‹ Cours abrégeé d'histoire ancienne, d'histoire du Moyen-Age et d'histoire moderne [microforme]Chapitre 175 sur 191 · YA · texte numérisé non relu

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trois mille troupes régulières, sur la position qu'oceupaient les Américains, qui n'étaient que quinze cents environ, Lorsque l’ennemi fut à environ'soixan:te pas, les Américains firent un fou des plus terribles, qui porta la destruction.cet le désordre dans les lignes anglaises ; revenus à la charge, les Anglais furent dé nouvenu ropoussés en désordre; mais les retranche: monts attaqués sur plusieurs points à la fois, et battus av lo fou des vaisseaux, furent enfin emportés À la ionnette. Les Américains, après une, défense acharnée, se roplièrent en bon ordre vers l’isthme de Charlestown. Les Anglais restaient. maitres, du champ do bataille, mais la victoire leur coûtait cher; ils:y avaient perdu 1054 hommes, tanttués que blessés, cti les Américains 453. Ja porte la plus doulou: rensé pour ceux-ci, fut celle d'un ardent et patriotique officier, le général Warren, qui tomba au plus fort de l'engagement, “tro w 6. En attendant, le Congrès prenait des disposi: ‘tions énergiques ; il ordonna la levée et l'équipement d'un corpsde vingt mille hommes, et procéda à l’orfanisetionido l’armée: Georges Washington, memre du Congrès ot délégué de la Virginie, réunit tous los suffrages et obtint le commandement én ehef de l'armée américaine. : Cet homme, vraiment grand et bon, dont l'élévation d'esprit, le jugement sain et les principes purs, joints à une intelligence rare, inspirnient aux patriotos la plus haute confiance, accept Ja-position. responsnblo à laquelle il était appelé, et commença immédiatement à on remplir les: devoirs, Havriva à Cambridge le 2 juillet 1775, ot y établi son:quartier gériéral. LÉ y 7. Quelques mois plus tard, les Américains essayèront dos'em parer du Canada. Un corpsde trois mille hoïnmes sous le commandemènt du génétal Schuylèr

6. Que faisait alors le Congrès? Qui fut nommé commandant on. chef? Que esit-on de Washington ?—7. Quelle tentative fut faite vers Ja fin de 1775? Qui. commandait l’expédition et comment futelle conduite ? Quel renfort reçut Montgomery devant Québe ? Quel fut le résultat do le campagne contre Québec ? Fr

et de Montgomery, général en second, descendit par le lac Champlain dans la rivière Sorel et captura les forts Chamb: et Saint-Jean. Le général Schuÿler étant tombé malade, Montgomery prit le commande: ment er chef des troupes, et 8e porta rpidement sur Montréal avec un fort détachement. Le gouverneur Carleton, incapable de lui résister, quitta la ville, et Montgomery y fit son entrée le jour suivant ; le géné: ral américain y laissa une garnison et marcha rapidement sur Québec. Au mois de novembre, Mont- BOmery reçut devant Québec un renfort d'environ mille hommes sous les ordres du colonel Arnold-— officier brave, mais sans principes—.Après êtro: de: meurés quelque temps devant la ville;: et désespérant € pouvoir en faire le siége, les Américains ‘résolurent d'en essayer l'assaut. En Conséquence, le 31. dé: cembre, de grand matin, et pendant que des tourbil. lons de neige obscurcissaient Yair et rendaient la vigis lance de l'ennemi moins active, l'attaque out lieu gur trois points différents, mais sans succès; elle fut fa: tale au brave Montgomery, qui tomba avec plusieurs de ses officiers. Après cet événement, les : Américains furent défaits sur tous les points et obligés d’évacuer bien vite lo Canada, Ù 4: 8. Alors que se poursuivait la malheureuse expédition au Canada, Washington investissait Boston. Il résolut, pendant l'hiver de 1776, de chasser les Anglais de cette ville, et, pour cet effet, le 4 mars, il érigea une batterie sur. l:4 hauteurs de Dorchester; qui commandaient la vilie, : Le général Howe, n’ay: ant pu déloger les Américains de leur position, fut à la fin obligé d'évacuer Boston, et. Washington y fit son entrée en triomphe le:17 mars. 3 # 9. Au commencement de Ja lutte, les Américains n'avaient défendu que leurs droits comme sujets : britanniques, mais les mesures hostiles de la métropole :8, Que faisait Washington pendant l'expédition au Canada? Qualle détermination prirént les Américains pendant l'hiver de1776? 9%: Quel avait été l’objet de leur lutte jusqu'ici ? À quoi s6 détere miuèrent-ils ensuite ? Que se assa-t-il le 7 juin au dongrès ? Qui fut chargé de préparer l'acte ke la Déclaration d'indépendance ?

