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d^uno nntine surprcnaiitu, et lui l'ait voir le champ d'une vaslo perspective qui s'ouvre à son inspection, et qui, dans le cours do lu vie et de l'ac<|iii.silion do nos connaissaiic<'s, s'agrandit continuellement, jus(|u'à co (ju'il expose enlin îi l'«x;il étonné, l'étendue iujmense et lu i;rund(>ur admirable do notre nature intellectuelle et morale !
Les vérités méthaphysiques, donc, loin d'être spt'cidativcs et inccrlnines en elles- mêmes, comme le croient quel([ues-uns, sont celles sur lesquelles reposent toutes les autres. Ceci est un axiome absolu, et si l'on rejette cette proposition, l'on détruit par ïh même la base raisonnal)le de toute connaissance ; car l'analyse des connaissances humaines, du jii;;ement,de la mémoire, de nos sentiments et do nosallections nous conduit naturellement à la conclusion que leur diirércnce dépend essenliellcmont do certaines facultés dillerentesde l'esprit, par l'exercice desquelles certaines actions excitent en nous des sentiments d'approbation ou du contraire.
Mais nous ne saurions connaître «îe l'esprit, que les diverses relations qu'il a avec les autres objets de la nature, et ce n'omit qu'en le comparant avec les autres objets, que nous pouvons parvenir h la connaissance do ses iacidtés et de ses propriétés caractéristiques. Les diverses facultés de l'esprit, lorsciu'elie» sont dormantes, ne sauraient être les sujets du sentiment même de sa propre existence, comme on le voit dans les enl'ants nouveaux nés, dont l'intellect ne se dévchjppe qu'ensemble avec les organes, au moyen desquels û se manifeste et devient cidtivable, mais comme la lumière, qui rend tout autre chose visible, l'esprit ne l'est lui-même que lorsqu'il est réfléchi dos autres objets dont les impressions dillérentes excitent en action les diverses fî'.cultés innées qui le constituent ce qu'il est.
Ainsi donc, une science n'étant autre chose que l'esprit opérant sur les objets dont il prend connaissance, par les impressions qui lui sont transmises par abstraction et par association ; et la nature et les propriétés, ou les facultés de l'esprit, entrant tout autant dans ressence d'une science que les vertus et les qualités des objets qui sont soumis a son inspection ; et le développement des facultés de l'esprit allant toujours de pair avec la découverte de la nature et des propriétés d"es objets dont, par l'étude et l'expérience, il prend une connaissance particulière, il s'en suit que la Chymie qui est éminemment au dessus de la plupart des autres sciences, parce que, h l'exception du ciel et des astres seulement, elle traite de la nature et de la composition de tous les corps physiques matériels qui sont du ressort de l'homme, est d'un très grand avantage à son esprit dont elle renforce la constitution et agrandit considérablemet le domaine! Et comme les objets multipliés delà création et les merveilles de la nature élèvent l'esprit vers le créateur, et le portent natiirellement à admirer avec gratitude la grandeur et la puissance de Dieu qui leur a
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