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saint Gervais et saint Protais à Milan. Cette persé. cution dura depuis l'an 64 jusqu'à l'an 68.
2°, La seconde persécution commença sous Domi. tien, vers l’an 91, et finit en 96. Saint Jean l’évangéliste fut jeté dans une chaudière d'huile bouillante, d'où il sortit sain et sauf, et fut ensuite relégué dans l'ile de Pathmos.
3°, Trajan suscita la troisième vers l'an 100 de Jésus-Christ. Il ne fit pas d’édit particulier contre le christian'sme; mais il avait défendu toutes sorte: d’assemblées; les gouverneurs de province en prirent occasion de faire mourir les chrétiens qui se réunissaient pour prier. C’est sous cet empereur que saint Ignace, évêque d’Antioche, fut condamné à être devoré par les bêtes à Rome. Enfin, l’empereur ayant
‘appris qu'il n’y avait pas assez de bourreaux pour les
tideles qui couraient à la mort, fit cesser la perséention, l’an 116.
4°, La quatrième fut suscitée par Marc-Aurèle, l'an 162. Les martyrs les plus célèbres sous cet empereur furent à Rome, Saint Justin qui avait adressé à l’empereur Antonin deux apologies de la religion chretienne; à Smyrne, saint Polycarpe, à Lyon, saint Pothin, premier évèque de cette ville; à Chalon-sur- Saône, saint Marcel; à Dijon, saint Bénigne; à Autun, saint Symphorien; en Sicile, sainte Cécile.
5°. L'empereur Sévère commanda la cinquième persécution par un édit solennel contre les Chrétiens et les Juifs, en l'an 202. Saint Irénée, évèque de Lyon, fut alors martyrisé.
6°, La sixième persécution fut excitée l’an 285, par l'empereur Maximin, qui n’ordonna la peine de mort que contre les évêques; mais la plupartdes magistrats infligèrent la même peine à tous les prêtres dont ils purent se saisir, et même à plusieurs laïques.
1°, Décius commanda la septième, l'an 249; elle fut très-violente.
A quelle époque et par qui fut commandée la deuxième persécution? la troisième ? la quatrième ? la cinquième ? La sixième ? la septième!
persé. 89, Vers l'an 257, Val'rien fut l'auteur de la huitième persécution, dans laquelle périrent à Rome, los Domi- papes saint‘Etienne et saint Xiste; à Toulouse, saint évan- Saturnin, évèque de cette ville; à Carthage, sänt lante, Cyprien.
dans 9°, La neuvième commença sous Aurélien, vers l’an 275, et finit en 275, par la mort de ce prince. Ce fut 0 de alors que péritsaint Savinien, premier évèque de Sens. tre le 100, La dixième fut la plus longue et la plus viosortes lente de toutes. Galérius en fut l’auteur. Deux ans irent avant qu'il cût obligé Dioclétien à quitter l'empire, ‘unis- ii lo contraignit à faire un édit qui ordonnait de persaint sécuter les chrétiens plus violemment que jamais. On re dé- inventa de nouveaux supplices, on rechercha les li- Lyan( vres saints avec des soins extraordinaires, pour en ir les abolir la mémoire; mais les Chrétiens lassèrent leurs 'SéCU- ennemis par leur patience: les peuples, touchés de leurs vertus, se convertissaient en foule. Pendant , l'an trois siècles de persécutions, la religion avait augeur menté sans cesse le nombre de ses prosélytes, lorsque l’em- Constantin le Grand embrassa le Christianisme, et en hré- it ainsi la religion de l'empire romain, l'an 312. La saint conversion de cet empereur fut décidée par un miracle: il marchait contre le tyran Maxence, maitre de l'Italie et de l'Afrique, lorsqu'il aperçut dans Îles airs une croix entourée de ces mots en lettres, lumineuses: Tu vaincras par ce signe. Toute l’armée vit également cette croix. Frappé de cet avertissement, Constantin fit faire sur le modèle de sa vision un étendard, nommé Zabarum, et défit complitement son rival.