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les déterminèrent à prendre une position élevée. Voyant qu'il ne leur restait d'autre alternative que celle d’une liberté absolue, ou d’une soumission sans condition, ils résolurent de rompre entièrement les liens qui les unissaient à la mère-patrie et de revendiquer leur indépendance. Le 7 juin, Henri Lee, de is Virginie, secondé par John Adams du Massachusetts, fit au Congrès la proposition de proclamer d’une m8- “nière solennelle l'indépendance des cclonies américaines, Une commission, composée &e Franklin, Jehn ‘Adams, Jefferson, Livingston et Sherman, fut nommée pour préparer l’acte de la Déclaration d'indépen- -dunce. Cet acte fut, après un court débat, résolu et ue par tous les membres du Congrès, le: 4 juillet & 10. Après avoir ainsi renoncé à toute allégennce, et, avec elie, À tout espoir de réconciliation, les Amé- ‘ricains avaient besoin de toutes leurs forces et do tout leu: génio pour maintenir leur grande et subli- -me position; les événements du reste de l’année 1776 “prouvent qu'ils sentaient la haute responsabilité qui reposait sur eux.

& 11. Le 28 juillet, un fort érigé sur l’île S'ilivan, “près de Charleston, Caroline du Sud, fat att qué par une escadre anglaise sous les ordres de l'amiral Sir -Peter Parker; mais le feu de ce fort, où commandait le vaillant colonel Moultrie, causa de si grands dom mages à cette.escadre, qu’elle abandonna son entreprise, : Ce fort fut nommé fort Moultrie. B #12, Le général Howe, en quittant Boston, s'était Téndu avec ses troupes à Halifax pour y attendre ‘J'atrivée de l’escadre anglaise, et se diriger de là vers New-York: Washington avait prévu ce mouvement, ‘et, après avoir pourvu à la sûreté de Boston, il s’AvANnÇA en toute hâte vers New-York avec son corps d’arméé. ——

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… 10. Que firent les Américains, après cette solennelle résolution ?— 41, Que se passa-t-ille 98 juillet ?—12. Qu'avait fait le-général -Howe, en quittant Boston ? Que fit, dans le même temps, le général Washington ? Quese passa-t-il ie 27 août? Que fit Washington dans la nuit du 29 août ?

Howe, ‘ayant reçu un renfort de vingt mille hommes de la flotte britannique, commandéc pa son frère, Pamiral lord Howe, après avoir essayé, mais en vain, de’régler par la négociation, les différends entre :lés bélligérents, se prépara à écraser le général américain. ‘27 août, une bataille fut livrée à Long Island, dans laquelle une partie de l’armée américaine, sous Tes généraux Putnam ot Sullivan, fut défaite. : Wash- Agton, apercevant le danger‘où il se trouvait pa ‘suite de l’issuo malheureuse de cot engagement, résolut d'abandonner Long Island ; :en Conséquence, dans 1a nuit du 29 août, il effectua, à la faveur d'un brouillard épais; une retraite admirable en füco de l'irmée an- Slaise, qui n'était qu’à un'quart de mille de: distance. Au mois de septembre, New-York fut évacuée rs Américains, et le:28 actobre, eut-heu à. White Plains un engagement très:meurtrier, mais, pou décisif. : Le fort rasbington, sur Le Hudson; fut: pris par les Anglais, et; Saga: ison, qui était:de deux! mille

hôthmes, fut-faite pri, .nuière. : Lo général Washing- ‘ton,-ayant traversé le Æudson; retraiti; vers: le. New- Jersey, par Newark, N ew-Brunswick,, Princeton et ‘Ærenton: “puisiil-traversa: là Delawate: et: se) trouva ‘dans'is Pernsylvanie,; tout le Da peobentrautri de près

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V' 15. Mais la grande âme de Washington demeurait ferme et inébranlable au milieu de cette terrible situation ; il se détermina donc à frapper un coup hardi. Dans la nuit du 25 décembre, il traversa la Delaware “bien qu'obstruée par des glaces flottantes, surprit TJ'ennemi à Tréuton et le mit en déroute. Le Aer Rahi fit de vains effortspour rallier ses troupes. L’attaque soudaine et imprévue d:- Américains avait jeté Tl'épouvante dans le camp, et toute l'artillerie enneie tomba entre les mains Ces coloniaux qui firent ‘aussi près, de mille j*isonniers.

