‹ Cours abrégé de leçons de chymie [microforme]Chapitre 27 sur 32 · SUPPLEMENT · texte numérisé non relu

SUPPLEMENT

Contenant qiifiqiics al>srn-n/ions sur les coypa r.hyfiiqucs^ et un lublcan comparatif dc^i njf In itî s.

Leron Vimct-Unièmo.

Considérations ^('m'ralus sur les corps physiques des trois règnes de ta nature.

Les naturalistes distinguent les corps physiques, du globe que nous habitons, en deux grandes classes principales qui les divisent en corps ori^aniqii2s et en corps inorgaiiiijues, ce (p.ii établit les trois règnes de la nature, auxquels nous avons déjà l'ait souvent allusion dans le cours des leçons précédentes.

Les corps organiques sont ceux qui possèdent le pouvoir d'absorption, de digestion, d'assimilation et de reproduction de leur })ropre espèce, et de croître par itttiis-susception, tels que les animaux, et les plantes de toute espèce, ce qui en occasioinie di:i\K autres subdivisions principales qui les reconnaisstMil en végétaux et en animaux, et établissent ainsi le règne végétal et le règne animal. Les animaux sont dt-nc des corps organiques que l'on range sous le dojmaine du règne animal, qui comprend tous les êtres animés locomoteurs depuis l'éléphant jusqu'au polype qui forme le dernier anneau de la cîiaine animale, et la science qui en traite collectivement est connue par le nom de zoologie^ qui les subdivise en plusieurs classes dont les noms pnrticuliers désignent les ordres et les espèces de chscjut' département de ce règne intéressant, teisqne les mammifèrej-, ([ui comprennent les bipèdes et les quadrupèdef-> las poissons, les •iseauX) les reptiles et les j^Mstcies, &c. kc,

Lefl végétaux sont aussi des corps organiques qui sont du ressort du règne végétal, qui comprend tous les arbres et les plantes de toute espèce, et la science qui en traite se noinnu' hDtarJqHf^ dont l'étude est aussi avantageuse à la suciéié (lu'cih' i>' agréable à l'esprit observateur et amateur des .scieiucs utiles,

C'p luliuil il s animaux et les végétaux diffèrent essentif^lleinciit, (jm<i(|!U' soi'S quelques rapports, il y ait entr'eux une jirii.'.de miiilofiie. Les animaux indépt tuicmment de la locomohiliié et de la sensibilité qui les caractérisent d'une manière particulière, sont doués d'un plus grand nombre d organes, et d'une vie pins parfaite, plus active et beaucoup pins développée. Mais ces corps organiques n'ont aucune siuiiliilude avec les corps inorganiques. Les premiers existent et se maintiennent à l'état de vie par l'opération des principes vitaux, et les derniers par celle des principes de la chimie. Cependant ces deux espèces de principes, étant de nature différente, opèrent toijours en opposition chez les êtres animés-, et tendent à des résultats différents. Les premiers par leur opération, sui-généri^, tendent à la conservation des corps organi(|ues dans un état vivafjl et animé, à les décomposer et à les réduire à un état d inertie et de décomposition en leurs constituants ciénientaires, et ce jeu de principes antagonistes a lieu jusqu'à ce qu'en tin, les premiers devenant à s épuiser, les derniers d'une nature plus durable, prennent enfin le dessus et réduisent les êtres organiques à la condition la plus hideuse. Ainsi, les personnes qui se prévalent tant d'un corps dont on admire souventla beauté et la symétrie, sont bientôt converties en matières inorganiques qui retournent, aux plantes et leur.- servent de nourriture qu'elles observent et s'assimilent. Les considérations sur la faiblesse et la fragilité naturelle de notre constitution, sont bien propres â faire faire à l'homme chrétien des réflexions morales utiles â son salut, dont le but est de conserver intnct cet être immortel et admirable, l'âme, dont le lieu de l'habitation éphémère n'est qu'un néant.

