‹ Cours abrégé de leçons de chymieChapitre 8 sur 29 · XVII · texte numérisé non relu

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eu végétale, le tissu, lâche ou serré, la couleur, noire ou blanche, &c. de l'étoffe employée pour les faire, et tout ce, par rapport au temps, qui peut être, beau ou mauvais, sombre ou clair, chaud ou froid ; et à l'air atmosphérique, qui peut être sec ou humide, pur ou impur et imprégné de substances hétérogènes plus ou moins injurieuses à la constitution humaine.

C'est encore la Chymie qui nous guide dans le choix également nécessaire de nos aliments, nous faisant connaître leurs principes constituants et nous mettant par là en état de juger de ceux qui conviennent à notre tempérament, et aux différentes conditions, saines ou morbides, dans lesquelles nous pouvons nous trouver ; les unes demandant une nourriture principalement carboneuse, les autres une mucilagineuse, les autres une oxygéneuse, les autres une féculente, &c. &c, ayant toujours en vue, conjointement avec les constituants chym.iques de chaque aliment, l'idiosyncrase particulière, et la condition actuelle de chaque personne.

La Chymie est encore d'un grand secours à ceux qui, soit par état ou autrement, sont appelés auprès des malades ou des cadavres, surtout de ceux qui sont décédés de fièvres putrides. Ce sont les principes de cette science qui nous dirigent dans l'emploi des moyens propres à nous garder contre l'effet morbifique que peuvent avoir, sur les malades et autres personnes, des gaz qui s'échappent des corps pendant la maladie ou après le décès, et même d'en empêcher, ou au moins d'en modérer, pour un certain temps, la putréfaction.

La Pharmacie. — La Pharmacie est l'art de composer ou de préparer les remèdes pour servir a la guérison des maladies ; et dans ses divers procédés, la Chymie est encore au pharmacien d'un secours indispensable. En effet, la Chymie est la clef de la pharmacie, que, sans l'aide de cette science, le pharmacien ne saurait exercer avec avantage pour lui, ni certitude pour ceux qui sont dans le besoin d'avoir recours à ses remèdes. Or, bien que les médecins ne soient pas regardés comme pharmaciens, cependant leur profession les constitue tous nécessairement tels dans maintes circonstances imprévues et différentes oii celle-ci les engage journellement.

Celui qui exerce la profession honorable de médecin, sans avoir pour guides constants les principes de la Chymie, no saurait le faire sans détriment au malade, ni compromettre beaucoup sa réputation. Car dans la composition et dans l'administration des remèdes, rien de plus important que la connaissance que nous donne la Chymie des diverses substances qui, pour en recevoir l'effet respectif, sont incompatibles entr'elles, et dont l'opération collective est ou neutre ou entièrement différente de celle que l'on désire produire, comme on le voit bien démontré dans l'excellent ouvra^e d'Orfila, du Dr. Paris, &c. Il est donc très nécessaire que le médecin, comme le pharmacien, connaisae h fond les principes de la Chymie, sans l'application con-

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