WEBSTER, N.Y
ajoutaut super ou tif comme bi ou super-sulphate de soude. 5o. quand l'acide est défectueux, ce que l'on indique par la préposition sub, comme sub-corbonate de potasse (perlasse.) Quant aux espèces de sels que Ton connait de la manière que l'on vient d'indiquer immédiatement avant de parler des ordres que peut embrasser chaque genre, elles sont très nombreuses, et s'apprennent par Texpérience.
Le nombre des principaux sels dont on se sert en médecine est comme suit : sels alkalins, 16; sels terreux, 8; sels métalliques, 24 ; sels végétaux, 2. 1.
Il est des sels dont la base indiquant l'espèce est double, savoir, lo. le muriate de soude et d*or ; 2'o. le permuriate d*ammaniaque et de fer ; 3o. le tartrate de potasse et de fer ; 4o. le phosphate de chaux et d'antimoine ; ôo. le tartrate de potasse et d'antimoine ; 6o. le tartrate dépotasse et de soude.
jP. 6o. Les substances acidifiables se combinent chymiquement ensemble sans admettre aucun degré d'oxygénation. Ainsi, lo. lorsqu'une telle substance est unie à une base sans être acidifiée, elle prend une terminaison en ure suivie du nom de la base; comme du souffre et de la potasse fondus et mêlés ensemble forment du sulphure de potasse { du soufre et du fèr, du sulphure de fer {pyrite:) du carbone et du fer, du carbure de fer (plombagine'graphife ;) du phosphore et du fer, du phospkure de fer, Sfc, «§c. — 2o. Lorsque les constituants d'un composé consistent de substances acidifiables non-métalliques, ou sont dans un état de gaz, sans être oxygénés, la terminaison uré est adoptée pour désigner la substance ajoutée à une base exprimée; comme gaz hydrogène carburé, gaz hydrogène phosphurê, gaz hydrogène sulphure, êjc. 8^c, -So, Quelque fois deux substances ou plus, se combinent ensemble d'une manière imparfaite, ce qui s'effectue en soumettant l'une â l'action de l'autre, par contiguïté, et dont elle acquiert dé nouvelles propriétés, alors on les exprime, la première dans une condition passive, par son nom ordinaire, et la seconde dans un état actif, par un participe passé supposé, dérivé de son nom propre; comme, souffrt-hydrogéné, hydrogène-sulphuré, fer carboné, {Tacter,) soufre carboné, êfc. (procédé artificier.) Dç sorte que, la fumée consistant principalement du carbone en évaporation (qui provient de la décomposition des combustibles en ignition) la viande que l'on a exposée â son action, pendant un certain temps, et que l'on dit être boucanée, est carbonée.<—
de soude.
lique par sse (perlait de la avant de nre, elles •rience.
rt en mérreux, 8;
>st double, (ermuriate asse et de 5o. le tarde potasse
;nt cliymil'oxygénaunie à une son en ure t de la pohure de pooyrite,;) du >gTopîiite ;) L Sfc, éfC. — »nsistent de at dans un n tiré est ane base exhydrogêne 1. Quelque ;mble d'une tant l'une à acquiert dé a première naire, et la assé suppot-htfdrogéné, ^re carboné, méè consism (qui proen ignition) dant un cercarbonée.—
4o. Lorsqu'une substance acquiert^ par son union avec une seconde d'une nature différente, des propriétés caractéristiques, on l'exprime avec l'addition d'un adjectif dérivé du nom de la seconde substance qu'il désigne comme gazoxyde-carboneiix, eaux sulphureuses^ matières carboineusest à^c. (procédé naturel.)
G. 7o. Les métaux se combinent ensemble, ou avec d'autres substances, sans être oxygénés, et donnent des résultats que l'oii djésigne par des noms différents, suivant la nature dé ceux qui entrent en combinaison, lo. Lorsque deux métaux, ou plus, sont unis ensemble , de cette manière, on les appelle alliages. 2o. Lorsque le mercure entre dans une composition purement métallique, on la nomme amalgame. 6o. Lorsqu'un métal est uni à une substance non-métallique, on dit qu'il est minéralisé ; comme du soufre et du fer mêlés naturellement ensemble nous donne du fer minéralisé. Mais ce tt^rme appartient plutôt à la minéralogie quâ la chymie.