Les corps inorganiques sont ceux qui, étant dépourvus du pouvoir de la digestion, de l'assimilation et de la reproduction de leur espèce, sont un simple résultat de l'affinité de composition et d'aggrégalion, n'augmentant en volume que par JiLrfa-posi/tdJi^ et sont placés sous le domaine du règne niiru'ral qui conijirend l'air, l'eau, les pierres, les Uiétaux, et tous les condtituanls de la terre que nous habi-

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tons. Les sciences qui en traitent sont la physique^ la g^ologie et la minéralogie^ dont nous avons (îotjné une définition comparative au coitimencemen;. de cet ouvrage. (X.)

Mais la plus étendue de toutes les «cienccs rintiirelles «^st la cliymie, dont le but princi|)ale est la < otiii{iis!»;uice de la nature intime des particules constit liantes de tous les corps physiques sous le ciel ; elle embrasse les (>l>j('ts des trois règnes de la nature. Son domaine ne connaît d'audes l)orncs que celles de l'univers entier, et ses piinci})es en atteignent toutes les parties que, par leur application fdcile, on peut à loisir soumettre au pouvoir de l'analyse.

Nous avons déjà trtiité, d'une manière |)artitu]icre, de tous les corps du règne minéral dans un stns ( liyinique, parce qu'ils entrent tout plus ou moins dans la coii position de tous les corps des trois règnes de la nature. Il est, cependant, à propos de faire ici encore qutlcjues courtes observations sur les divers constituants des corps «ri^aniqucs, dont il est important d'obtenir une connaissance plus particulière.

L'on découvre assez aisément, par l'analyse, les principaux ingrédiens des minéraux, des sols et des eaux minérales ; mais la juste proportion des p;iriies constituantes d'un corps compose», ou la quantité relative des substances élémentaires qui entrent dans sa composition, ne saurait êtie bien déterminée que par l'application a-^sidue d'instructions et de connaissances pratiques, que ne peuvent embrasser convenablement les bornes restreintes de cet ouvrage abrégé. Cependant les divers procédés auxquels nous avons eu recours, dans le cours des leçons précédentes, pour obtenir les différents gaz et quelques autres substances constituantes, sont autant d'analyses exemplaires de celles que l'on fait sur une plus grande échelle pour découvrir

(X.) Le nombre des espèces des différents minéraux se monte à deux cent soixante et cinq ; celui des plantes, un peu au-dessus de quarante mille; mais celui des animaux, y comprenant les divers insectes et reptibics, est presque innombrable.

J'apprends avec plaisir que mon ami, Léon Gosse! in, Ecuyer, Avocat à Montréal, se propt'se d'écrire un peit traité sur la minéralogie. Je lui bouiiaite iOi.l le succès que mérite cette entreprise louable, et dont l'exécution pourra être très utile à ootre pays.

celles qui entrent dans la composition élémentaire des corps organiques.

1/analyse des substances organiques est de deux espèces, parce que leurs constituants se divisent en premier ou prochains, et en derniers ou éloignés. La première nous donne leurs constituants prochains qui sont des substances

composées,

telt

que

le sang,

la fibre, la bile, &c. &c. et

la seconde nous procure les élémens de ces mêmes substances, tels que le carbone, l'oxygène, l'hydrogène et le nitrogène, qui sont les principes élémentaires essentiels à la composition des animaux. L'addition du nitrogène établit une distinction importante entre les substances animales et les végétales. Etant un des constituants de l'ammoniaque, il donne lieu à la formation de ce gaz avec l'hydrogène, pendant la décomposition des subtances animales, par le procédé de la putréfaction. A la faveur du même procédé, il se forme encore plusieurs acides animaux, tels que le bombique, le lactique, le lithique, i'urique, le sébacique, icc. &c.

Cependant, il est plusieurs autres substances dans la matière animale, tels que le soufre, le phosphore, l'oxyde de fer, la chaux, la soude, la potasse, &c. et divers autres acides, qui entrent tous plus ou moins dans la composition des constituants prochains des animaux, tels que ceux qui sont contenus dans le tableau suivant, qui contient la division et la classification des substances animales composées, d'après Tourctoy. Ce tableau est très propre, suivant nous, à présenter à nos jeunes lecteurs l'ensemble méthodique de toutes les matières animales qui font partie du domaine de la chymie, mais dont, cependant, l'exposition théorique ne peut entrer dans le plan circonscrit de notre ouvrage.

Les substanc^^s animales composées sont donc, d'après le tableau suivant, divisées en trois classes ; savoir :

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