CHAPITRE II
De M. de Roberval, au marqus de la Roche, second vice-roi (1541-1578).
1. Lie calme ayant été rendu à la France, François I ordonna une nouvelle expédition au Canada, et nomma Jean François dela Roque, sieur de Roberval, son lieutenant-général dans le pays de Canada. 2, Le commandement de la nouvelle expédition fut confié à Jacques-Cartier, avec le titre de Capitaine général et de Maitre-pilote des vaisseaux. Cetteexpedition se composait de cinq navires, qui avaient été équipés à Saint-Malo. On n'attendait plus que Mr. de Roberval pour lever l'ancre; mais, n'ayant pas encore reçu l'artillerie, les poudres et les munitions indispensables, il se détermina à rester en Fance, afin de hâter l'embarquement de ces objets. Après avoir fait la revue de tous les équipages, il dit à Cartier de prendre le devant. La flotte avait des vivres pour deux ans,
3, Cartier mit à la voile lo 23 mai 1541, et arriva à Sainte-Croix le 23 août suivant, Les sauvages des
27. Dans quel état Cartier trouva-t-il la France à son retour ?— 1. Le calme ayant été rendu à la France, que ft François 1?—2. A de fut confié le commandement de la nouvelle expédition ?—3, Quand artier mit-il à la voile f—Quand arriva-t-il à Sainte-Croix ?
environs s’empressèrent de le visiter, spécialement celui qui avait succédé à Donnacona, en qualité de chef. En apprenaut que celui-ci n'était plus de ce monde, il n’en parut pas fort afiligé.
4, Voulant mettre ses navires en plus de sûreté qu'au hâvre Sainte-Croix, Cartier remonta le fleuve jasqu’à la rivière du Cap-Rouge, qu'il trouva être un lieu plus sûr pour les vaisseaux, et plus convenable pour y commencer un établissement. IL plaça trois de ses navires dans la petite rivière, où ils étaient protégés par l'artillerie de deux forts qu'il avait fait donstruire. Il nomma la place Charlesbourg-Royal. Le 2 septembre, il renvoya en France les deux autres vaisseaux, pour faire connaitre au roi ce qui avaitété commencé et pour l'informer que Roberval n’était pas encore arrivé.
5. Après le départ des deux navires, Cartier fit apprèter deux barques et remonta une seconde fois à Hochelaga pour examiner les sauts, afin d’être mieux en état d'aller plus avant au printemps suivant. Il laissa la garde des forts et le commandement au vicomte de Beaupré.
6. A son retour à Charlesbourg-Royal, sur quelques signes d’hostilité de la part des sauvages, il se déter. mina à mettre les forts en bon ordre et à se tenir sur ses gardes.
7. Les molestations des sauvages et les retards de Mr. de Roberval, qui ne paraissait pas encore, découragèrent les colons; ce qui détermina Cartier, à l'ouverture de la navigation (1542), à se rembarquer pour la France avec tout son monde.
8. Arrivé à l'ile de Terre-Neuve, Cartier y fit la +.ncontre de Mr. de Roberval, qui amenait trois gros navires, avec 200 personnes, tant hommes que femmes, parmi lesquels se trouvaient quelques gentilshommes.
* 4. Que fit Cartier, voulant mettre ses navires en plus de sûreté qu’au hâvre Sainte-Croix?—5. Que fit-il, après le départ deg navires? —6. Quelle attitude prit-il à son retour à Chestelbouy-fagal 2—7. Quelle détermination prit-il, à l’ouverture de la navigation ?-—8. Quelle rencontre fit-il à l'île de Terro-Nouve?
lement alité de s de ce
>) sûreté à fleuve être un venable ça trois étaient ait fait g-Royal.
x autres avait éte était pas
rtier fit de fois à re mieux
se déterenir sur
tards de , décour, à l'oubarquer
reté qu’au
navires ?
oyal?—7.
3, Quelle
I rapporta à M. de Roberval qu'il n’avait pu, avec sa petite bande, résister aux sauvages qui l'incommodaient continuellement. Et, malgré les vives instances de M. de Roberval, il ne put se décider à retourner en Canada." Afin de prévenir tout désagrément avec le lieutenant-général, Cartier leva l'ancre secrètement la nuit suivante, et regagna la Bretagne. 9. Lesieur de Roberval arriva devant Charlesbourg- Royal au mois de juillet. Il commença aussitôt à faire construire les bâtiments nécessaires pour défendre et loger ses colons. IL bâtit un fort renfermant une tour, deux corps de logis, avec chambres, cuisines, offices, un four, des moulins et un puits. Le 14 septembre, irenvoya en France deux de ses navires, pour informer le roi de l’issue de son voyage, et pour en rapporter des vivres et des fournitures.
10. La petite colonie que venait d'amener M. de Roberval, fut bientôt soumise à une première épreuve. Soit par défaut d'aliments gras, soit par la sévérité du climat, le scorbut se déclara, et fit même de si grands ravages, que cinquante personnes en moururent. Ces colons, dont un grand nombre avaient ét6 tirés des prisons de France, étaient peu propres à former une société modèle, digne du nom français. Aussi, M. de Roberval faisait-il peu de fond sur l’a venir d- cette colonie.
11. Au commencement de juin 1543, le sieur de Roberval partit avec huit barques et soixante-dix hommes, pour visiter le Saguenay, laissant trente hommes à la garde du fort, sous la conduite du sieur de Royèze. ( 12, Francois I, ne pouvant envoyer les secours demandés par M. de Roberval, chargea Cartier, paraitil, d'entreprendre un quatrième voyage au Canada, pour le ramener en France avec les tristes débris de
9. Quand le sieur de Roberval arriva-t-il devant Charlesbourg- Royal ?—10, A quelle épreuve fut bientôt soumise la petite colonie que venait d'amener M. de RobervalŸ—11. Que fit le sit ur de Roberval au commemecment de juin 1543?—12. Quel ordre “eçut Cartier peu après son retour en France?