‹ Cours abrégé de belles lettres à l'usage du Collége [sic] de Montréal [microforme]Chapitre 17 sur 77 · COM · texte numérisé non relu

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négligée ; que Mbschus l’a érrangén rec art; que

Bion lui a donné'des parures. Chez Thésoriteÿ: l'I-

dylle est dans un bois, ou:dansiune verte’ prairie ;

chez Moschus, lle est dans une ville ; : :ches Bion, elle est presque sur un:théâire: : Or:quand'nous lisons

des borgèries,, nous: aimons à nous: <seoper Dors des. villes et dans les champs: :

— Virgile né à Mantoue, et in-goise ‘des pod latins, se fit d’abord connaître à Romepar ses poésies pastorales. Il ‘estile éul': poète ‘de sa ntioniqui: ait . excellé dans ce genre; et il à: mieux: aimé prendre pour modèlè Théocrite, que Méschus:et Bion. ‘Aussi ses poésies nous--offrént le modèle dela simplicité

. embellie: : dé tous ses! charmes. :: Horace x peint le

caractére de ses Eglagués-dans ce vers fameux : tot 0 EG OT :: molle atque facétum.

Vi rgilio sénuegun MétÉie ns rure:Cameneæ.

fr ‘Sat. 10. 6B. 1 Les Muses ‘ds tlote Fe écoird à Virgile le

dou et le gracieux’ Nous pouvons ‘en juger par

l’Eglogue svivante dant house citrons ‘ici qu’un fragment. Le sujet est ln mort-d’un frère de:ce poète, représenté sous ie nom de Dapbnis. Mopsis, élève . de Virgile; pleure Déphnis, et Virgile, sous le nom de | Méneies en sax Re La +. est 4e Gressets: MOPSUS: | :

Daphnis n'est plus! En Es PORN ne ’ Des da Husmoitif

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Je le demande aux bois, et les bois me tépètent : Il n’est plus! Il n’est plus!

Destins trop rigoureux, inexorable Parque !

Quels injustes arrêts .Précipitent sitôt dans la fatale barque Ce berger plein d’attraits!

Je vois ses yeux éteints : sa mère inconsolable Les arrose de pleurs, Et ses cris vont apprendre au Ciel impitoyable Ses amères douleurs.

Infortuné Daphnis! L’avide Proserpiné T’enlève avant lé temps:

Ainsi tombe un tilleul que le vent déracine Dans son premier printemps: / © jour trois fois cruel Quel deuil dans la nature ! V - Nous vîimesen cés-bois Le soleil sans clarté, la terre sans verdure, Et les oiseaux sans voix.

Les ruisseaux, eflayés du bruit de nos alarmes, Murmuraient des sanglots:

L’horreur d’un triste bord;:et les flots de nos larmes Précipitaient leurs flots.

On entendit gémir les:'jeunes Oréades À cet instant.fatal, Et de: leurs belles eaux les sensibles Naïades Troublèrent le crystal, Aux longs gémissements des nymphes fugitives, Les échos attendris Renvoyèrent, du fond: des cavernes serre a De lamentables cris.

nuwrress. 66.

Alors aucun pasteur ne meva net pe Ses troupeaux languisents:

Sa flûte.était muette, ou-ne rundait qu'à peine De dououreux accents. . . L | Il n’est plus de beaux jours, Berger, depuis ta pere, Plus de fêtes pour nous ; e Palès ne chérit plus cette vigne déserte ;: Elle fuit en eourreux.

e Nos prés sont défleuris, de plantes infertiles: : - Et nos jardins n’ont plus que des ronces stériles : A la place des lis.

Nous devions les attraits de toute la contrée Atesattrs -hériss ure ! 4 Telle, aux raisins ,.1xnt$ dont elle est Lo gédé La vigne doit son prix... M Daphnis était l'amour et la gloire première Des bois et des hameaux ; 8 Faut-il qu’il ne soit plus, en perdant la lumière, Que l’objet de nos maux !

urmes | Dans l’oisive langueur de nos douleurs:extrêmes : Cessons de nous plonger; Allons rendre l’honneur-et les devoirs: suprêmes Aux mânes du Berger. de Pasteurs, rassemblez-vous,dépouillez ronguidande, . Et vos habits de fleurs ; e y | Paraïssez, apportez de funèbres offrandes Sous. de noires couleurs. r Marchez sans chalumeau, renversez vos-héuleties, Couvrez-les de cyprès ;

nt:

Sur cés autels jonchés de piles seed Consacrez:vos regrèts.