V." "16." Le bruit de cette victoire rele :: le courage et Tardeur des Américains, et de nombreux corps de mi- ‘iciens vinrent de toutes parts se joindre à l'armée. “Washington se porta ensuite en toute hâte sur Prinecton, où, le 3 janvier 1777, il défit un autre corps de troupes anglaises, après quoi il regagna le New- “Jersey, observant les mouvements de l'ennemi, inter- ‘céptant sos convois, et attaquaut les détachements ‘isolés. Cette campagne lui mérita le surnom de Fa- “bius américain.

&' 17 La campagne do 1777 allait s'ouvrir sous de ‘meil, rs auspices, mais avec une grande supériorité ‘du côté des Anglais; le général Howe avait toujours fons $c8 ordres environ trente mille soldats, et Wash- ‘ington avait À peine sept mille hommes à lui opposer ; ‘Æoute sa cavalorio consistait en 130 chevaux. Les “inœuvres habiles du général Washington empêchèrent l'ennemi de se portersur Philadelphio parterre ; -ét Howe fut obligé à ‘changer ses plans. | 18. Le 5 juillet, il embarqua ses troupes À Staten- -Æslands entra dans la baie do la Chesanenke, et, dé- -brirquant près de l'embouchurs de la rivière Elk:il -archa sûr Philadelphie. Washington chereha à: ::. trêtei avoc des fovees bien inférieures. Le {1 septe:a- “bre, les deux armées se rencontrèrent sur ies bords

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15. Quo'le fut l'attitude de Washington dans ce moment critique ? “Quelle dGtermination prit-il, ét comment l’accomplit-il ?—16." Qus “produisit sur'les Américains ln victoire ‘de Trenton ?-—17. Quel hspect offrait l'ouverture de la campagne de 1777 ?—18, Quo süit:0n de la bataille de Brandywine ?

du Brandywine ;:les Américains soutinrent d'abord le choc avec intrépidité ; nais, accablés par le nombre, ils lâchèront pied sans que leurs chefs pussent parvenirÀ les rallier, Dans ce combat, deux étrangers éminents servaient sous les couleurs américaines, — le marquis de Lafayette, de France, otle comte Pulawski, de Pologne: le premier y fut blessé, v 19 Après cette victoire, le général anglais se diri- “gea vers Philadelphie, où il fit son entrée le 26 septembre. Howe établit son quartier général à, Germantown. Le 4 octobre, Washington, ayant tenté ‘de surprendre le détachement anglais à Germantown, fut repoussé avec. une perte de douze cents hommes ant tués et blessés que prisonniers ; celle des Anglais fut beaucoup moindre, Quelques. jours après çe combat, le générai Howe vint prendre ses quariers d'hiver à Philadelphie, W° 20. Pendant que ces événements se passaient. dans les Etats du centre, des faits importants avaient liou “Sur les frontières du nord. : Au mois de juin, une ar- Mée anglaise de sept miile hommes, sans y comprendre un corps considérable d'Indiens, envahit.les États duccôté du, Canada, . Cette armée était commandée ar le général Burgoyne, qui marcha eur Albany par da voie du lac Champlain. : Il fat assez heureux jus- ‘qu’à son arrivée. à la rivière Hudson; mais là finirent ses succès. Le 16 août, un détachement de son armée fat défait à Bennington, par un corps de milices sous : les ordres du générai Stark, tigres / 21. Burgoyne, ayant-traversé l'Hudson, alla cam- --per À Sâratoga, distant de quelques milles du -eamp -äméricain, , Le général Gates, qui venait d’être nom- è ‘imé an commandementde l’armée américaine du Nord, “86prépara à soutenir uno attaque. : En effet, le 19. sep- ‘tembre, Burgoyne l'at: : ‘a à Stillwater ; la lutte fut