Cette nomenclature que j'ai cru .devoir donner en détail, avec ses divisions et subdivisions que j'ai établies pour l'usage des commençants, n'est pas tout-à-feit conforme â celles que l'on trouve dans les livres dont les auteurs ne se sont jamais donné la peine d'en réduire une en principes rapprochés et de la renfermer dans des bornes restreintes d'un petit système raisonné. Celles-ci, au moins, exhibe â la fois l'ensemble des principaux ternies techniques de la cbjmie avec leur définition et leur aplication exemplifiée, et pour rendre la première plus claire et la seconde plus aisée, je me suis fait un devoir d'écrire tous les termes, autant que possible, d'une manière conforme à leur étymologie, ce qui me pal'ait plus scientifique et plus intelligible. C'est pourquoi, au lieu tVoxigène, oxide, &c. j'ai tout du long, dans ce traité, écrit oxygène, oxyde, tous deux du mot oxus, &o. comme aussi au lien de sulfure, j'ai écrit sulphure, et au lieu de chimie, j'ai constamment écrit chymie, du verbe grec c^umi, je fonds, parce que les premiers qui cultivèrent cette science rendirent fusibles, par l'application de ses principes, des métaux qui jusque là avaient été considérés comme réfractaire<;.
J'ose donc me flatter qu'en se rendant familier avec les règles contenues dans cette nomenclature, l'on poyra toujours entendre et parler le langage de la chymie iTvec précision et facilité.
Leçon Douzième.
Du Chlorine, du Fluorine, de VIodine et de V Hydrogène.
le. Le chlorine (du mot grec chloros, verd) est un gaz visible d'un verd jaunâtre, auquel on attribue, comme à l'oxygène, la propriété de rendre acides les substances avec lesquelles il se combine ; et d*entretenir, quoique faiblement, la combustion. Mais après de grands débats de part et d^autre entre les chymistes les plus célèbres, le caractère de ce gaz est encore bien douteux. On peut Tob» tenir aisément de la manière suirante.
Prenez environ un plein verre â vin d'oxyde de manganèse bien pulvérisé, mêlez-le dans un mortier avec deux fois autant de sel marin de table. Mettez ensuite le tout dans une retorte dans laquelle vous ajoutez un plus petit verre plein d'acide sulphurique délayé avec la moitié autant d'eau. Elevez un peu la température, et conduisez la manœuvre comme pour obtenir l 'oxygène, et le chlorine se dégagera bientôt de la mixtion. On peut renverser le récipient dans une grande bolle à main, ayant soin de se servir, pour le collecter, d'eau chaude, car l'eau froide absorbe rapidement ce gaz.
Le procédé est expliqué de deux manières différentes d'après deux hypothèses bien opposées. Lavoisier, BerzéliuSi Murray^ Ure, Berthollety Eaton et d'autres disent que l'acide muriatique étant dégagé de la soude, la base du sel, pour faire place à l'acide sulphurique qui se combine avec elle et forme, par une affinité élective, un sel nouveau (le sulphate de soude, sel de Glauber,) et l'oxygène de manganèse étant devenu libre par l'action du calorique, il se combine avec l'acide muriatique en proportions définies et forme l'acide oxy-muriatique. D'après cette théorie, ce gaz ne consiste donc que de l'acide métallique avec un degré conditionnel d'oxygène, et c'est la raison que ceux qui l'ont adoptée donnent de sa propriété de rendre quelques substances acides, et d'entretenir un peu la combustion, c'est-à-dire, que c'est uniquement au moyen de la portion additionnelle d'oxygène qu'il a acquise que l'acide oxy-muriatique peut produire de tels effets. Goy- In^saCi le chevalier Davy^ Tompson et beaucoup d'autres disent que l'oxygène s'étant dégagé du manganèse, s'unit avec yne certaine quantité d'hydrogène et forme de l'eau,
)gène.
