‹ Cours abrégé de leçons de chymieChapitre 28 sur 29 · CLASSE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CLASSE TROISIÈME

Substances animales appartenant à chacun des sept ordres d'animaux en particulier.

Ordre lo.

Aux J Mammi j fères.

Ordre 2o. |

Aux {

Oiseaux, i

Ordre 3o. |

Aux ^

Aiyphibies. |

Ivoire.

Bois de cerf.

Corne.

Laine.

Musc.

Œufs.

Plumes.

Fiente.

Membrane

stomacale.

Vipère.

Crapeau.

Seine.

Lésard.

Tortue.

f Civette. Ordre lo. | Castoreum, Aux j Ambregris.

Mammifères.

Ordre 6o.

Aux

Insectes et ' aux Vers'.

Blanc de baleine.

L Bézoards.

{ Miel et cire.

Cantharides.

Cloportes.

Fourmis.

Laque.

Pain de four-

mist

Soie.

Cochenille.

Kermès.

Pierres d'écrevisse.

^ Lombrics.

C Icthyocole.

.,, . Huile de pois-

OfflDRE 4o. „ ^

. ! son.

„^"'' \ Ecailles de

Poissons. .^ -^

poisson,

(^ Os de poisson.

[ Os et encre Ordre 5o. | de la seiche.

Aux "^ Perle et na- Mollusques. I cre de perle.

(^ Coquille.

Le régne animal est d'un ordre de composition différente de celle du règne végétal, le iiitrogène surtout qui se trouve en petite quantité dans les végétaux, existe, au contraire, entrés grande proportion, dans les substances animales; il y est associé avec l'oxygène et le carbone, principes élé.

f^ „ ç Coralline.

Ordre 7o. | r'^^o.i Aux I Corail.

ry ,, { Madrépores.

Zoophytes. | Eponges.

mentaires dont elles sont formées, et qui constituent des combinaisons quaternaires qui sont souvent compli(]uée3 par la présence du soufre et du phosphore. Outre ces caractères particuliers, il en existe encore plusieurs autres non moins importants. C'est ainsi que la décomposition des substances animales, par l'action du feu, donna beaucoup d'ammoniaque, tandis qu'à l'exception des plantes cruciformes qui en fournissent peu, l'on retire des végétaux des liquides acides ou des huiles pyrogénées. Les composés végétaux passent, par la fermentation, à l'état spiritueux ou accessent, comme on le voit dans les diverses boissons, le vinaigre, &c. Les substances animales se putréfient et fournissent des odeurs infectes insupportables. Les animaux ont tous des organes sensibles et irritables, ce qui n'existe pas chez l'université des végétaux.

Les substances composées végétales sont essentiellement composées de carbone, d'oxygène et d'hydrogène. Les plantes crucilormes, cependant, tels que les choux, les navets, les raves, la moutarde, &c. contiennent du nitrogène, ce qui est cause que, pendant leur décomposition, elles exhalent une odeur plus infecte que celles des autres classes. Le soufre se trouve aussi dans quelques plantes de la classe papillonacée, telles que les pois, et surtout les fèves ; mais la potasse, la chaux, la soude, la magnésie et la silice entrent toutes plus ou moins dans la composition des constituants prochains des plantes, telles que l'épiderme, le cortex, le liber, le parenchyme, la sève, le lignime, l'empois, le sucre, la gomme, la matière extractive, le principe narcotique, la glue, le tan, la cire, la résine, le bitume, le baume, le camphre, le mucilage, le miel, quelques acides, comme l'acétique, le benzoïque, le bolétique, (X.) le citrique, le gailique, le malique, l'oxalique, le prussique et le tartarique, et les diverses huiles divisées en fixes et volatiles, dont nous dirons quehjues mots pour en établir la distinction en deux classes principales.

(X*) L'acide bolétique, dont on se sert en sauce assaisonnée avec des épices pour certaines viandes, comme le bœuf, «Sec. est le jus extrait d'une espèce de champignon comestible, le Boletus-margi7iahts, dont on mange quelcjuefois, rôti ou bouilli, ainsi que d'une autre espèce, le Phallus-imjmdians, que nous appelions Morille, qui est un excellent comestible. Généralement parlant, les autres champignons sont des poisons mortels.