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KITS ME Ft es SR PRIT rene …. 19. Qu’arriva-t-il après !: ::n59 de Philadelphie ? Qui gagnala a jataille de Germanto ::?- : Quese paasait-{l alors se des t «Stats? Que sait-on à, ‘ion de Burgoyne ?—21, cam à Jnrgoyn e Après la ba: ao Bennington ? À quoi se résolut-il le :47;00tobre,? ;

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ÉTATS-UNIS. 327 très-obstinée, mais sans résultat. Bientôt après, Bur-' goyne, s'étant laissé envelopper par l’armée américaine, se vit obligé de capituler. En conséquence, le 17 octobre, toute son armée, qui était de six mille hom:mes, mit bas les armes et se constitua prisonnière; au général Gates. ti # 22. Ce succès, l’un des plus beaux qu’eût encore obtenus le parti américain, remplit de joie le cœur de tous les patriotes. ’ Outre la confiance qu'il inspirâit au pouple, il lui donnait une artiilorie nombredse, des équipages et des armes de toute espèce, ot aidait puissamment à décider, à la cour de France, l’al: liance que les commissaires américains y sollicitaient dépuis quelque temps. Les négociations étant concles, le 6 février 1778, un traité d'alliance fut signé éntre la France et les États-Unis. :: Al *23. Durant l'hiver de 1778, la situation de l’armé américaine campée à Valley-Forge, fut des plus pénibles, la disotte faisait tous les jours des progrès et les vêtements manquaientau plus grand nombre, mais le patriotisme des Américains se soutint contre toutes les privations, et ils se remirent en campagne avec) un courage non moins grand. Lo général. Howe venait d’être remplacé au commandement par Sir Henri Clinton. Ayant reçu l'ordre de concentrer ses forces à New-York, Clinton évacua Philadelphie, traversa la Delaware et marcha vers cette ville. : Wash: ington se mit aussitôt à sa poursuite, et, le 28 juin, un engagement eut lieu à Monmouth où les Anglais -éprouvèrent des pertes sérieuses. :: Le général Clinton poursuivit ensuite sa marche vers New-York et y ar- -tiva heureusement, Hit ol 94 io 4 24. Au mois de juillet, une escadre française, sous es ordres du comte d'Estaing, arrivait à l'entrée de la Delaware; elle portait six mille marins et soldats, quo la France envoyait au secours des Américains.

22. Quel effet produisit ce succès dans le pays ?—23. Quel était l’état de l’arméo américaine pendant l'hiver de 1778 ? Que se passa” tit if gt ?—24, Qu'est-ce qui arriva dans ln Déelaware en juillet? Quel fut le dernier événement de l’année 1778 ? .

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Le seul événement important À ner le resto do l'année,

fut l'expédition envoyée par Clinton contro la Géor-

gie, dans laquelle les Anglais, après avoir défait los eo prirent possession de Savannah, le 3 démbre. ;

25. Durant l'année 1779, les opérations de la guorre avaiont été transportées des Etats du Nord et du centro dans ceux du Sud de l'Union, et los Anglais semblèrent s'attacher plutôt à ruinor qu’à soumettre cotte malheureuse contrée. Le soul événement de quelvus importance dans le Nord, fut la prise, par los

méricains, sous le général Wayne, du fort de Stony: Point, sur le Hudson. Dans lo Sud, les troupes fran: çaises et américaines, ayant ossayé de reprendro.la ville de Savannah, furent défaites aveo une perte de,

lus de mille hommes. Parmi les morts, se trouva le tar e comte Pulawski, qui était au service des États-

nis, LR ES fi V-26. A l'ouverture do:la campagne do 1730, les troupes anglaises évacuèrent Rhode-Island, Sir Henri. Clinton et Lord Cornwallis entreptirent uno eéxpédition contre: Charleston, Capitale :de la Caroline du: Sud, et, le 17 mai, après ua siérede:six mois, cetto, ville fat obligée de -capituier; 108 Anglais 66 répandirent ensuite dins cette provinee. :

