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Les acides des deux premières classes se trouvent principalement dans le règne minéral, ceux de la troisième dans le règne végétal) et ceux de la quatrième dans le
ACIDES dont la base est double.
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règne animul. Les acides minéraux, dont la base est connue, est simple unie à l'oxy^îne : les acides végétaux ont généralement une base double composée de carbone et d'yhdrogène unie à l'oxygône; et les acides animaux ont génér'dement une base triple composée de carbone, d'iiydrogénc et de nitrogènc unie ^ l'oxygène.
Mais les acides qu'il importe le plus de connaître sont les minéraux dont on se sert beaucoup en médecine, et encore plus dans les arts, et quelques autres qui sont dans toutes les classes et dont je ne mentionnerai ici que quelques principaux, surtout par rapport à réconomie domestique.
A. le. L'acide carbonique qui consiste d'une combinaison de carbone et d'oxygène, et qui existe dans trois états ; lo. gazeîix^ comme dans les endroits habités, où il est fourni en abondance par la respiration et la transpiration des animaux ; dans les latrines, et généralement dans tous les lieux où il y a quelque décomposition de substances animales ou végétales.
2o. A l'état liquide ou de mélange avec d'autres substances, comme dans les eaux minérales de SaralogOy de n Assomption i &c, 3o. A l'état solide ou de combinaison, comme dans plusieurs fosciles, dans les terres alkalines, le carbonate de chaux, la magnésie, &c. Comme le nitrogène, l'acide carbonique est un gaz qui est impropre à la respiration et à l'entretien de la combustion, et étant beaucoup plus pesant que l'air atmosphérique, il réside toujours dans les parties basses des lieux ; c'est pourquoi la âamme d'une chandelle n'est jamais aussi vivante dans les caves profondes et les lieux bas et souterrains qu'en plein air élevé, ce qui Indique toujours un danger pour la vie, d'autant plus grand que la lumière y est moins animée. Cependant, cet acide est propre à la nourriture des animaux, mais surtout des plantes qui l'absoibent avec avidité. Cet acide, dégagé des carbonates par une affinité élective, s'échappe en forme de gaz dans les effervescences de l'eau de Soda et de celle des eaux carboneuses. Administré de cette manière, c'est un excellent tonique à l'estomac. Mais en le prenant ainsi, comme 11 est contraire aux poumons et à la respiration, on doit s'abstenir de respirer dans le moment de la déglutition.
L'acide carbonique, à l'aide de l'humidité et de la chaleur, se forme et se dégage en abondance des substances fermentescibles, surtout de celles qui contiennent beau-
coup (1c cnrbone et de fécule en fermentation, et c'est ce guz (jui, formé et dilaté par l'action du calorique, opère, cil sY'ciia|)pant, lu lever de la pfite et les cellules où il se loge, et (|u*on appelle les yeux de la pAte et du pain.
L'acide carbonique étant un des constituons des sels carbonates, c'est encore ce ga/ qui, d'après les mêmes principes, opère le lever des pâtisseries dans lesquelles on met, pour cette fin, ùu sub-carbonate de potasse que l'on nomme vulgairpuicnt perlassi'.
L'acide carboni(|ue se combine aisément avec les bases acidifiables qui Tubandonnent aussi aisément pour se combiner avec d'autres acides ; et c'est pour cela que tous les sels dans la composition desquels cet acide entre, sont très faciles à décomposer en vertu de l'aflinité élective.
B. 2o. L'acide sébacique qui rend ronces le beurre, le sain-doux, la crème, &c. mais dont on peut corriger l'efl'et par la présence d'un alkali quelcontiue pour lesquels cet acide ayant une plus grande affinité que pour la base avec laquelle il se trouve combiné dans les substances oléagéneuses, il y a un échange de base, et la fermentation d'un sel neutre qui par sa solution facile dans l'eau, est aisé à extraire par le lavage de la substance où il s'est formé.