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lequel hydrogène combiné avec le chlorine, forme l'acide muriatique.
Le chlorine étant un gaz suffoquant, il n'entretient pas la vie, mais il a la vertu utile de faire disparaître les cou* leurs végétales, ce qui peut être avantageux dans bien des cas où quelques bardes, ou linges blancs, auraient été, par accident, tachés d'encre ou d'herbes. On peut l'obtenir parfaitement de la manière ci-dessus mentionnée, pour blanchir la paille à chapeau, &c. et c'est d'après ce plan que les blanchisseurs s'en servent, combiné avec de l'eau froide qu'ils appellent l'eau blanchisseuse. Mais si on élève un peu la température, ce gaz se dégage de l'eau, ce qui est très injurieux à la santé de ceux qui le respirent. La présence de la chaux en solution (de l'eau de chaux) corrige cet effet, le chlorine se combine avec la chaux et forme l'oxy-muriate ou le chlorate de chaux.
2o. Le Fluorine existe dans un état d'acide et se trouve plus communément dans le minéral appelle Jluorspath qui est un fluate de chaux d'une couleur verte et violette très agréable. Ce minéral e»<t très commun dans les états du nord de l'Amérique, où j'en ai vu plusieurs localités intéressantes.
Il y en a une bien belle à Putney, dans l'état de Vermont, découverte par le Révd. £, D. Andrews, qui a eu la bonté de me la faire connaître et de m*en poocurer plusieurs échantillons. Mais la plus belle localité connue est à Derbyshire, en Angleterre. Il se trouve généralement dans des crevasses de pierre à chaux grise.
Ce minéral fut d'abord nommé^Mor (et celui-ci du verbe latin, j^MO, je coule) parce que, au moyen de l'acide qu'il contient en composition, et que l'on appelle fluorique, on l'employa, d'abord en Allemagne, pour réduire quelques mines métalliques.
Ainsi le fluorine (de ^Mor) devient acide fluorique, et l'on s'en sert pour dissoudre le flint (la pierre à fusil) le verre, &c. pour graver des lettres sur des surfaces métalliques, et pour faire des impressions sur plusieurs pierres d'ornement.
Le fluorine est un gaz acide transparent que l'on obtient du yfwor-sjoaM, par affinité élective. Pour cette fin, prenez environ deux cuillerées à soupe de Jlnor-spath pulvérisé à un certain degré, mettez les dans un petit vaisseau (une boite de métal) exposé à la chaleur d'un réchaud. — Ajoutez de l'acide sulphurique assez pour humecter le
^fluor-apathf et IHicide sulphurique se combinant avec la base du Jluor (fluate de chaux) l'acide fluorique devient libre et agit sur les substance^ soumises à son action, ce que l'on connaît par une apparence de VatpeUr, cet acide ayant une grande attraction pour Peau.
On peut, a l'aide de cet acide, graver un nom ou une lettre quelconque sut le verre ou IcS cachets de pierre ordinaires, en observant la méthode suivante: Couvrez le verfe ou la piierre du Cachet lë^èremeht avec un peu de cire d'abeille fondue: laissez là froidir, et ensuite écrivez ce que bon vous Semble sur le verre ou sur le cachet à travers la cire quMl faut avoir le soin de nétoyer bien net dans le cours des lettres. (Lorsque Ton veut graver quelque chose sur uu grand Verre, une vitre par exemple, on fait fondre la cire dessus également aVec un fer ( ''aud àflasquèr.)
Le tout étant préparé, on ekpose le verre ou le cachet, arrangé de manière à bôuther he'rmétiquement le vaisseau, d*où s'échappe l'acide, p'oùr côttcenlrer la force ei l'action dé ce gaz torrosif, ayant soirt de couvrir immédiatement le côté op]>Osé tlé glace, de neige, ou d'un linge trempé dans l'eau bien froide, pour empêcher la cire de fondre avaUt que te gaz acide ait le temps d'opérer suffisamment pour former les lettres; J'ai vu }5lUâieurs fois le professeur £aton graver, dans le court espace d'uhe dékni-heure, plus de vingt pièces différentes de verre et de pierre à cachet, contenant pbur la plupart, les ntitUs des étudiants en médecine préâeilts, &c;
Telles iùïii les priuei pales propi-iétés du gàz acide fluoriquë^ qui^ dontrairëment à l'opinion généralement adoptée, peut W^qXtc, après tout, que l'oxygène combiné aVec une bàiàè encore inconnue^ semblable, en cela, à l'acide muriatique dont la base n'a encore pu être démonitrée.
