres Bacchide, le força à aire la paix et à quitter la Judée; puis, fixant sa demeure à Machmas, il gouverna la Judée à la manicre des anciens juges d'Israël. Peu de temps auparavant, Alcime, ayant commandé qu'on abattit les murailles de la partie intérieure du temple, avait été
14, Quel fut le sort de Nicanor? Bacchide fut-il plus heureux ? Comment périt Judas?—15. Qui est-ce qui sucaéqa À Judas? Quel fut son pouvoir? Qu’était Alcime ?
tout à coup frappé par la main de Dicu. Une païalysie le rendit muet; il ne put achever son entreprise sacrilége, ot mourut dans de grandes douleurs.
16. Les troubles qui agitaient le royaume de Syrie avaient donné quelque repos aux Juifs. Jonathas
ensa aux moyens d’affermir la paix; il envoya à
ome des ambassadeurs, qui renouvelèrent le traité d'alliance que Judas Machabée avait fait avec les Romains peu de temps avant sa mort; il députa encore vers d’autres peuples, et en particulier vers les Lacédémoniens, rappelant l’ancienne amitié qui était entre les deux nations depuis le pontificat d'Onias: il faisait entendre à tous ces peuples que c'était plutôt par affection sincère que par vue d'intérêt qu'il demahébit leur alliance: ‘“ Nous n'avons, disait-il, aucun besoin de tous ces appuis, puisque dans nos malheurs les saints livres qui sont entre nos mains font notre consolation. ” |
17. Démétrius, recherchant l’amitié de Jonathas, lui rendit toutes les places fortes qu'il tenait encore dans la Judée, et lui laissa relever les murs de Jérusalem (153); il lui demanda même des secours contre Alexandre Bala, jeune Rhodien qui, se faisant passer pour fils d’Antiochus Épiphane, prétendait à la couronne ; mais Jonathas, se souvenant de ses anciennes perfidies, préféra l'alliance d'Alexandre; celui-ci le combla d’honneurs, et lui déféra la dignité de grandprêtre, qui lui fut confirmée par les suffrages de la nation.
18. Jonathas combattit plusieurs fois avec gloire les ennemis des princes syriens qui protégeaient les Juifs; mais sous le règne de l’un de ces rois, Antiochus Théos, fils d'Alexandre Bala, Triphon, général des armées de Syrie, voulant s'emparer du sceptre de la Judée pour son propre compte, attira Jonathas dans
16. Les Juifs eurent-ils quelque repos ? Que fit Johathas pour la continuation de la paix ?—17. Que demanda Démétrius à Jonathas ? Comment se conduisit Jonathas à cette occasion ? Quelle relation eut-il avec Bala? Avec qui Jonathas fit-il alliance ?—18. Comment Jonathas finit-il sa vie.
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son camp sous le prétexte d’unc conférence utile aux deux nations, et le fit lichement assassiner avec ses deux enfants.
19, Simon, dernier fils de Mathathias, ayant recueilli les restes de son frère, les déposa religieusement à Modin, qui était la ville de ses pères, et où avaient été déjà ensevelis Mathathias et Judas Machabée. Il y eut un grand deuil dans tout Israël. Simon, reconnu comme successeur de son frère Jonathas, se signala par plusieurs actions glorieuses. Il rasa la citadelle d'Acra, qui dominait Jérusalem, après en avoir chassé la garnison syrienne qui l'avait toujours occupée; il obtint de Démétrius, alors roi de Syrie, l’exemptiom 10 de tous les tributs imposés à 1 Judée; il prit possospe sion de Joppé, afin que ce. port servit de communica- Le tion entre la Judée, la Grèéb et los îles; il étendit les dus limites de sa nation, et établit la paix dans son pays. COR: “Sous lui, dit FÉcriture, chacun cultivait sa terre en sûreté, les champs étaient couveris de blé, et les arbres produisaient leurs fruits. Les vieillards étaient assis dans kes places publiques, et s'entretenaient de l'abondance des biens de laterre. Les jeunes hommes ge paraient de vêtements magnifiques ct d’habits de guerre. Il distribuait des vivres dans les villes et il sn fit des places d'armes. Enfin son nom devint célèbre jusqu'aux extrémités du monde. ” Il renouvela les alliances contracttes par ses frères avec les peuples étrangers et surtout,avoc Rome, dont la protection lui promettait un appui plus assuré que la bienveillance douteuse des princes qui se succédaient sans cesse sur le trône de Syrie.
