‹ Cours abrégeé d'histoire ancienne, d'histoire du Moyen-Age et d'histoire moderne [microforme]Chapitre 149 sur 191 · C gleterr( que ron avoir à · texte numérisé non relu

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39, Ce fut lo 13 avril 1829 que le parlement d'Angleterre adopta le bill en vertu duquel tout catholique romain peut désormais entrer au parlement sans avoir à prêter aucun serment qui répugne à sa cons- <ience. Ainsi fut brisé lo dernier anneau do la chaïno des lois pénales qui avait pesé sur les malheureux Ir. landais.

40. Mais voici ce qu’on lit dans un abrégé d’histoire, par P. C. Grace, publié en 1848: ‘“ Bien que la

assation de l’Acte d'émancipation donnât à l'Ir. ande l'espoir de recouvrer bientôt tous ses droits, néanmoins elle demeure une misérable province; et les nobles efforts de Daniel O'Connell, après son triomphe dans la cause de l'émancipation Les n'ont point encore donné de résultat satisfaisant, Les cris de détresse que des millions d'Irlandais, réduits à la plus grande pauvreté et mourant de faim, ont sans cesse fait entendre au gouvernement anglais, n'ont P l'attendrir; et la famine et la peste, avec toutes es horreurs qui les accompagnent, ont dépeuplé la malheureuse ile.’ |

41: En 1848, quelques membres d’une société connue sous le nom de ‘‘ Jeune Irlande, ” essayèrent de secouer le joug britannique; mais, pour bien des rai. sons qu'on conçoit aisément, la tentative n'eut pas pus de succès que celles qui l'ont précédée ; elle n’a

ait qu’ajouter à la misère qu'elle comptait soulager.

39. Quand fut passé le bill d’émancipation ?—40. Quelle a été Vattitude du gouvernement anglais envers l'Irlande après cet acte forcé de justice ? Comment l'Irlande a-t-elle été traitée de l’Angleterre pendant les jours de famine et de AS auxquels elle a été soumise ?—41, Quelle tentative fut faite en 1848 ?

HISTÔIRN MODERNE, | ESPAGNE, Depuis le 15e siècle jusqu'en 1870.

1. Par le mariage de Ferdinand le Catholique, roi d'Aragon et d'Isabelle, reine de Castillo, eut lieu, Comme nous avons vu, la réunion totale des différents royaumes espagnols, réunion fameuse qui constitua définitivement la monarchie espagnole, en 1479,

3, Maître des royaumes chrétiens d'Espagne, et ai. dé des conseils du fameux cardinal Ximénès et de l’ha. bileté de Gonzalve de Cordoue, Ferdinand résolut de raettre fin à la domination mauresque en Espagne, qui, graduellement ruinée par ses prédécesseurs, ne se composait plus alors que du seul royaume de Grenade, Il Consomma cette grande entreprise en 1492, C'est aussi à cette époque que Christophe Colomb dota l'Espagne, Pour ainsi dire malgré elle, d’un nouveau monde, de nouveaux peuples, comme nous le verrons plus loin,

8. Ferdinand, pour s'o poser à l'entrée, en Italie, de Charles VIII, roi de F venait de former avec l'Autriche par le mariage de l'archiduc Philippe avec J eanne, sa fille. Celui-ci 86 trouva forcé de porter les armes contre son beauhère, qui se vit bientôt obligé de lui céder le trône (1506), mais toutefois pour fort peu de temps. Il eut pour successeur Charles-Quint, son fils, dont le règne fut le plus brillant de tous ceux dont parle l'histoire de la Péninsule. En même temps emporeur d'Allemagne et maître des deux Amériques, il out à gouverner l'un des plus grands empires qui eussent Jamais existé. On connait assez le résultat de ses débats avec ses voisins et son rival François ler, et ses malhoureuses tentatives contre les États barbares ques.

1. Qu’opéra le mariage de Ferdinand avec Isabelle de Castille ?

—2. Quelle grande entreprise conçut Ferdinand ? Quel était son Conseiiler ? Quand s’empara-t-il de Cordoue ? Que lui procurs ste 2 Colomb ?—3. Quel fut le successeur de Ferdinand harles-Quint ? Quelle était sa puissance ?

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4. Dégoûté des grandeurs et dun monde, Charlos- Quint renonça au trône pour vivre dans la retraite, laissa ses États d'Allemagne à son frère Ferdinand, et mit, en 1555, son fils Philippe II, en possession du roÿaume d’Espagne, auquel étaient alors réunis ceux de Naples ot de Sicile, la Sardaigne, le duché de Milan, la Franche-Comté ot les dix-sept provinces des Pays-Bas. Il ajouta à l'empire de son père le Portugal et diverses pr’ ‘nces de l'Amérique, et continua les guerres qu'il &, .it commencées tant contre l’Allemagne et l'Italie que contre la France. Celles-ci so ter: minèrent sur la fin de son règne par la paix de Ver. vins qu'il conclut avec Henri IV.

::5, Les flottes do Philippe IT remportèrent, dans la Méditerranée, la célèbre bataille de Lépante (1571), et leurs triomphes se prolongèrent même sous son succosseur; mais la fureur des éléments les empêcha d’être aussi heureuses sur l'Océan, dans l'expédition entreprise contre l'Angleterre par la flotte nommée l'Invincible Armada.