On appelle huile, cîes substances plus ou moins épaisse», qui sont grasses, onctueuses au toucher, inflammables, insolubles dans l'eau, qui ont la propriété de former des savons, lorsqu'on les combine avec les alkalis, et de se congeler par l'action du froid.

Les huiles ne peuvent être formées que dans les corps organiques, et toutes les matières qui présentent un caractère huileux dans les minéraux, doivent leur naissance à l'action de la vie végétale ou animale, comme le bitumen et le pélrolium qui sont des huiles végétales dont on se sert en médecine sous le nom de BrilisJi-Oil.

Comme on l'a déjà observé, on distingue deux sortes d'huiles, les huiles fixes, qu'on appelle aussi huiles grasses et douces, et les huiles volatiles ou essentielles.

Les huiles fixes sont celles qui sont insipides au goût et ne s'évaporent pas par Taction du feu, mais se congèlent et deviennent concrètes ou épaisses, lorsqu'elles sont exposées au froid, comme l'huile d'olive, de castor, de lin, de marsoin, d'oie, de baleine, &c. &c.

Les huiles fixes contiennent et se séparent en deux principes composés, le Stéarine et ÏELnïne^ et sont plus ou moins concrètes à la température ordinaire, selon que l'un ou l'autre de ces principes prévaut. Elles sont portées à être plus concrètes, ou plus épaisses, lorsque le Stéarine prédomine, et à être plus liquides, lorsque TElaïne excède. Quelques huiles fixes laissent aisément échapper la substance élaïne, et deviennent résineuses, raison pour laquelle elles sont généralement employées dans l'art de peniturer.

Comme les huiles animales, les huiles fixes végétales se combinent aisément avec les alkalis et forment du savon. Le meilleur savon dur se fait avec Thuile d'olive et de la soude Cla b;)se du sel marin.) Mêlée avec de la cire d'abeille, l'huile d'olive forme le cérate des médecins.

Les huiles volatiles sont celles qui ont une propriété active et mordante au goût, se dissipent aisément et se convertissent en vapeur au simple degré de la chaleur de l'eau bouillante, s'enflamment par le contact des acides puissants, ayant une odeur aromatique très prononcée, et généralement très agréable, raison pour laquelle on s'en sert souvent en parfums, comme l'essence de cilron, d'orange, de genièvre, de doux, de canelle, de menthe, et l'esprit de térébenthine, &c. &c.

La conservation habituelle des feuilles vertes des arbres

du genre piniis, est probablement due à la grande quantité d'huiie de térébenthine que ces arbres contiennent, ce qui les rend plus vivaces et plus propres a résister aux vicissitudes et à la rigueur du temps.

Toutes les huiles sont formées de carbone, d'hydrogène et d'une petite quantité d'oxygène; le carbone prédominé dans les fixes, et l'hydrogène dans les volatiles. La prédomincnce du carbone donne aux huiles fixes leur eonsistence permanente, et celle de l'hydrogène doime aux huiles volatiles leur caractère particulier d'injfliiramabilité et de volatilité.

Les huiles sont d'un grand usage dans la médecine et dans l'économie domestique; celles qui sont le plus communément employées sont l'huile d'olive et l'huile de castor, dont lu nom trompeur fait souvent croire qu'il tire son origine de l'animal de ce nom, tandis qu'elle est extraite des graines d'une plante dont le nom botanique est Ricinus commufils, mais que nous appelons vulgairement Palma-Christi ; dont la beauté particulière nous fait prendre plaisir à la cultiver dans nos jardins. Cette plante croît facilement sous l'influence Je notre climat; c'est pourquoi, comme de l'huile de lin, nous pourrions faire de l'huile de castor, un objet de commerce dans notre pays.