#27. Le générul Gates, qui: vénait : de rotevoir le

commandement de l'armée du Sud, arriva.én juillet, Au Camp américain, dans la Caroline .du Sud, et ré: solut malheurouscment d'engager : une, action générale. Le 16 août, un combat ent lieu près de :Cams den, ‘dans lequel les Américains furent complètomont défaits par los Anglais, sous lord. Cornwallis, ; Les,

ertes des Américains furent considérables, : Au nom-

re des morts fit le: baron de Kolb, officier .prussion: au service des États-Unis. Lio 10 juillet, .une-seconide 25. Où fut le principal théâtre do la guerre pendant l’année 1779 $ Que fit lo général. Wayno ?—26, Qu'entreprirent Clinton et Corn. wAailis ? Quel on fut le résultat?—27, Qua ft le général Gates? Que

se pañsa-t-il 16,16 août? Qu’est-de. qui out liou à New-Port au mois de juillet ? vérité à . PL

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1 . ÉTATS-UNIS, .,,. 829 escadre française entra à New-Port, et y débarqua le comto de Rochambeau avec un corps de six mille hommes, &” 28. Cette année fut surtout remarquable par la trahison du général Arnold. Le général Washington, ayant dù se rendre à Hartford, Connecticut, pour ÿ avoir une entrevue avec le comte de Rochambeau, aissa au général Arnold, en son absence, le comman: dement du poste important de West-Point, ignorant qu'en agissänc ainsi, il livrait, entre les mains d’un traitre la fortune do la république naissante. Arnold était brave, mais dissipé et prodigue. Sa conduite arbitraire dans le: commandement de Philadelphie, qui lui avait été confié, fit porter contre lui des plaintes graves, ot il fut traduit devant une cour martiale; ses juges, en souvenir de sa gloire militaire, 80 contontèrent d'uno réprimande sévère. Aruold se retira humilié. : Dès ce moment, il prit la coupable résolution de se venger; en conséquence, il ouvrit des relations avec Sir Henri Clinton, à l'effet de li vrer au gouvernement britannique West-Point et toute sa:garnison. ‘Cet infâme projet, qui était à la veille des’accomplir, fut providentiellement découvert et travorsé.! Cepondant, le traîtro s'échappa et reçut, en récompense de son infâmie, le brevet de brigadier: général dans l’arméo anglaise. L'infortuné major André, de l’armée britannique, qui avait rempli l’offico d'intérmédiaire entre Arnold et Clinton, ayunt été artôté parles Américains, fut condamné ecmmo es pion; Puis exécuté, : | if y29:: campagne de 1181 s'ouvrit par.une expédi: ion sous les ordres d’Arnold, qui fit'une descente sur les côtes delà Virginie, ét, commit de grandes ‘déprédatiôns. Après In défaite de Gates, le général Greenc fut nommé.au commandement de l'armée du Sud; La situation: commença dès lors à y devenir plus rassurante. Le 18 janvier, le général Morgan ’28. Par. quoi l’année 1780 fut'elle remarquable ? Rapportés les Circonstanees de Ja trahison d’Arnold.— D. Quelles furent les principales opérations de l’année 1781 ? ie Sérl

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remporta uno brillante. victoire près de Cowpens; sur le colonel anglais, T'arlton, Le 15 mars, une autre bataille eut lieu à Guilford, dans la Caroltne du Nord ; les Ancls'e : furent victorieux, mais perdirent beau. pur ue monde, 30. En septembre, le général Greene obtint à Eutaw-Springs uné importante victoire sur les Anglais Commandés par le colonel Stuart. Lord Cornwallis, après la bataille de Guilford, avait pénétré dans la Virginic, et, ayant .concentré sos forces à Yorktown, il s'y fortifia. Washington, qui, depuis quelque temps, amusait Clinton, en feignant une attaque sur Now: York, quitta soudainement son camp à White-Pluins, Marcha ‘vers le Sud et arriva bientôt devant Yorktown après avoir reçu en.chemin un renfort considé- .Eablo sous les ordres du marquis de Lafayette, 31: Le’comte de Grasse venait, de débarquer un Corps de troupes françaises pour Coopérer avc: les méricains commandés par Washington, L'i; mée fanco-américaine s'élevait à 16000 hommes. To siége de Yorktown fut aussitôt commencé et pour vi avec tant de vigueur, que. lord Cornwallis, ne pou yant prolonger sa résistance, négocia les termes d'uné capitulation'qui fut signée le 19 octobre, Les trou: pes anglaises sortirent l'arme au bras, enseignes déployée., et allèrent déposer leurs armes devant les rangs de l’armée victorieuse. La garnison fut prisonnière des États-Unis, ot; stivant les, ‘conventions, les vaisseaux anglais devinrent le partage de la flotte français: Les Anglais avaient perdu sept cents hommes environ, ot le nombr des prisonniers de guerre était de six mille cinq cents, #32. Cet événement, le plus remar re ‘ l'Indépendance, après la r ne, ny ‘les Américains d’ tou. es resultats qu’on ponva

