IMPRIMERIE DE LA MINERVE
No. 29, Rue St. Paul.
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ÉPITRK DÉDICATOIRE
liA JEUWBSSB CANADZfiinf B.
/e«»e«c m<em5a«<., toi qui es à la fois Vorgmil et Vespérance du Beau Pays qui Va vu naître; toi qui es destinée à en faire bientôt l'appui, la ^loira et la force, reçois avec indulsence ce peu Traité Elémentaire, comme un faible témoignage du désir que fai de te voir avancer dans V étude et la connaissance des arts et des sciences utiles ; c^est V espoir qui me flatte, comme aussi la plus belle récompense que je puisse attendre d^un travail entrepris et exécuté uniquemetit pour ton usage.
L'ASSOMPTION, Mai 1833.
PREFAOB.
Vmt, il y « (léj;\ ciuolqucs nnni'cs. de contriHi-rr ^ l'aviincerrirnt de l'éildcation f'r- la jeuile^•o, t.-ii lui lio.rniit riuchii'.c s iinti n'; picitninnires des princiiies de la Cliyii ic, |)unr i-,v vir «l'inlroilm lu.ti ù rtliidc de celte scirnec, je me rcn-N enfin à cc'Jo deni.uiilc, Jioii 'b«l;mt, |'Our pl'i« (Viiiic raison, \vi\ c;i;inde réi.uy;iiaiice t\ le Imiic. Kn « H'-'f, d'un ciité l'cnliej l'ise "-iTa pcMl-ctro ci)ii.-itleici', jiar (jiieUjurs iiiix. comme étant un pou ha«arik'iif<e de ma part, et d'un nulle, si je no |iiii<» y rendre ju'-tico, je tromperai, dans leur anticipation, ceux (lue l'amour du hicn et do la .'■•cionce porte {\ no voir (pie lo succC'S.
Ccpendnnf, loindcsuivio la coul^imn ordin;iiro dos Autrtir«», en fais.int uno Iiiinihl" Dpoiu.ic de m.i pr< s()m|)li()n, j'o'n^frvcrai (pie, re;rottanl i-eilcmcnt qu'un p.iroil ouvrage n'iiit ja* ét^' entrrpri'i plutôt et niiot.x cxocuté, y. tiip vanité d'êlie lo piomier Canadien qui so soit livre', d'nno manion' systématique, !\ ce <;cnrc de travail (,tii, ma'gré Sfs iui|Mifccl!nns noudinnscs, nopouria qu'être utilo. (piîind bien menu- il ne serait (ju un snuplo point de départ, donnant rirnpuNion à qiudque chose de mieux ; et m «ola tnôiiio. je trouvirai encore une espèce do mérite, |>arce ipie j'6>e me llallcr de pouvoir contribuer, de ceUe maidère au moins, aux moyens propres à avancer l'éducation de notre Jeunesse.
V'iviint dans un siècle riche en faits nouveaux cl en découvertes intéres«HntPs ; enviionnés de circonstances paiticnlièrcs que nous no pouvons contrôler ai^éinr ni sans le se ours des Innr.èrf'S de la science ; suryiris î\ cliaipic in'«tant |iar des événeucnls d'une nature rxtraorditiairo (]ui deui.indcnt do rious l'application con'«tante de pritrripcs certains et divers , et é'.ant dans un p;iys appauvri rpii ne j eut maintenir son existence moraîo, indnstiiclle et pcditiijue, que p ir urn,' bontic é.I"M:;dioii, nous «entons do plus en plus tous les jours le pressint besoin qu'a notre Jeunesse de connaiiîsances au moins élciiientaircs, et l'inii'ort.'ince crni.osaide de mettre en œuvre tout ce qui est en notre pouvoir I nur lui en faciliter les moyens, et pour lui procurer une certaine noiii-.n <!es sciences dont rappiicatum ju-nt èîre de (]uel!;ue utilité rianr, l'étiîdc et la pratique des aiîs. Oi-, la Chymie est une- de ces scicncr'» , icivièrcs. qui sent ba>>ées jurdes fondations solides et durabies : ' '.'.ne crr!.: i »c connai 'S- noc des priiicipcs éifmentaiies de celte sciei!C>- Cot r.on- se. .Ionien! uli.'c et a\:''i(aE.ouse, n ais encore est plus ou moins neco^^snitv-: à LV.i.'\ cpii s'a; p'itjuo î\ (im li,u'un i'e> arts, pour s'as>iMTr, d-)iis SOS d.ivcise? (ipt'raîiop», du su"cùs (pi'ii désire obtenir.
En ;jiret.dc tou'.es les si-jfncc^ cniimesla ^'Ihymie est une de celles do:it les j.;riiifi!irri pc.^ ?nt «Mre .i]i'ili<:ue.s le plus universellcnicrit, je ne dis pas souic^ i* l'ans la cnl;uro et la prrditpie ('es arts proprement dits, ni.iis encof". duns le cours opératif de piesfpie toutes les atfaiies domestiques ù^: la vie. Il es", sans doute bien possible h l'artiste et au cultivateur qui, comme l'aveutçle né, marchent patien:ment, par routine, dans le chemin d'une expérience imparfaite, de réussir, dans Ja plupart de leurs opérations, sans être chymi.*tes ; mais, après tout,