L'usage des végétaux est très considérable dans la pratique de la médecin.', et indépendamment de l'usao-e fréquent que l'on en fait dans les besoins journaliers de la vie, et des sensutions délicieuses qu'ils nous procurent, ils présentent encore une foule de propriétés non moins importantes, telles que nous l'avons déjà observé ; par exemple celles d'absorber l'hjdrogène, d'attirer et de décomposer l'acide carbonique, pour s'approprier le carbone, et de contribuer, lorsqu'ils sont frappés par les rayons du soleil, au renouvellement de l'atmosphère, en versant des flots d'oxygène qui remplacent admirablement celui qui est consommé sur la surface du globe dans l'acte de la respiration et des nombreuses oxygénations et combusiions qui s'exécutent habituellement. C'est ainsi que la nature, celte industrieuse ouvrière, a su établir une harmonie aussi merveilleuse que sublime, en faisant un échange parf;iit entre nos produits et ceux que fournit l'imniense (}uantité de plantes qui végètent sur notre sol, et conserver, par ce mécanisme imposant et magnifique, la salubrité de l'air que nous respirons, que nos diverses fonctions auraient incessamment vicié, de manière à en changer entièrement 1b nature et les propriétés. 18

L 1S8 ] Leçon Vingt-Deuxième.

Tableau des Affinités.

Dans cet exposé comparatif qui est une simple traduction d'une partie d'un tableau de mon savant professeur, Amos EatoJiy A. M., chaque substance dont !e nom est imprimé en petites capitales, a la plus grande affinité pour la substance suivante, et le degré de cette force attractive est moindre pour la substance suivante, et ainsi de suite en succession. L'oxjgène, ce principe générateur de tant d'autres, et très important en cbjmie, se présente le premier à notre considération.

Oxygène, carbone^ maîigmièse, xinc^fer^étain, antimoine, hydrogène, phospJiore, soufre, arseîiic, 7iïftû(rè?ie, n'ikel, cobalt, cuivre, bismui/i, mercure, argent, or, platine, acide muriatique (avec lequel Voxygène forme Caeide oxy-muriaiique.)

Oxygène, (considéré sous le rapport de la facilité avec laquelle on le sépare, par l'action du calorique, des métaux avec lesquels il s'est combiné naturellement) titane, manganèse, zinc, fer, élain, molybdène, cobalt, antimoine, nikel, arsenic, chôme, bismuth, plomb, cuivre, platine, mercure, argent, or.

Carbone, oxygène, fer, hydrogène.

NiTROGENE, oxygène^ soifre, phosphore, hydrogène.

Hydrogène, chlorine, oxygène, soufre, carbone, phosphore, nitrogène.

Soufre, Phosphore et Potasse, soude, fer, cuivre, étain, plomb, argent, bismuth, antiînoine, mercure, arsenic, molybdène.

Potasse, Soude, et FLAMMONiAguE, les acides, sulphurigue, fluorique, oxalique, tattarique, arsénique, citrique, benzoïque, sutphureux, acétique, boracique, carbonique, prussique, substances oléagineuses, l'eau, le soufre.

Baryte, les acides suLphnrique, oxalique, fluorique, phosphorique, nitrique, muriatiqut, citrique, tartarique, arsénique, benzoïque, boracique, carbonique, prxissique.

Strontite, les acides sulphnrique, pJtusphorique, oxalique, tartariqîic, fluorique, îiitrique, fnuriatiquc,carbonique.

Chaux, les acides oxalique, sulphurique, tarlnrique, phosphorique, nitrique, muriatique, fluorique, arsénique, citrique, malique, benzoïque, boracique, carbonique, prussique, \t soufre, \e phosphore, l'eau, \es huiles ,/irés.

Magnésie, les acides oxalique^ phosphorique, sulphuriguey Jluorique^ nitrique^ muriatique, tartarique^ citriquey btnzoïquey acétique^ horaciqiie, carbonique^ prussiqiie, le sojifre.

Alumine, les acides sv/p/iurique, nitrique, muriatique^ oxalique, Jluorique, tartarique, citrique, phusphorique, benzdique, acétique, horacique, carbonique, prussique. Silice, V acide fluor iciue, ]a potasse.

Oxyde de Platine et d'Or, les acides gallique, muriatique, nitrique, sulphurique, arsenique, Jluorique, tartarique, . phosphorique, acéUque, prussique, Vammoniaquh.