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ple et le gouvernement anglais furent convaincus qu'il devenait impossible Donmeis de réduire les tats-Unis sous la domination de la Grande-Bretane. Aussi, bientôt. la Caroline du Sud et la Géorgie urent-elles évacuées, et les Anglais n'occupèrent plus que New-York. Le comte de oobtiabec retourna en France avec s08 troupes, et le Congrès s’apprèta à liçencier une partie de l’armée,

:° 33. Enfin, une convention préliminaire, qui mettait

un terme au: hostilités entre l'Angleterre et: l'A mérique, fut signée le 380 novembre, par les plénipotens tiaires des deux puissances. Dans cette convention, l'Angleterre reconnaissait formellement ladiberté, 1a souveraineté ct l'indépendance des États-Unis. Le traité définitif fut sind À Versailles le. 3 septembre 1583, pe Adams, Franklin, Jay et Laurens, pour les États-Unis, et par M. Oswald, pour la Gr'ande-Bre-

| SEOTION IV. # trees Depuis la: reconnaissance de l'indépendance amériun Caine, en 1183, jusqu'à la guerre de 1812.

‘1. La guerre entre l'Angleterre et les États-Unis

avait duré plus de sept ans. D’après los rapports of ficiels, l'Angleterre avait perdu 42000 soldats en, Amérique, et la dotte publique s'était augmentée de quatre cents millions de piastres. Les États-Unis avaient perdu près de 70000 citoyens, et les rivages de Ja

gübrré, l'incendie des villés, cte., avaien* oGcasionné

une perte incalculable.

#2. Les treize États qui venaient do secouer le joug

de l’Angleterre avaient toujours ed une existence. et

ün gÜuvérnoment À part; chacun d’eux avait des in-

térêts particuliers qui leur fäisaiont repousser une

ünion complète. * Le besoin fit seul prévaloir le prin- 33, Que se passa-t-il le 30 noyembre ? Quand et où le traité défi-

nitif fut-il signé ? re

. 4 Combien de temps avait duré la guerre de l’indépendance ?

Quelles furent les pertes des deux côtés ?—2, Quel était alors l’état des affaires dans les colonies ?

832 | HISTOIRE MODERNE. s

cipe de l'union, et tant que dura la guerre avec In métropole, le lien commun subsista, ‘Mais dès quela paix fut conclue, la nécessité d’uno nouvelle lé islation 8e fit sentir, Ilfallait un revenu public, il fallait pay- son élé er les dettes contractées à l'étranger pendant la guëer. retiré à re ide l'indépendance, Chaque colonis était ove- doucéu: nue une république indépendante, et le Congrès, con- sance:e damné à la faiblesse par sa constitution elle-même ment di était plus obéi. accom ÿ 8. Pour mettre un terme à cette situation pénible, tants d es assemblées législatives de la Met et du Mary- vw 7. land convoquèrent à Annapolis, en 1786, une conven: furent tion des divers États, afin de s’enténdre sur lés mesures triotisn nécessaires au bien publie, Trois États seulement quit un 80 rendirené à cette convocation. ‘La convention ne grès fu ut on conséquence prendre aucune mesure impotr- droits c nte; elle fut lé prélude de celle qui suivit, Üne nage et nouvelle convocation fut faite à Philadelphie pour le à la per mois de mai 1787. pris avaient w 4. Georges Washin ton, qui parut à cette convention L'année commo délégné de la Virginie, en fut unanimement élu désoler président. Après de longues délibérations, la nou- Après | velle Constitution fédérale fut acces parle Congrès cette gt et par onze des Etats, puis proclamée définitive nent ayant n en 1788. Elle devint dès lors la. Constitution, des tats-Unis. Les deux Etats dissidents, la Caroline du Nord et Rhode-Island, l'acceptèrent plus tard: lo remior, en 1789, et le second, en 1790. seb < - #5. Lo nouveau gouvernement n’entra en fonctions fait ni End 1789, après deux ans d’interrègne. Les mem- aux Ét: bres du sénat et de la chambre des représentants, élus ton sut en vertu de la nouvelle Constitution, se réunirent À ner V’'U: Philadelphio vers les premiers jours d'avril, ot. océdérent à élection du président. SORT EeS Washington fut proclamé à l'unanimité, et John Adams, qui, après cratiqu ” 8. Que fit-on pour remédier à la situation pénible où se trouvait 6. Oùé 18 pays? Où la preiière convention des délégués s6 réunit-élle.? Où la ‘nouvel fut convoquée Ja seconde ?—4. Que fit-on a: rornédier aux dif- ” soutenir : ouités dt otient ? Quoï en fui le résultat ?—5. Quand 16 nouveau français s géarertéient ontra“t-il en fonctions, 64 quel en fut le premiér prési- se totires ré quel PERS AEREES

