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CHAPITRE II

De la première administration de M. de Frontenac, à celle de M. de Denonville (1672-1655).

1. De Frontenac, gouverneur; son caractère.—2, Fort de Catiracoui.—3. Difficultés que se crée M. de Frontenac par

2%. Quelle était la conduite de la population de Montréal vers le même temps f—2?. Quel dessein conçgut M. de Coureelles, peu: wr» poser une nouvelle barrière aux Iroquois ?

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l'inflexibilité de son caractère.—4-6, M. de ia Salle complète la découverte du Mississipi.—7. Rappel de M. de Frontenac et de M. Duchesneau, M, de la Barre, gouverneur.—8. Kxpédition de M. de la Barre contre les [roqnois ; il manque d'énergie.

1. M. de Courcelles fut remplacé par Louis de Buade, comte de Frontenac, lieutenant général des armées du roi. Il arriva à Québec au commencement de l'automne 1672.

2, L'année suivante, M. de Frontenac fit construire le fort qu'avait projeté M. de Courcelles, à l'endroit appelé Cataracouï, et lui donna son nom; c’est aujourd’hui Kingston.

3. Vers ce même temps, le comte de Frontenac, ayant appris qu'à Montréal des officiers du roi fuisaient la traite malgré les défenses publiques, envoya le sieur Bizard, lieutenant de ses gardes, pour les arrèter; or, M. Perrot, gouverneur de Montréal, qui était associé secrètement avec l’uu des prévenus, prit parti pour ce dernier. Mandé à Québec pour donner sur sa conduite des explications satisfaisantes, M. Perrot s’y refusa; il fut alors arrêté par les ordres du gouverneur-général et emprisonné au château Saint-Louis.

Mais malheureusement M. de Frontenac ne se borna pas à cette vigueur qu'il venait de déployer pour le soutien des lois ; la fougue de son caractère l'emporta beaucoup trop loin. M. Perrot avait à Montréal un ami, M, l'abbé de Salignac Fénélon, du Séminaire de St. Sulpice, qui n'avait pas approuvé tous les procédés du gouverneur-général ; celui-ci le fit aussi emprisonner, sous le prétexte qu’il avait prêché contre lui, Le comte de Frontenac se brouilla ensuite avec M. Duchesneau, intendant de la colonie, exila, de sa propre ‘utorité, le procureur-général et deux des conseillers; enfin, la cour dut le rappeler et la paix fut rétablie dans le pays.

1 Par qui M. de Coureelles fut-il remplacé 7—2, Quand M. de Frontenac fit-il construire le fort qu'avait projeté M. de Courcelles ?

Quele fut la conduite de M. de Froutenac dans le gouvernement de la colonie &

HISTOIRE DU G\NABA, 11674

“Lo comte de Frontenac,” dit le Père de Charlevoix, “avait l'esprit vif, pénétrant, ferme, fécond et fort cultivé; mais il était susceptible des plus injustes préventions, et capable de les porter bien loin Sa valeur et sa capacité étaient égales; personne re sut mieux prendre, sur les peuples qu’il gouverna, cet ascendant si nécessaire pour les retenir dans le devoir et le respect.”

4. En l'année 1678, l’intendant Talon ehares Louis Jolliet, natif de Québec, et le P. Marquette, jésuite, d'aller reconnaître si le fleuve dont parlaient les Sauvages de l'ouest, se jettait dans le golfe du Mexique ou dans l'Océan Pacifique.

Ces deux intrépides voyageurs 8e rendirent à la baie des Puants, sur le lac Michigan, remontèrent la rivière aux Renards, qui s’y jette, puis descendirent la rivière Wisconsin jusqu’à son embouchure. De la, ils suivirent le grand cours d’eau dont la rivière Wisconsin n’est qu’un petit affluent; puis, après avoir passé devant les bouches du Missouri et de l’Arkansas, ils s’arrêtèrent en ce dernier endroit, convaincus que le fleuve qu’ils venaient de descendre était bien celui que les Sauvages désignaient sous le nom de Michisipi, ou grande rivière, ” et qu’il se jette dans le golfe du Mexique,

Ils revinrené sur leurs pas; le P. Marquette se fixa cheg les nations de l'Ouest, où il mourut deux ans après, et Jolliet retourna à Québec, après avoir failli se noyer au saut Saint-Louis et y avoir perdu la relation détaillée de son voyage.

5. En 1674, Québec fut érigé en évèché. Mgr. de Laval qui, jusqu'alors, n'était qu'évêque in partibus de Pétrée, et vicaire apostolique du Canada, en fut le premier titulaire. Louis XIV avait enfin permis que

4, De quoi l'intendant Talon chargea-t-il Jolliet et le P. Maruette, en 1673? Rapportez en peu de mots le voyage de Jolliet ei du , Marquette.—5. En quelle année Quéhéc fat-il érigé en évèché!

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