‹ Cours abrégé de belles lettres à l'usage du Collége [sic] de Montréal [microforme]Chapitre 63 sur 77 · XVII, RÉFLEXIONS SUR LE THÉATRE · texte numérisé non relu

XVII, RÉFLEXIONS SUR LE THÉATRE

Mon pére ! reprit brusquement le jeune homme ; il n°y a plus de pères; il n’y a que des tyrans. (C’est la leçon qu’il avoit apprise à la Comédie du pére de famille, Aussi de queique réputation que jouissent parmi . nous les poètes qui ont excellé dans le genre dramatique, quand il s’agit d'apprécier leur gloire selon sa juste valeur, elle se réduit à relever simplement l'éclat de leurs talents ; car l’abus qu’ils en ont fait, et qui est un mal irréparable, imprimera toujours à leur mémoire S’ils s’en

une flétrissure que rien ne saurait cffacer.

| fussent tenus au but fondamental de la poésie, qui est de remuer les passions qu’il nous importe d’avoir vives, et de ne nous montrer les autres que pour nous en inspirer de l’horreur ; leurs ouvrages, outre qu’ils scraient pour nous, comme le doivent être les beaux Arts, une source d’agrément et de plaisir, auraient Mais par une

encore l’avantage de nous instruire.

uite malheureuse de la corruption du cœur humain, qui se plait à changer en poison les dons les plus précieux de la nature, presque toutes les Comédies et les Tragédies ne contiennent autre chose que des passions vicieuses, cmbellies et colorées d’un certain fard, qui ne sert qu’à les rendre encore plus aimables, et par là même plus dangereuses.

Nous écrivons ici pour tout le monde, mais particulièrement pour les jeunes gens ; et nous avons cru que non seulement il nous était permis, mais qu’il était de notre devoir de leur donner cet avertissement, afin de les mettre sur leurs gardes.

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