Oxyde d'Argent, les acides gallique, muriatiqne, oxalique, arscràque, phosphorique, sulphurique, tartarique, citrique, malique, nilriqnc, Jluorique, acétique, benzdique, boracique, prussique, carbonique.

Oxyde de Mercure, les acides gallique, muriatique, oxalique, arsenique, plwsphoricfue, sulphurique, tartarique, citrique, viatique^ nitrique, Jluorique, acétique, benzdique, boracique, prussique, carbonique.

Oxyde de Plomb, les acides gallique, acétique, sulpihurique. oxalique, arseyiique, tartarique, phosphorique, muriatique, nitric^ue, Jluorique, citrique, malique, benxdiqut, boracique, prussique, carbonique, les huiles Jixes, Vammoniaque.

Oxyde de Cuivre, les acides gallique, oxalique, arsenique, t irturique, phosphorique, viuriatique, nitrique, Jluorique, citrique, acétique, boracique, prussique, carbonique, les alkalis fixes, les huiles Jxes, Vammoniaque.

Oxyde d'Arsenic, les acides gallique, muriatique, oxalique, sulphurique, nitrique, tartarique, phosphorique, Jluorique, citrique, acétique, prussique, les alkalis Jixes, C ammoniaque, les huiles Jixes, l'eau.

Oxyde DE Fer, Xea acides gallique, oxalique, tartarique, camphorique, sulphtirique, inuriatique, nitrique, phosphcrique, arsenique, Jluorique, citrique, acétique, prussique, carbonique.

Oxyde d'Etain, les acides gallique, muriatique, sulphurique, oxalique, tartarique, arsenique, phosphorique, nitrique, Jluorique, citrique, acétique, boracique, Vammoniaque, prussique.

Oxyde de Zikc, les acides gallique, acétique, oxalique, sulphurique, muriatique, nitrique, tartarique, phosphorique, citrique, fluorique, arseniue, boracique, prussique, les alkalis fixes, l'ammoniaque.

Oxyde d'Antimoine, les acides gallique, muriatique,

beneo'iqne oxa/igue, sidpkurique, Jiitnque, iartarique, phos- -phoriqnc^ dirîque, Jluoriqiie, ùrsenique^ acUiquc^ boraa'que, prussique, les alkalis Jixes, l'ammom'aque.

Acides Sulphurioue et Prussioue, ]ii banjfe,slrontite, potasse, soude, cfiajix, magnésie, atnmoniaqiie, alumine, les oxydes métalliques.

AciDMS Phosphorique et Carbonique, la baryte, atrontite, chaux, potasse, soude, ammoniaque, magnésie, alumine, les oxi/des métalliques.

Acides Nitrique et P/Iuriatique, baryte, potasse, soude, strontite, cliaux, magnésie, ammoniaque, alumine, les oxydes métalliques.

Fluorioue, Boracique, et Arsenique, la chaux, baryte, magyiésie, potasse, soude, ammoniaque, alumine, silice.

Acides Acétique et Lactique, la barijle, potasse, soude, chaux, ammoniaque, magnésie, alumine, les oxydes, métalliques.

Acides Oxalique, Tartarique et Citrique, la chaux, baiyte, strontite, magnésie, p)otasse, soude, ammoniaque, alumine, les oxydes métalliques. Veau, Yalcohol.

Acide Ben zoïove, T oxyde blanc, Varscnic, la potasse, soude, ammoniaque, baryte, chaux, magnésie, alumine.

HurLES Fixes, la chaux, baryte, potasse, soude, magnésie, Voxyde de Mercure, autres oxydes métalliques, Valuminc.

Ai.coHOL, \eau, Vélhcr, Vhuile volatile, les sulphurcs aJkalins.

Hydrogène Sulphure', la baryte,' potasse, soude, chaux, ammoniaque, magnésie.

Une référence à cette table peut être d'une grande utilité dans maintes occasions différentes, surtout lorsqu'il est important de connaître le?, incompatibles dans les compositions pharmaceutiques et autres.

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