‹ Cours abrégé de leçons de chymie [microforme]Chapitre 4 sur 32 · VIII J · texte numérisé non relu

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ces onérntionn n'en tout dhs moins fundées lur ile« princi|)efcertaint, dont la connaissance et i application leur seraient de la plus grande utilité.

C'est unn heurruse idée que celle qui a nuggéré les moyens d'allier ainsi Ih théorie élevée de la chymie, h la pratique, qui descend jusqu'aux moindres détails des diverses opérations, et étcntl à chaque

Eoint que ces dernières nous préticntent, toutes les parties de cette elle science que l'on sait encore peu apprécier parmi nous, parce qu'on ne connaît pas bien encore quelle est l'étendue de sou domaine, ni combien elle offre d'avantages certains à ceux qui la possèdent. Ici, depuis le travail obscur du simple cuisinier jusqu'à celui du plus savant philosophe livré à de brillantes expériences, tout nous est expliqué, et démontré, tout nous est connu.

Plus heureux que ceux qui nous ont précédés dans les expériences nombreuses dont le résultat n'a été complet qu'au moment où elles devenaient presqu'inutiles à l'avancement de leur fortune dans le monde, à l'aide des principes sOrs qui nous guident, dans l'étude de cette science, nous pouvons marcher d'une manière plus directe dans la voie déjA frayée, et une longue suite de tâtonnement ne saurait nous retarder dans la poursuite d'une si noble carrière.

Au contraire, à la lueur du Hambeau lumineux de la chymip, nous voyons, dès les premiers pas, s'agrandir devant nous le cercle immense que nous sommes invités à parcourir ; nous voyons arriver le résultat prochain qui nous prumei à-la-fois le plaisir, l'honneur et le gain ; et le médecin chymiste, surtout, s'honore d'avance de sa profession qui en reçoit un si puissant secours, comme aussi sa profession sera bientôt honorée de lui, qui, par ses recherches et leur application convenable dans l'exercice de son art utile et noble, sait rendre à la chymie un juste hommage. Heureux si, en essayant de faire, à notre jeunesse, une exposition succincte de ses principes, je puis faire naître en elle le goi'it et le courage qui lui sont nécessaires, pour poursuivre, avec persévérance, l'étude de cette belle science d'où tant d'autres découlent et qui est la base de presque tous les arts utiles !

Ce cours abrégé qui ne contient que l'exposition succincte, mais méthodique, des faits et phénomènes qu'il importe le plus spécialement à toute personne instruite de connaître, et qu'un médecin qui respecte sa profession, et qui sait en apprécier l'importance et la responsabilité, ne peut ignorer sans s'exposer au juste mépris de ses confrères et de la société, est bien propre, je crois, à stimuler à l'étude des principe! de la Chymie, tous ceux qu'une louable ambition portera à aspirer à la com{)létion d'une éducation libérale et soignée, dont la Chymie est maintenant regardée comme devant faire partie.

Rapprochés, comme nous le sommes, des savants de toutes les parties civilisées de l'Europe, par les moyens faciles d'une navigation sure et aisée ; ayant, avec la mère-patrie, des relations tous les jouri plus fréquentes, plus intimes et plus importantes ; voisins immédiats et amis d'un peuple industrieux et éclairé, dont tous les pas sont sagement dirigés vers l'avancement des arts et des sciences ; environnés de plus en plus de co-sujets étrangers, auxquels l'ambition, les talents et les connaissances industrielles promettent des avantages certains qu'il est de notre premier intérêt de nous mettre en état de toujours partager avec eux ; arrivés ft une époque où, grftces aux générctiz

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etforts de notre vertueux CIcr^A Catholiaue, et à In libéralité de notre bicnreillante Légishturr provinciale, qui lui ont donné une impulsion faTornblc, l'instruction élémentaire commence à se répandre parmi nous ; et vivant dans uti temps où il est péremptoirement démontré que la bonne éducation et une union parfaite, deviennent de plus en plus nécessaires pour nous rendre indépendants et heureux, toutes ce.a choses, dis-je, sont autant de circonstances narticnllères qui b&tent en nous, à chaque instant, une existence nouvelle et plus utile, et doivent engager chacun à s'empresser de contribuer h la mise en opération de tous les mojeM propres à assurer Tairivée désirable où elle prendra enfin une naissance mémorable et glorieuse.

En effet, dans un pays comme le nôtre, rien n'est plus propre à assurer à ses habitans la prospérité et le bonheur, la supériorité et la distinction, que des études constantes et régulières, que de^ connaissaqces approfondies dans les sciences littéraires, dans les sciences naturelles, dans la physique, et spécialement dans la chymic, sans le secours des principes de laquelle les arts ne sauraient se perfectionner, et le médecin, quelque rceommandable qu il poufrnit être d'ailleurs, ne saurait exercer sa profession que comme un charlatan abusif, un empyrique grossier, compromettant ft chaque instant les jours de son malade !