3ôi ÏJIoàine plus èonnu eri médecine qu'en cbymie,' est une substance supposée simple que l'oii obtient de l'épônge et des herbes marines.
Ijdrsqu'ellé est pure, cette subâtarrce consiste,* à la température ordinaire, de petits feuillets noirs d'un lUstrè métallique ; mais parla seule application de la main, pendant quelques minutes, sur une fioIé qui en contient, elle prend aisétnent ï*éteit d'un gaz d'une couletir violette très belle.
VIoâiné entretient faiblement la coUibtistion de très peu dé âûbsl*an^ers, et cdmme lé ûM^^iney il possède, à uii
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certain degré, la vertu de faire disparaître les couleurs végétales. En eflet, dmis plusieurs de ses propriétés, cette substance ressemble beaucoup au chlorine, et comme lui, il est obtenu des substances qui contiennent le sel commun de table. Il peut donc se faire que Vlodine ne soit rien autre chose que l'acide muriatique dans quelqu'état de combinaison ou autre, analogue à Tacide oxy-muriatiquc. Toujours, comme les deux substances précédentes, le chlorine et le fluorine, Vlodine a encore un caractère très douteux.
Combiné avec l'hydrogène, l'iodine forme un acide que l'on appelle Hijdriodique^ (jui, uni à la potasse, nous donne Vhi/driodate de j)otasse qui est beaucoup employé dans la pratique de la médecine, à l'intérieur et à l'extérieur, comme étant propre à agir surtout sur les glandes lymphatiques, et à faire disparaître le volume surnaturel qui survient généralement à ces parties vasculaires, lorsqu'elles ont éprouvé une longue irritation établie par l'opération long-temps continuée de quelques causes morbifiques. Mais je crois que, comme de toute autre substance nouvelle, les vertus sanatives de celle-ci ont été beaucoup trop exagérées par ceux qui sont toujours enthousiasmés de la nouveauté.
4o. \jHydrogène qui, en combinaison avec quelques substances particulières, parait former certains acides dont les noms respectifs indiquent les principales substances qui les composent, comme nous le verrons dans la leçon suivante.
Ainsi, des cinq substances supposées être simples dans la classe acidifiante, il n'y en a qu'une seule, l'oxygène, qui possède, d'une manière certaine, cette propriété qui, n'est rien moins que fort douteuse chez les quatre autres, surtout chez le fluorine et l'iodine. Cependant, puisque la science ne souffre nullement de cette manière de les considérer, et que le nom du chevalier Davy lui donne un grand poids, l'on peut les placer et les retenir dans cette classe, ce qui ne peut répugner à personne.
I^eçon Treizième.
Des Acides en général.
Ayant traité de toutes les substances acidiâantcs connues, avant de procéder à la considération des substances oci^i-
fiiibles, il est â propos de donner ici un court apperçu des acides en général, afiii de ne rien omettre pour être plus intelligible dans la suite.
Un acide quelconque consiste d'une substance acidifiante qui est généralement l'oxygène, unie à une base acidifiable qui peut être simple ou composée. Le nom d'acide est donc donxié â des composés qui ont acquis, par leur union avec l'oxygène, une propriété aigre, comme aussi celle de rougir toutes les couleurs bleues végétales, excepté celle de l'indigo.