, Elevez le tombeau du bérger que je Scie, Prèsde ces’antres verts, Et, pour éterniser sa mémoire touchant, Inscrivez-yc« vers:

+ Sous ce froid monument le beau Daphhis Fénot ; à Il n’a presque vécu que l’ûge d’une robe ; TT était le pasteur d’un aimable troupea ; Lui-méite était encor plus aïmable et plus beau. Bergères, qui passez dans ce bocage sombre, Donnez des larmes à'son: res a Donnez des fieure à son tombènu.

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Votre chant m’a chs:mé: cette tendre péiniture

Doit ses‘traits ingénus aux mains de la nature.

Je goûte à vous entendré‘une égale douceur |

A celie que ressent l’aride + ‘voyageur,

Quant, pour se: rafraîchir, il trouve une onde claire,

Et, ‘pour s6 délasser, une ombre solitairé: EE

Mais il faut pour Dephnis que je chante à mon tour ;

Il m’aimait, je lui dois ce fidèle retour ; ;

Je ne mets point sa perte au rang de nos désastres.

Daphnis déifé règne au séjour des astres ; F

Sos grâces, ses vertus triomphent de læ mort;

S’il meurt pour nous, il vit pour un plus noble sort. Du sombre deuil tristes compagnes,

. Plaintes, fuyèz de nos campagnes ; À us: # à pti reprenez vos hautbois ; ;

Du beau Daphnis chantez la gleirc ; Il n’a point.passé l’onde noire;

1i est au rang des Dieux protecteurs de vos. sv Il peut, porté sur les étoiles, … : | Contempler san: nuît et sans voiles

La marche et les clartés des célestes flambeaux ;

Sous ses pieds il voit les nuages; Les tonnerres et les.orages, Etles mondes divers, et l’empire des eaux. .

au. Revenez, Jeux, Plaisirs, Naiades,

Flore, Cérès, Amours, Dryades ; Que tout au Dieu Daphnisapplaudisse.en ces lieux : Qu'il soit chanté sur la musette, .Qu’une foule d’échos répète :

Daphnis n’est plus mortel, il est au rang des Dieux. Déjà sous son naissant empire, .

À notre bonheur tout conspire, Tout éprouve déjà les faveurs de Daphnis ; Le loup devenu moins avide, L’agneau devenu moins timide, .

Dans les mêmes vallons bondissent réunis, Si nos hameaux ont su te plaire, : Sois, Daphais, leur Dieu tutélaire :

Ne porte pas tes soins sur des bords étrangers; : Procure-nous des jours tranquilles, :- :

. … : De‘belles nuits;-des champs fertiles ; . Sois le Dieu des troupeaux et. le Rai do bg - Tu-recevras sur ce rivage | |. Lenradmes dons, lo:mémé hommage:

Que reçoivent de nous les premiers Immortele:

Suivi d’une fidèle troupe, J'irai verser à pleine coupe + Et le lait-et le vin sur tes nouveaux autels. Dans les festins, dans l’allégresce, Echauffés d’une douce ivresse, Nous te -célébrerons à l’ombre des ormeaux :

Les Bergersunis :: Bergères Formeront des denses légères, Et marieront leurs voix su son des chalumeaux. Tant que labeille au sein de Flore Ravira les pleurs de PAurore, Autant, jeune Dieu, tes fêtes dureront :

On égalera tes louanges À celles du Dieu des vendanges, Et toujours en ces lieux tes autels brilleront. —Racan, qui fut diseiple de Malherbe, releva en France la gloire de lEglogue. Il-ævait un génie fécond ; par conséquent il ne lui manquait rien pour . être berger. Aussi retrouve-t-on dans ses bergeries lesprit de Théocrite et de Virgile, et il y à des moreeaux qui peuvent être comparés avec ce que ces deux poètes ont de plus délicat. Nous citerons. ici ses

stances adressées à Malkerbe, où il peint le repos et

la simplicité de la vie champêtre.

. Tircis, il:faut penser à faire la retraite :

La course de nos jours est plus qu’à demi faite ; : L'âge insensiblement nous conduit à la mort, ous avons assez vu sar la mer de ce monde Error au:géé des vents.notre néf à il est temps de-jouir des délices du port,

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