Ces observations, déjà si importantes par rapport à nous, acquièrent un nouvel intérêt, un nouveau degré d'évidence, lorsque l'on fait attention que c'est par la bonne éducation, par les connaissances supérieures, et par la pratique des vertus, que les hommes peuvent s'élever au dessus du commun, et que les médecins instruits, sobres et moraux peuvent forcer les détracteurs de leur art A accorder A ceux qui ont dévoué leur temps et leurs veilles A l'étude de ses principes, l'konneur et la considération, l'estime et la confiance qu'un public insouciant leur refuse quelquefois si injustement, parce qu'il ne «ait pas toujours envisager son propre intérêt, ni assex bien apprécier le grand avantage qu'ont les méaecins chymistes de posséder, plus que les autres, des moyens curatifs infiniment plus nombreux et plus certains dans la pratique de leur art.

Le médecin qui ne connaît pas les principes de la chymie marche constamment dans les ténèbres, pratique au hasard, et s'expose tous les jours à commettre « fautes sur fautes, bévues sur bévues, absurdités sur absurdités.»

En effet, comment un médecin peut-il prescrire ou administrer, avec certitude ou espérance de succès, les remèdes dont il ne ronnslt pas bien la composition élémentaire? De cette connaissance, pouttant, dépend immédiatement celle du jeu intéressant de leurs affinités et de leur incompatibilité respective, que le médecin scientifique ne perd jamais de vue, dans l'administration journalière des substances soumises au pouvoir de son art.

Comme l'anatomie est la base de la chirurgie, de même la chymie est une des bases» fondamentales sur lesquelles repose la médecine

Eroprement dite. Or, un chyrurgien, comme tel, peut suffire aux esoins d'une ville, de tout un grand district, parce que les cas sujets à tomber sous sa direction spéciale sont comparativement rares ; mais le ministère du médecin est fréquemment requis dans toutes les maisons, dans toutes les familles de la société, pauvres comme rirhes.

Il est donc de la plus grande importance, pour le bonheur de l'humanité et pour l'honneur de la médecine, que celui qui se destine h

cette profession honorable, se distingue de bonne heure, par l'ncquisition soignée d'une éducation socinle, lilttéraire et médicale, qui puisse le mettre en état d'étr«, partout et en tout temps, utile et agréable.

Mais le meilleur correctif de l'ignorance médicale, et des ahus de l'art, est au pouvoir d'une société libérale et éclairée ; l'une et les autres disparaîtront à mesure que se répandra la bonne éducation qui ne pourra les souffrir ; et en cela, les connaissances chymiques offriront toujours une sûre garantie de leur disparition. Dès qu'au moyen des collèges, des académies littéraires et des bonnes écoles élémentaires, une certaine connaissance des lettres, de l'histoire, de la physique et de la chymie devint plus générale, dans les Etats-Unis, même chez les dames, la horde de charlatans audacieux, licenciés et autres, qui pratiquaient et exerçaient l'art médical, se vit forcée, par le JMSte mépris qu'en fit, subséquemment, une société plus éclairée, à céder ft la science, et à adopter, pour vivre, des moyens plus honnêtes, ou h venir en partie se réfugier et continuer leur existence coupable dans notre pays, en pi oie à tout étranger qui veut spéculer sur la bonhomie et sur l'ignorance de ses habitans.

Or, en adoptant nous-mêmes ces moyens faciles de répandre généralement une éducation libérale, nous pouvons naturellement nous attendre au même résultat ; nous pouvons tôt ou tard opérer le même changement désirable, et j'ose me flatter que le traité que j'offre aujourd'hui pourra contribuer à l'effectuer parmi nous ; et c'est pour atteindre ce but important que je me suis livré i\ l'entreprise difficile de cet ouvrage abrégé qui manquait à notre Jeunesse. Elle pourra à l'aide de ce travail adapté à une capacité ordinaire, se procurer des connaissances nouvelles et utiles qui lui faciliteront l'acquisition de beaucoup d'autres d'une grande valeur, et lui donneront les moyens surs de réduire, peu h peu, le nombre de ces charlatans avides, dont l'impudence en impose encore aux personnes crédules, qui sont tous les jours les victimes malheureuses de leur ignorance et de leur rapacité.

Une préface doit contenir une mention des circonstances et des motifs qui ont engagé l'auteur à écrire sur un sujet particulier. Or, les grands avantages qu'offre une certaine connaissance des principes de la chytnie ; la difficulté de se procurer aisément des ouvrages qui en traitent d'une manière abrégée ; la rareté et le prix élevé des livres de chymie qui nous parviennent en petit nombre ; le peu de temps que peut donner à l'étude de celte science une jeunesse dont l'attention partagée entre mille occupations différentes ne lui permet pas de parcourir des ouvrages pour la plupart trop volumineux, trop diffus et ordinairement remplis d'une foule de discussions spéculatives, trop générales et souvent étrantçères au sujet principal ; et le désir prononcé d'être utile, en contribuant aux moyens d'avancer l'éducation de la jeunesse, sont les circonstances dont la considératior! a servi de motif pour l'entreprise et l'exécution du traité purement élémentaire que je lui offre aujourd'hui avec confiance.

Cet ouvrage abrégé, écrit sans aucune prétention de style, que je me suis eiTorcé d'adapter à une capacité ordinaire, est plein de courtes observations pratiques, et de rapprochements familiers, qui le mettront à la portée de tout le monde ; et ces observations sont applicables non seulement à la pratique de la Méd^icine, à laquelle j'ai

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