Le résultat général de la combinaison des substances acidifiables avec l'oxygène est l'acidification, et elles cessent ordinairement d'être acides lorsqu'on leur enlève ce principe. Cependant, on ne peut pas strictement entendre que tous les composés qui contiennent de l'oxygène soient acides, non plus que tous les composés acides contiennent de ce gaz ; car, d'un côté, il est des circonstances où son union n'engendre pas les acides ; c'est ainsi que la combinaison de l'oxygène avec l'hydrogène donne de l'eau, substance qui, â l'exception du deutoxyde d'hydrogène, contient la plus grande quantité proportionnelle d'oxygène, et qui, cependant, ne possède pas le moindre degré d'acidité et est parfaitement insipide ; et que d'un autre côté, l'hydrogène uni au cyonogène, au sebnium et au soufre forme des substances qui se combinent avec plusieurs bases différentes, à la manière des acides, et ne contient pas d'oxygène, ce qui a fait dire à quelques chymistes que l'hydrogène est une substance acidifiante et leur a fait donner â ces composés les noms d'acide Jiydrocyanique, acide hydrosélénique et hydroaulphurique. Mais comme l'hydrogène est principalement acidifiable, je n'en traiterai, d'une manière particulière, qu'avec les substances qui possèdent en commun avec lui cette propriété négative.
Les acides sont solides ou liquides, volatils ou fixes, quelquefois gazeux. Ils causent, sur la langue, une sensation vive, piquante et mêlée d'astriction ; ils se dissolvent avec plus ou moins de facilité dans l'eau, en laissant dégager du calorique, et se combinent avec les substances acidifiables, les alkalis, les substances terreuses alkalines et un grand nombre d'oxydes métalliques avec lesquels ils forment des sels.
Les acides étaient distingués anciennement en acides mirièraux, acides végétaux et acides animaux ; mais cette division très inexacte est abandonnée» parce qu'on a re-
erçu des •tre plus
icidifianise acidin d'acide par leur ime aussi laies, ex-
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connu que, dans une infinité de circonstances, plusieurs de ces acides existent dans les trois règnes ùc la nature à l'état de pureté, ou môles avec plusieurs substances.
Le noiubre des acides varie et augmente tous les jours, ù mesure que la science avance et d'après la base qui est unie à l'oxygène, en sorte que l'oxygène, combiné avec le soufre, forme l'acide sulphureux ou sulphurique; avec le nitrone, l'acide nitreux ou nitrique ; avec le carbone, l'acide carbonique, Slc. On distingue encore les acides suivant le degré de l'éiat de moindres ou de plus hautes proportions de l'oxygène qui entre dans leur composition et dont la terminaison en ique indique que la base do l'acide est saturé d'oxygène, et celle en eux exprime qu'elle ne l'est pas tout-à-fait. (X.)
Il y a des acides qui n'ont pas de bases bien connues, à chacun desquels, cependant, on en suppose une ; savoir, l'acide muriatique, l'acide boracique, l'acide cLlorique, l'acide fluorique et l'acide hydriclique, auxquels on suppose le murium, le borone, le chlorine, le fluorine et l'iodine, combiné avec l'oxygène. Mais les bases connues des acides communs, sont le soufre, le nitre, le carbone, le phosphore, l'Iiydrogène, le cyanogène, et les cinq métaux dont on a déjà parlé, tels que l'arsenic, &c'
Les acides sulphurique, nitrique et muriatique sont ceux que l'on a toujours unanimement regardés cnmrae minéraux. Ce sont les acides les plus importans en chymie, et le sulphurique surtout est pour ainsi dire comme la clef sans le secours de laquelle le chymiste ne saurait opérer que d'une manière très limitée ; car, c'est au moyen de cet acide banal qu'il fait presque toutes ses épreuves et effectue la plus grande partie des décompositions les plus difficiles par l'afliuité élective qui s'exerce presque toujours en sa faveur. Ces trois acides principaux sont liquides, sont très actifs dans un état de concentration, et opèrent comme des caustiques puissants, t "■ qui leur a fait donner le nom d'eau-forte.
Cependant, le nombre ordinaire des acides se monte actuellement jusqu'au dessus de 60 ; mais nous ne parlerons ici que des mieux connus, qui sont au nombre de 35 ; et comme un arrangement systématique est toujours d^un grand avantage à la mémoire des commençants, on peut les classer de la manière suivante ; savoir,
(X) Voyea la nomenclature.
jll
[ 84 3 Les acides dont la base n'est pas bien connue.