20. Les Juifs, sensibles aux bienfaits de Simon, firent graver sur l’airain, et déposer dans les galeries du temple, un décret qui rendait les dignités de souverain sacrificateur et de prince du peuple héréditaires dans sa famille.
19. Où Jonathas fui-il enseveli? Quel fat son successeur? Quei fut le règne de Simon ? Donnez-noug-en les détails.—20. Quel décret l'ut porté par le eonsail de la nation juive en faveur de la famille dos Machabées ?
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Syrie athas ya à raite 8 Roncore Lacéentre 1 fai-
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21. Quetques années après, lorsque la Judée jouissait de cette heureuse tranquillité, Simon périt comme son frère par trahison (135). Parcourant les villes de la Judée pour y régler toutes choses, il était venu lo. ger chez son gendre Ptolém:e, qu'il avait établi gouverneur de Jéricho. Il fut, avec deux de ses fils, massacré par ce traître, qui voulait s'emparer de l'autorité pontificale.
22. Jean Hyrcan, autre fils de Simon, élu pour succéder à son père, dont il avait commandé les armées, fut obligé, a1 moment où il voulait punir l’infâme Ptolémée, de se préparer à soutenir l'attaque des Sy riens, qu'il avait déjà contraints à la fuite sous le gouvernement de Simon.
Le roi de Syrie vint assiéger Jérusalem avec une puissante armée. Malgré la bravoure et le zèle d'Hyvrcan, la Judée retomba pour un temps sous le règne d’Antiochus Sidètes. A la mort de ce prince, Hyrcan délivra de nouveau son pays, qu’il gouverna jusqu'en l’année 107. Il angmenta considérablement la puissance et les richesses de la nation, dont la tranquillité ne fut troublée que par les querelles religieuses qui s'élevèrent entre les Sadducéens et les Pharisiens.
23. Le successeur de Jean Hyrcan fut son fils Aristobule ler, qui prit le diadème et le titre de roi, que nul d’entre les Juifs n'avait porté depuis la captivité de Babylone. Ce prince renouvela en partie l’ancienne pompe royale de Salomon, et régna au milieu du luxe de l'Orient. La multitude des courtisans fléchit le genou devant la race nouvelle, distinguée sous le nom de famille des Asmoncens (d’Asmonée, un de leurs ancêtres). Après une année de règne, il mourut avec le regret d’avoir, sur de fausses accusations, fait périr son frère Antigone (106).
24, Un de ses frères qu’il retenait captif, Alexandre Jannée, lui succéda, et, comme son prédécesseur, il
21. Comment Simon perdit-il la vie? Quel fut le sort de ses enfants ?—22. Qu'était Jean Hyrcan ? Qui vint assiéger Jérusalem sous "le règne d’'Hyroan ?— 23. Quel fut le sucoesseur de Jean Hyr:an'— 24. Que sait-on d'Alexandre Junnée ?
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HYROAN II. 125
commença sôm règne jar le meurtre d’un de ses frères qui lui disputait la couronne. Pendant près de trente ans que dura son règne, il eut constamment los armes à la main, soit contre les ennemis extérieurs, qu’il combattit souvent avec bonheur, souvent avec désavantage, soit contre la secte des Pharisiens (1), que le roi de Syrie soutenait dans leur révolte contre son autorité.
[| soumit enfin ces rebelles, et termina la lutte acharnée qu'il avait eue avec eux par des actes d’une atroce barbarie.
