‹ Cours abrégeé d'histoire ancienne, d'histoire du Moyen-Age et d'histoire moderne [microforme]Chapitre 190 sur 191 · L’ÉOLISE ET LES INSTITUTIONS SOCIALES · texte numérisé non relu

L’ÉOLISE ET LES INSTITUTIONS SOCIALES

du Rocher, et les compilati. 18 historiques du P. Nonotte. Si l’on rapproche ces noms de ceux de Voltaire, de Rousseau, de Montesquieu et de Buffon, il devient évident que la défense dut avoir bien moins de vogue que l'attaque.

Ce siècle vit les souverains, en général, se déclarer contre l'Église. Leurs ministres, imbus des doctrines philosophiques, conspirèrent contre la puissance spirituelle, sans s’apercevoir qu’ils ne pouvaient toucher à l'autorité de 'Égiise sans ébranlier la leur. Ils dirigèrent leurs attaques d'abord contre les Jésuites, qu'ils considéraient comme les plus fermes St di du catholicisms et de la papauté. Le Portugal les bannit du royaume, confisqua leurs biens au profit de la couronne, et leur défendit de rentrer dans co pays sous peine de mort. Cet exemple fut suivi en France

ar le fameux duc de Choiseul, ministre de Louis XV. Lo comte d’Aranda fit la même chose en Espagne. On y accusa faussement ces religieux d’avoir conspiré contre l'État, et, sous ce prétexte, ils furent chassés de la Péninsule. La de ematren de l'Ordre fut prononcé la même année à Naples, et, l’année suivante, à Parme. Toute la famille des Bourbons prit ainsi sur colle la responsabilité de cette mesure inique. Le pupe Clément XIV eut la faiblesse de céder aux ins: tances de toutes ces cours et de prononcer l’abolition de l'Ordre dans toute la chrétienté, aux grands applaudissements de la Le rt Cette concession engagea les ennemis du Catholicisme à aller plus loin. Le comte d’Aranda attaqua les autres institutions monastiques en Espagne et l’empereur d’Autriche, Joseph II, essaya de fonder une Église nationale. x

Ces tentatives amenèrent dos modifications qui ne pouvaient qu'être funestes à la foi. Mais il faut reconnaître que, à côté de ces innovations désustreuses, on proposa dans l'ordre civil des réformes utiles qui devaient contribuer au progrès matériel de la civilisation. L'administration intérieure des États fut éclairéo par des principes d'ordre et d'unité; l'art militaire

fat perfectionné ; le commerce, excité par le développement des colonies dans les autres parties du monde,

rit un accroissement prodigieux, et il enrésulta un

ien-être matériel qui nméliora le sort des classes inférieures de la société. Des économistes comme Vau-

an, Quesnoy et Smith s’occupèrent de l'état des ouvriers et des artisans, et s’efforcèrent d'indiquer les moyens de développer les ressources matérielles des nations.

Ce qu'il y avait d’inquietant pour l'avenir, c'était le : désaccord qui régnait entre les institutions sociales et les doctrines nouvelles. Dans tous les États de l’Europe, la monarchie s'était rendue absolue; l'Angleterre seule faisait éxception. En France, en Espagne, dans les États du Nord, partout la royauté était souveraine et indépendante, Cependant les philosophes ne cessaient de proclamer sous, toutes les formes la nécessité de la liberté, et leurs écrits n'avaient d'autre objet que de rappeler aux peuples leurs droits. Ces

éories ne pouraent manquer d'amener une révolu-

e dans toute l'Europe. Car, dès que leurs

tion profon idéos furent universellement admises, on dut chercher à en faire l'application, et, comme elles étaient en contradiction avec les institutions existantes, il devait en résulter une lutte qui. ne pouvait manquer d'avoir pour conséquences les plus grands désastres,

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