‹ Cours abrégé de leçons de chymieChapitre 9 sur 29 · XVIII · texte numérisé non relu

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tînuelle desquels il ne peut être qu'un empirique audacieux, pratiquant au hasard, et mettant chacun dans le danger éminent de perdre la santé, et souvent même la vie.

L'Esprit et la Morale. — Non seulement les arts et les sciences naturelles reçoivent de la Chymie un secours puissant, mais encore l'esprit humain, et même la morale le partagent aussi en maintes occasions différentes ; l'esprit, en le conduisant à l'art élevé du raisonnement et de la déduction ; et la morale, en excitant le chymiste chrétien à admirer les œuvres du créateur, et à s'en rapprocher, par la pensée et par les réflexions que demande de lui la fréquente application des principes de cette science. Car, dans ses observations philosophique.?, et dans toutes ses expériences analytiques et synthétiques sur les corps physiques décomposables de la création, la connaissance qu'il acquiert de leurs lois générales et spécifiques, de leurs constituants, homogènes et hétérogènes, de leur nature, intrinsèque et extrinsèque, et de leurs divers effets, respectifs et colfectifs, est très propre k toucher le cœur de l'homme et à lui faire admirer, avec respect et humihté, le pouvoir et la sagesse de l'Etre tout-puissant.

Cette transition, des arts au spirituel, paraîtra moins considérable, si le lecteur veut bien se laisser persuader de quelques principes fondamentaux de la méthaphysique.

La constitution et les facultés de l'esprit humain sont la base naturelle sur laquelle est fondée cette science sublime qui traite de leurs fonctions respectives. Par l'application facile des principes de la Chymie, l'homme acquiert la connaissance de la nature, des propriétés et de l'usage d'un nombre infini d'objets de toutes sortes qui, sans leur secours, leur seraient inconnus— Or, à tout bien considérer, la connaissance n'est autre chose que ce qui existe dans l'esprit, et sa certitude, par conséquent, n'est pas absolue, mais relative aux principes cognitifs de l'intellect. La nature et les propriétés de l'esprit sont entrelacées et confondues dans le tissu subtile des connaissances, et les connaissances humaines résultent de l'exercice de ses diverses propriétés ou facultés de l'esprit, opérant, au moyen de nos organes sensitifs, sur les différents objets de la création propres à faire naître sur eux les impressions qui les lui manifestent.

Ces impressions des objets naturels sur nos sens, et cette opération cognitive de l'esprit sur eux, ne sauraient avoir lieu sans l'mtervention auxiliaire des nerfs qui originent en particidier des différentes parties du cerveau et de ses dépendances ; et ce sont ces mêmes nerfs, avec ceux d'autres sources, qui composent lo système nerveux, tissu filamenteux et ininterrompu qui constitue l'être vivant ce qu'il est. liCs organes de nos sens, tels que ceux de l'ouie, de la vue, de l'odorat, du ^oût et du toucher, qui sont 0U3 pourvus de nerfs d'une manière particulière et abondante, eçoivcnt les impressions vniiées de l'extérieur, les nerfs les

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