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CHAPITRE V

De l'administration de M. de Lauzon, à la formation du Conseil Supérieur (1650-1663.)

SOMMAIRE

1-2. M. de Lauzon gouverneur.—3. Attaque des Iroquois contre Montréal et contre les Trois-Rivières.—4. Mort du P, Buteux, —65. Les Iroquois demandent la paix.—6-7. Montréal reçoit de nouveaux secours.—8, M. de Lauzon retourne en France.—9, Le vicomte d'Argenson gouverneur.—10, La desserte de Montréal confiée aux Sulpiciens.—11-12. Vigueur de M. d'Argenson.—13,. Arrivée de Mgr. de Laval.—14. L'abbé de Queylus fonde le Séminaire de Montréal.—15-16. Bravoure de Doliard et de ses compagnons.—17, Massacres commis par les Iroquois.—18-19. M. d’Argenson est remplacé par M. d'Avaugour.—20. Difficultés entre l’évêque et le gouverneur.—21, Mgr, de Laval porte ses plaintes au roi.—22-23, Grand tremblement de terre.

1. L'année 1650, si funeste à la Nouvelle-France 15. Quel fut le sort de la bourgade de Saint-Jean presque toute composée de Hurons fugitifs?—16, Que causa dans la colonie La destruction de la nation huronne ?

1. Comment finit l’année 1650, si funeste à la Nouvelle-Franoe par la destruotion des Hurons ?

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par la destruction des Hurons, se termina par la nomination de M. de Lauzon comme gouverneur-général, en remplacement de M. d’Aïlleboust. M. de Lauzon n’arriva à Québec que lo 14 octobre 1651, accompagné de deux de ses fils. Il trouva la colonie dans un état d'extrème faiblesse et rudement harcelée par les Iroquois, que leurs grands succès sur los Hurons avaient enhardis.

2. Le 18 juin 1651, une nombreuse bande d’Iroquois, ayant attaqué quelques Français à la Pointe Saint-Charles, près de Villemarie, M. de Muisonneuve envoya aussitôt du secours sous la conduite de Charles Le Moine. Les Iroquois laissèrent morts sur la place, vingt-cinq ou trente des leurs, indépendamment des blessés, qui furent emportés ou qui prirent la fuite; tandis que les colons n’eurent que quatre hommes blessés.

3, Le 26 juillet suivant, les Iroquois assiégèrent l'hôpital de Villemarie; mais le major Lambert Closse, qui s’y trouvait en garnison avec 16 hommes, le défendit depuis six heures du matin jusqu’à six heures du soir, contre 200 [roquois, qui furent obligés de se retirer honteusement devant cette poignée de braves. €

4. L'année suivante, la colonie fit une perte bien douloureuse, dans la personne de M. du Plessis-Bochart, gouverneur des Trois-Rivières, qui fut tué avec quinze de ses hommes dans un engagement contre un partie d'Iroquois. C'était le plus douloureux échec qu’eussent encore reçu les Français dans leurs guerres contre les Iroquois.

Comme le Père Buteux remontait le Saint-Maurice pour se rendre chez les Attikamègues, il fut massacré avec ses conducteurs par des Iroquois. Le Père Buteux fut le septième Jésuite qui tomba sous les coups des ennomis de la foi.

2. Que fit une nombreuse bande d’Iroquois, le 18 juin 1661 ?--3, Que firent-ils le 26 juillet suivant?—4. Quelle do:loureuse perte fit la colonie an 1652? Qu'’arrivast-il au Père Buteux, comme il remontait lo Saint-Mauriee ?

5. Vers la fin d'août 1653, cinq cents Agniers s’approchèrent des Trois-Rivières et tinrent ce poste bloqué pendant quelque temps. Lo 6 novembre suivant, ils demandèrent la paix, qui leur fut accordée.

6. M. de Maisonneuve, qui avait été obligé d'aller en France demander un renfort devenu nécessaire, fut de retour au Canada lo 27 septembre 1652, avec une recrue de cent hommes, levée dans l’Anjou, le Maine, le Poitou et la Bretagne. Il ne voulut conduire avec lui que des hommes jeunes, robustes ct courageux, tous propres au métier des armes, exercés chacun dans quelque profession nécessaire ou utile au nouvel établissement, tous sincèrement catholiques. Il exigea de plus qu’ils fussent gens de bien et de mœurs irréprochables, afin qu’ils ne gâtassent pas le reste du toupeau: en quoi, est-il dit, il a parfaitement réussi.

7. Villemarie ne devint réellement colonie, qu'après l’arrivée de la recrue dont on vient de parler. Cette recrue, la plus nombreuse et la mieux composée qu'on y eût vue jusqu'alors, fut, à proprement parler, le commencement de l’établissement solide de cette colonie. Jusqu'à ce moment, on n’y avait eu qu’un poste militaire, le fort étant la demeure ordinaire de tous les habitants du lieu.

8. Dans l'été de 1656, M. de Lauzon, se voyant avancé en âge, et comprenant qu’il ne convenait plus aux circonstances dans lesquelles se trouvait la colonie, prit le parti de retourner en France, Il établit, dans le gouvernement de la colonie, son fils, de Lauzon-Charny, en attendant l’arrivéo de son successeur. Mais, quelque temps après, celui-ci voulant aller re joindre son père en France, nomma M. d’Aiïlleboust, ancien gouverneur, pour commander dans la colonie jusqu’à l’arrivée du successeur de son père.

5. Que firent 600 Agniers, vers la fin d’août 1653? Continuèrent-ils leur agression ?—6. Quand M. de Maisonneuve fut-il de retour an Oanada?—7, Quand Villemarie devint-elle réellement oolonie ?—<. Quel parti prit M. de Lausen, se voyant avancé en âge ?

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