Ainsi, pour corriger le goût désagréable des substances que l'on vient de nommer, on peut les laver dans une solution de perlasse ou de carbonate de soude, ce qui occasionnera la formation d'un sel dans le beurre, &c. que l'on peut laver ensuite aisément dans deux ou trois eaux claires, qui le laissent doux et pur. Mais on a plus de gain d'employer, avec un peu de perlasse, le beurre que l'acide sébacique a rendu rance, pour faire des pâtisseries ; car alors, on a un double avantage, celui de corriger cette mauvaise qualité du beurre, et celui d'opérer, plus aisément le lever de la pâte, par le dégagement et la dilatation de l'acide carbonique qui, dans la décomposition de la perlasse par l'acide sébacique, devient libre et tend à s'échapper. On peut employer, de la même manière, avec les mêmes avantages, la crème devenue rance, et l'on peut l'empêcher de contracter cette qualité en y mettant d'avance un peu de sel commun de table.
C 3o. L'acide hydro-cyanique (communément appelle prussique) qui est le narcotique et l'anti-spasmodique le plus puissant que l'on connaisse, et peut-être la seule substance qui ait une opération directement sédative. Cette propriété éminente en recoramande beaucoup l'em-
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ploi dnns le traitement d'un grand nombre de mnindips, de celles surtout qui sont nccompagiices d'iui spasme symptùnuiti(]ue du diaphragme, provenant de rirritatioii ou i\ti l'inflammation de quelques parties des organes de la respiration.
L'administration de cet acide a été suggérée dans le tctanuSf et déjà quelques-uns en ont obtenu un succès qui surpasse de beaucoup celui que l'on anticipa souvent en vain, des doses énormes d'opium et d'autres substances dont on fait généralement usage dans le traitement de cette terrible maladie. J'ai eu plusieurs fois le plaisir d'î-trc témoin de cet heureux succès dans la pratique de la médecine. (XX.)
On obtient cet acide, par affinité élective, des substances animales et végétales. L'écorcc, la feuille, la fleur et le fruit de toutes les plantes du genre jnunuSy surtout des espèces scrotina et canadensis, (cerises à grappes) contiennent beaucoup de cet acide, dont on l'obtient, comme des amandes amères, par la distillation.
On l'obtient encore, par affinité élective, du bleu de Prusse, dont il reçoit le nom d'acide prussique. Mais en prenant la liberté de recommander à mes confrères, par cette voie, un plus grand usage de cet acide, ils voudront bien me permettre d'appeler leur attention â une petite dissertation sur cet article important que j'ai communiquée au Journal Médical de Québec, No. 3e. oi\ ils trouveront, j'use me flatter, une manière aisée et certaine de l'obtenir, et â laquelle tout médecin peut avoir facilement recours en tout temps.
Cependant, la seule propriété que cet acide possède, comme tel, est de se combiner avec des bases acidifiables, particulièrement avec les oxydes métalliques, et de former des composés analogues aux substances salines ; car il n'a aucune acidité sensible, et il ne rougit pas les couleurs végétales.
D. 4o. Les autres acides que l'on peut avoir intérêt de connaître, sont, lo. l'acétique qui se manifeste dans le vinaigre, dont l'usage, dans les sauces et dans les salades, occasionne une oxydation des couteaux et des fourchettes,
(XX.) Voyez la belle traduction de l'excellente Thérapeutique de \j. J. Bégin, (page 148 et sequent. v. 11.) par mon savant ami, X. Tessier, Ëcuyer, M. D. Officier de Santé à Québec.
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par la combinaison de cet acide avec le métal dont sont formés ces ustensiles qui contractent ainsi une couleur terne ou noire ; 2o. le maiique que l'on goûte dans les pommes sûres et dans le cidre ; 3o. le citrique qui existe dans le citron, et le pyroligneux qui, comme l'indiquent les mots qui composent son nom, résultent principalement de la comimstion du bois et des plantes, et qui se trouve concentré dans les écoulements des tuyaux.
Depuis quelques années, on se sert de cet acide pour communiquer aux viandes une saveur agréable, en les y mettant tremper, ou en les exposant à son évaporation pendant quelques jours.
Pour les autres acides, comme ils sont généraleiaent de peu de conséquence dans la pratiqua soit de la médecine ou des arts, ou de l'économie domestique, je me permettrai de passer outre sans en faire aucune autre mention parti- »;uliére.