: 6. Philippe II mourut en 1598, dans ln 72e année de son âge. Il n’y a point de prince dont on ait écrit plus de bien ni plus de mal. Les catholiques le peignent commo un second Salomon, les protestants et les philosophes, comme un Tibère. Son zèle contre les erreurs lui a mérité les honneurs de ce dernier portrait. Sans adopter tous les éloges quo les Espagnols en ont faits, il faut convenir que Philippe, né avec un génie vif, élevé, vaste et pénétrant, avec une mémoire prodigieuse, une sagacité rare, ER dans un degré éminent, l'art de gouverner es hommes. Il sut faire respecter la majesté royale dans le temps où elle recevait ailleurs les plus sanglants outrages ; il fit rendre aux lois et à la religion le respect qui leur est dû.

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4, Comment Charles-Quint finit-il sa vie? Qui lui suecéda ? Quels états laissa-t-à Philippe, son fils ? Quel fut le caractère de celui-ci ? —6. Que firent les flottes de Philippe II ? Que devint l’Invincible Armada ?—6. Quel portrait a-t-on fait de Philippe II ?

7. Sots son règne Madrid devint la capitale de l'Es. pagne : Tolède avait eu jusque-là ce privilége. C’est du reste la plus belle époque de la littérature espagnole. L'auteur de Don-Quichotte, l'immortel Cervantès, fut blessé à Lépante ; Lope de Véga, le plus grand poëte dramatique de son pays, était à bord de l’Armada. L'Espagne, dont les forces se disséminaient dans les deux mondes et dont les gigantesques entre-

rises tarissaient les ressources, loin de trouver dans

es métaux précieux qui l’inondaient une véritable abondance, perdait l'habitude du travail industriel et agricole, et penchait vers son déclin. L'affaiblissement devint déjà sensible sous le successeur de Philippe II (1598).

‘8. Philippe ÏIT, prince sans énergie et peu appliqué, abandonna le gouvernement à son ministre, le duc de Lerme. Les Provinces-Unies révoltées obtinrent une trêve avantageuse de douze ans (1609). L'année suivante un décret d'expulsion chassa de l'Espagne plus de 200000 Maures. ‘ Cette perte aurait été peu sensible pour la culture, le commerce et les arts, si les immenses colonies de l'Amérique n'avaient continué de dépeupler la mère-patrie.

:9, Philippe IV (1621), fils de Philippe III, se laissa gouverner, comme son père, par ses favoris. Il se trouva de nouveau en guerre avec toutes les uissances de l'Europe, et particulièrement avec la ance: le traité des Pyrénées mit fin à ses démélés avec celle-ci (1659). Ce prince continua la guerre contre les Flamands, qui s'étaient soulevés sous Philippe II, et vit re s'émouvoir le Portugal secouer le joug d'Espagne 1660).

Arr Charles II, son successeur, en 1665, eut pour antagoniste Louis XIV, dont les généraux firent éprouver de nombreux échecs aux possessions espagnoles des Pays-Bas et d'Italie. La paix de Riswick

7. Quels personnages distingués illustrèrent son règne ? Quel effet eurent sur l’Espagne les émigrations én Amérique ?—8. Que sait-on de Philippe III ?—9, Quel fut som successeur ? Quel pays perdit Philippe ÎV ?-—10, Contre qui son successeur Chaïles ÎI, eut-il à lutter ? Qui Charles II nomma-t-il pour son successeur ?

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ESPAGNE

mit fin aux hostilités; ct ce prince, qui n'avait pas d'enfant, nomma (1700) pour héritier de ses États, Philippe, duc d'Anjou, petit-fils de Louis XIV et de l'infante Marie-Thérèse, sœur de Charles II.

11. L’avénement de la maison de Bourbon au trône d'Espagne ne se fit pas sans contestation, et donna lieu à la guerre dite de Succession. Le nouveau souverain, qui prit le nom de Philippe V, eut pour compétiteur l’archidue Charles d'Autriche, qui, plus d’une fois, le mit à deux doigts de sa perte, et aurait occupé probablement le trône sans l’habileté du duc de Vendôme, et les secours de la France. ;

12. En 1713, la Paix d'Utrecht vint ratifier, los pertes que l'Espagne avait éprouvées, tant en Itälie que sur son sol même, pendant et depuis cette dernière époque. La Lombardie, le Piémont, le Modenais et le royaume de Naples étaient occupés par les Impé-

« riaux, ct Gibraltar appartenait aux Anglais. Toute-

fois les Espagnols rachetèrent amplement ces défaites par la prise de Ceuta, par celle des royaumes de Na-

les et de Sicile, où Philippe plaça son fils don Car- 08; par la soumission de la Catalogne, qui ne supportait qu'impatiemment le joug, et par cinq ans. de succès dans le nord de l'Italie (1741-1746).

13. Philippe V eut pour successeur Ferdinand VI 1746), son fils. Ce prince accéda à la paix d'Aixilahapelle. Il ne travailla qu’au bonheur de ses sujets,

réforma l'administration de la justico et des finances, et fit fleurir les arts-et les sciences.

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