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distinct, ayant son parlement à luiet sa législature particulière; que nul au monde n’est compétent
our faire des lois obligeant cette nation, sinon le roi, es lords et les communes d'Irlande. ”
28. Pareille adresse, appuyée sur une armée de 60000 hommes, eut plein succès auprès du parlement d'Irlande, qui, dans son indépendance nouvelle, abolit expressément les lois qui étaient devenues pour l’Angletèrre un véritable arsenal de persécution. Ce fut à la suite de cette proclamation que la loi qui défendait à un catholique d'avoir un cheval de plus de 5 livres sterling, et permettait en temps de guerre aux protestants de prendre tous les chevaux des papistes, fut rayée du code. Ce parlement, qui avait montré un si généreux élan d'indépendance, fut bientôt envahi par la corruption.
29. Sous le règne de Georges III, le parlement irlandais devint octennal, avec charge de se réunir tous les deux ans, ce qui, en huit ans, faisait quatre
arlements. La conséquence fut que tous les huitans il y eut un nouveau parlement à acheter, et malheureusement il se trouvait des hommes prêts À se vendro. Ainsi le parti protestant reprenait \ l’influence, et la persécution religieuse, qui un instant avait semblé désarmée, recommença ses vexations et ses injustices.
30. A ce moment la révolution française de 1789 éclata, et, comme celle de l'Amérique, exerça sur l'Irlande un effet moins funeste qu'ailleurs. Pendant quelque temps la pee honorable des catholiques
‘une révolution qui leur donnait de nouvelles chances d’affranchissement; mais il faut le dire à leur gloire, quand la fille du philosophisme eut grandi, quand elle se crut assez forte pour ne plus se faire hypocrite, quand, montrant son esprit irréligieux, elle attaqua l’autel et le trône, ils ne voulurent plus de son appui, et en frlande il ne resta comme alliés du jacobinisme que les radicaux du pays.
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28. Quelle loi pénale fut alors abolie ?—29. Que devint le parlementirlandais sous Georges II1 ?—30. Que firent les Irlandais quand parut la révolution française ?
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31. Cependant le parti des Zrlundais unis, Composé d'hommes qui croient que la fin justifie les moyens, n'est point dégoûté de Îa révolution française malgré ses excès ot ses crimes. Il faut que l’Irlande s’affranchisse du joug anglais : par elle-même elle n'est point âssez forte pour briser Îes chaînes; à toute force il ui faut une alliée, et les Zrlandais unis appelleront de tous leurs vœux une expédition française en Irlande, C'était pourtant un singulier champion du catholicis. me que cette France spoliatrice des églises et persécutrice de tous les Français qui s'obstinaient à rester fidèles à la foi de leurs pie
32. En 1798, l'expédition française envoyée par Îe Directoire ne fut pas longtemps à s’apercevoir que la
ance avait eu tort de compter sur le concours una. nime des Irlandais, etles Français ne furent accueillis
ue par une faible minorité. La partie chrétiennne
e l’Iriande ne crut pas pouvoir récevoir comme libérateurs des ennemis des prêtres. Cependant, de cette invasion et des relations établies avec la république française, il résulta quelques avantages pour le peuple irlandais,