quelvon contra :

ment de ses concitoyens, et se rendit à rares dv tbl accompagné, sur sa route, par los milices et los pénible, tants dos États qu'il travorsait.

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avec Ia lui, avait réuni le plus do suffragos, fut élu vice-prési-

lès que la dent.

Ce W6. Lorsque ce grand citoyen reçut la nouvello do.

| né pay- son élection au premier rang de la république, il était de tt” trs retiré à sa ferme de Mont-Vernon, où il goûtait les à ve dr8 douceurs de la vie privée. Il accepta avec reconnais- L e 072 SCOR sance: cotte nouvelle preuve de l'estime et de l’attacho- 1 le-mêmo ï

A ER Pt CP

Lu Mary- W 1. Toutes les fonctions du nouveau gouvernement 4 Étrdée fi farent donnéos à des hommes d’un mérito et d'un pa- j'' mesures triotismé reconnus, et la nouvelle administration con- ñ ! ulement quit uno grando popularité. Lo premier soin du Con- Lu tion ne grès fut do fonder un revenu national. Il établit des de

impor- droits d'importation, ainsi que des droits sur le ton- ol Une nage ét la navigation ; il organisa les corps préposés É pour le à la perception des droits de douane et autres, qui Frs

; avaient pour objet d'accroitre los revenus de l'État, dl

vention L'année suivante (1790), une guerre indionne vint pi nent élu désoler. los établissements au nord-ouest de l'Ohio. 13] la nou- Après bien des combats ot beaucoup do sang versé, à Jongrès cette guerre fut terminée par le général Wayne, qui, vorment ayant mis on pleine déroute les Indiens, conclut avoe. 108.08 eux un traité de paix, à Greenville, en 1795. ‘aroline #8. Avant la conclusion de la gucrre indienne, les ard: lo révolutionnaires français, qui se trouvaient au milieu

PT des convulsions violentes qu'ils avaient cux-mêmes nctions fait naître en Europe, vinrent demander du secours s.mem: aux États-Unis: Mais ln sago politiquo de Washing:, ta, élus ton sut faire échouer tous les actes tondant à entraiiront À ner l’Union daus une guerre avec un pouvoir européen ; procé- queleonque. La stricte neutralité qu’il observa, ren-: ingion contra une vivo opposition de la part du parti démo-, l, après cratique. À l'expiration de son second terme, ce

der où 6. Où était Washington quand il fut élu ?—7. Quel fut l'effet do

ux dif: . 1a' nouvelle Constitution ? Quelle guerre la république ent-elle à. QT dre soutenir de 1700.à 1795 ?—8. Que tentèrent les révolutionnaires, lp Dre français auprès du gouvernement des États-Unis? Où Washington AK à he se retira-t-il ? Quand mourut-il ?

tr nn en enmenenpnn nee à

rand'hômme ne voulut pas accepter sa réélection à a présidence; il se retira à Mont-Vernon pour y asser dans le repos de là vié privée le reste dé ses

jouts. ‘Washington mourut deux ans'après, le 14

décembre 1799, dans In soixante-huitième: année ‘de son âge. Il fut toujours le citoyen le plus désinté-

ressé et le plus dévoué à sa patrie, et sa mémoire :

sera bénie À jamais par les générations américaines dont il a fondé la liberté et la prospérité.

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