L'Eglise cut encore à souffrir, dans l'empire romain, sous Julien l’Apostat, neveu de Constantin, en 901; mais ce prince mourut en 363.
À quelle époque et par qui fut commandée la huitième persécution ? la neuvième ? la dixième ? Quels furent les martyrs les plus célèbres dans la première persécution? dans la deuxième? dans la troisième ? dans la quatrième? dans la cinquième? dans la sixième? dans la septième? dans la huitième? dans ia neuvième? dans la dixième ? Comment l’empereur Constantin fut-il converti à la religion ohrétienne ? Sous quel prince l’Église eut-elle encore à souffrir ?
Après l'ère des martyrs, l'Église triomphe avec Constantin et proclame, à Nicte, son symbole éternc!. Admirablement féconde en talents et en vertus, elle oppose au paganisme, à l’arianisme, à Julien, à toutes les crreurs, une foule de docteurs éloquents et intrépides. En Orient, c’est saint Athanase, le patriarche d'Alexandrie, l’exilé de Trèves, qui fut, pendant cinquante ans, 11 lumière des conciles et l’athlète de la foi; puis saint Grégoire de Nazianze et saint Basile, élevés tous les deux, avec Julien, aux écoles d’Athénes; enfin le patriarche de Constantinople, saint Jean Chrysostome, mort dans l'exil, et beaucoup d’autres. En Occident, c’est le grand évêque de Poitiers, saint Hilairo, aGversaire de l’arianisme; Lactance, le Cicéron chrétien; saint Ambroise, l’illustre archevêque de Milan. Saint Martin, l'apôtre de la Gaule, fonde à Marmoutiers, près do Tours, la vie monastique, que saint Basile avait établie en Orient par une règle justement célèbre et populaire. Saint Augustin ct saint Jérôme appartiennent à la fin de ce siècle et au commencement du suivant. On a donc eu raison de dire que cette époque est l’âge d’or de la littérature chrétienne. La langue grecque et la langue latine revivent par tant de beaux génies, avec une hauteur etune solidité deraison inconnues à l'antiquité païenne.
Mais l’Église out encore, et dès sa naissance, une autre gloire qui lui appartient en propre, celle de la charité, Dispensateurs des aumônes, les évêques, assistés des prêtres ot des diacres, nourrissent les pauvres, donnent aux malades des secours et des soins, recueillent les enfants et les vieillards abandonnés, rachètent les captifs, émancipent un grand nombre d'esclaves, soulagent enfin, suivant leurs moyens, toutes les infirmités et toutes les misères. “No devons-nous pas rougir, disait Julien au païens, que
les Chrétiens, après avoir nourri leurs pauvres, nourrissent encore les nôtres laissés dans un dénûment absolu ?”’ Les papos envoient des secours aux églises
Avec ernel, , elle toutes intré-
saint le Cièque fonde è, Que règlo in et et au on de ature atine uteur enne.
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des provinces, dans leur détresse. Toutes les commununtés chrétiennes étaient des refuges avant la creation des hospices, dont il y a déjà des exemples au quatrième siècle. ‘A Rome, dit Voltaire, il y a autant d’hôpitaux que d’arcs de triomphe.”
Lai nature humaine est rétablie dans sa dignité par la sublime fraternité de l'Evangile. L'esclave est, devant Dieu, l’égal de son maitre. Ta femme se relève aussi de son long abaissement, Naguère los dames et les vierges chrétiennes ont brave le martyre; dans des états divers, elles donnent au monde étonné l'exemple d’héroïques vertus. Sainte Monique, la mère de saint Augustin, est le type des mères de la loi nouvelle. Plusieurs, sous la direction de saint Jérôme et d’autres savants docteurs, cultivent les saintes lettres. Bientôt l’histoire nous montrera de pieuses princesses, imitatrices de sainte Hélène, contribuant glorieusement à étendre le règne de Dicu.