25. Alexandra, sa veuve, qui lui succéda, favorisant les Pharisiens, obtint du peuple que, malgré la haine qu'il avait portée à Alexandre Jannée, ses dé-
. pouilles mortelles reçussent les honneurs de la sé-
pulture.
Les Sadducéens eurent à leur tour à subir les cruautés des Pharisiens, qui ensanglantèrent Jérusalem.
26. Alexandre avait fait reconnaitre pour grandprètre son fils Hyrcan, homme d’un caractère faible et incrte, qui, sous le nom de ZZyrcan IT, fut à la mort de sa mère élu roi par les Pharisiens 78, puis, un an après, dépossédé du trône et du sacerdoce par son frère Aristobule IT. Copendant il remonta sur son trône par le secours ct l'appui du général romain
(1) Les Pharisiens se distinguaient par une grande rigidité dans les pratiques de la loi et dans les observations de toutes Les traditions. Ils avaient substitué une multitude d'observances de leur invention aux pratiques de la religion. Les prêtres, les docteurs et lettrés ou scribes et la plus grande partie du bas pruple étaient Pharisiens, tandis que les riches étaient presque tous de la secte des Sadducétens, Ceux-ci rejetaient les traditions, une partie des livres inspirés, niaient l'immortalité de l'âme, l'existence des anges et la résurrection des morts. Les vrais Israélites n’appartenaient ni à l’une ni à l’autre de ces deux sectes.—Les Esséniens étaient ceux d’entre les Juifs qui avaient le plus de réputation pour leur vertu ; ils étaient les plus scrupuleux à observer les cérémonies légales: leur vie fort retirée était austère comme leur morule,
23, Qu'était Alexandra ? Que sait-on des Sadducéens ?—26. Que sait-on d'Hyroan [I? d’Aristobule II?
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Pompée, qui, pour prix de sa protection, le dépouilla d’une partie de ses États.
27. Ayrès un règne d'environ trente ans, il fut de nouveau renversé par Antigone, un de ses neveux, fils d'Aristobule (40); mais, la même année, le sénat de Rome proclama roi de la Judée Hérode d’Ascalon, gouverneur de l’Idumée, dont la barbare politique fit périr les derniers rejetons de la famille des Asmonéens, qui avaient gouverné les Juifs pendant cent vingt-neuf ans, depuis leur affranchissement par Ma. thathias.
28. Ce prince, fils d'Antipater, aussi gouverneur de l’Idumée sous Hyrcan IT, étranger à la nation jui, se mit par la force des armes en possession des Etats qui lui étaient donnés. L'an 37 il avait emporté Jérusalem d'assaut, et, outre la famille asmonéenne, il avait fait massacrer le Sanhédrin, ou grand conseil de la nation, qui s'était opposé à ses projets.
Hérode, qui devait sa couronne au zèle qu’il avait toujours montré pour les Romains, introduisit en Judée les usages et les jeux publics des Romains. Cevendant pour détourner la haine qu’il avait inspirée aux Juifs, en consacrant un temple magnifique à l’empereur romain, il releva avec magnificence le temple de Jérusalem, qui avait été à peu près détruit.
Il faut lire l’histoire des diverses nations dans le dernier siècle avant Jésus-Christ pour comprendre à quel excès d’abrutissement et de fureur s’abandonnent les peuples et les rois lorsqu'ils ont oublié toutes les vérités religieuses et en même temps tous leurs devoirs. ra (
Les annales sanglantes de presque toutes les nations n'offrent pendant les deux derniers siécles, hormis quelques louablés efforts en faveur des lettres ct des sciences, que pillages, massacres, désolations, orgies monstrueuses, supplices inouïs. La seule famille des Machabées avait fourni une courte et brillante carrière; mais ces hommes héroïques, dont le zèle
enr ne de mme tree mt Qu'’était Antigone ?—28. Que sait-on d'Hérode, fils d’Antipater ? À e fes
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