L’infant don Carlos, grand-duc de Toscane, puis
roi de Naples, prit, en 1759, sous le nom de Charles IT, la place de son frère, mort sans postérité. Il voulut suivre la même marche que son grand-père; mais il se vit cependant forcé, par suite du fameux traité dit Pacte de famille, de prendre part à la guerre contre l'Angleterre, qui se termina en 1762, et, en 1777, àla 11. Qui est-ce qui disputa le trône d'Espagne à Philippe V? Par ui Philippe V fut-il puissamment aidé ?—12, Quel fut le résultat 6 la paix d’Utrecht pour l'Espagne? Comment racheta-t-elle ses dernières défaites ?—13. Que sait-on de Ferdinand VI ?—14, Quel fut son succesrcur ? Quelle réputation laissa celui-ci ?
cause do l'indépendance américaine. Charles laissa en mourant (1788) la réputation d’un prince sévère, magnifique et habile, bien que les réformes tentées sous son rêgne aient eu peu de suite ct de succès.
15. Charles IV, son fils et son successeur, qui n'avait ni goût ni capacité pour les affaires, s’abandonna lichement aux conseils de don Mannel Godoï, favori de la reine , qu'il gratifia plus tard du titre de Prince de la Paix. L'Espagne, sous co déplorable ministère, retomba dans la triste léthargie d'où Charles III avait essayé de la tirer.
16. Des dissensions survenues dans la famille royale, fournirent à Napoléon un prétexte pour intervenir en maître dans les affaires de la Péninsule. Le roi Charles IV ctson fils Ferdinand VII l'ayant pris pour urbitre de leurs différends, se rendirent auprès de lui à Bayonne; Ià, Ferdinand fut contraint de restituer à son gere la couronne que celui-ci lui avait cédée, et Charles
V, d'abdiquer en faveur de l'empereur Napoléon Li tel Joseph Bonaparte fut aussitôt nommé roi "Espagne.
17. Napoléon se félicitait du succès de ses ruses, et se croyait désormais le maître de la Péninsule. I] avait compté sans le peuple espagnol. L'émeute du 2 mai 1808 vint le tirer hâtivement de son erreur. Cette insurroction, dont l'exemple fut suivi par toute l'Espagne, acquit bientôt des forces incalculablos par le désastre de Baylen, et, pendant cinq années, ello soutint victorieusement l'effort de la puissance de Nagoron. L'Espagne apprit à l'Europe étonnée, que ‘on pouvait résister au vainqueur d'Austerlitz et de Wagram. Les colonies hédilt de la lutte de leur môre-patrie avec Napoléon, pour se déclarer indépendantes.