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blables où contraires servent à augmenter la gloire ou l’ignominie. Pour faire rougir des enfants vicieux, il suffit quelquefois de leur oppcser les vertus de leurs Pères, ou même de ceux de leur âge. (Car comme les exemples sont des faits, et que le fait démontre la possibilité d’une chose, ils laissent hors d’excuse ceux qui allèguent une impuissance volontaire. C’est ce qu’avoue St. Augustin dans l’endroit de ses confessions où il représente la chasteté qui linvite à se donner à elle par l’exemple de ceux et de celles qui, dans le Christianisme, se vouent à la c"ntinence :
Mais devant moi l’aimable et douce chasteté
D'un air pur et screin, pleine de majesté,
Me montrant ses amis de tout sexe ct tout âge,
Avec un ris moqueur me tenoit ce langage :
Tu m'aimes, je t'appelle, et tu n’oses venir :
Foible et lèche Augustin, qui peut te retenir ?
Ce que d’autres ot fait, ne le pourras-tu faire ?
Incertain, chancelant, à toi-même contraire,
Tu veux rompre tes fers, tu veux et ne veux plus.
Ne fixeras-tu point tes pas itrésolus ?
Regarde à mes côtés ces colombes fidèles ;
Pour voler jusqu’à moi Dieu leur donna des ailes :
Ce Dieu t’ouvre son sein, jette-toi dans ses bras. Rac. fils. Poëm de la Grace, ch. 3e.
Ô Les prédicateurs emploient sans cesse, pour nous exhorter à bien faire, les exemples des Saints, et surtout celui de l’auteur de toute Sain-
teté, notre Seigneur Jésus-Christ.
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SECTION SECONDE