LÉGISLATION DE LYCURGUE A SPARTE
7 14! Lycurgue était de la race des Héraclides;: il fat chargé de gouverner Sparte pendant la minorité de son noveu Charilaüs, dont il respecta les droits. et la jeunesse. Ayant conçu le projet de réformer:tout le gouvernement, il fit plusieurs voyages en Egypte et en Asie pour consulter les hommes les lus habiles de ces contrées, Revenu à Sparte, il publie des lois nouvelles,
2. Voulant bannir la cupidité, il proscrivit les monnaies d’or et d'argent, et les remplaça par une-monngio de fer d’un si grand volume, qu'il fallait une Chambre pour renfermer uns somme très-médiocre.
1. Quelle était la forme de gouvernement des États -de la Grèce presses les temps héroïques ? Quelle conduite suivaient les rois ?—. . Quels législateurs parurent alors ?
1. Qu'était-ce que Lycurgue ? Quel projet conçut-il ? Que fit-il au retour de ses voyages ?—2, Pourquoi proscrivit-il les monnaies d’or et d'argent? Par quelle monnaie les remplaçga-t-il ?
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isqu'à la mort ts de la Grèce idait l’armée, de su propre nt sans l'avis ivoquaitquela poésie et la ossières et: fa- 18. Les castes ge s'étendait rs étaient ré-
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GRECS,. 87 { 8. Lycurgue s’occupa spécialement, dans sa législation, de l’éducation physique des enfants ; il chercha tous los moyens de donner à sa patrie uno raco saine ot vigoureuse.
4. Les enfants étaient accoutumés de bonne : eur à s’endurcir à la fatigue, au froid, au chaud, à fuir toute délicatesse dans les mets, comme à évitor la colère, le mensonge et la vanité, Le peuple tou entier, du resto, était assujetti à la plus sévère ':2. cipline, à laquelle les rois eux-mêmes ne pouŸaisnt se soustraire. Lycurgue, ayant réglé toutes choses, feignit d’être obligé d'entreprendre un long voyagé, fit promettre à 8e8 concitoyens l’observance de s08 lois rs ab retour, et s'exila lui-même pour toujours (884).
LÉGISLATION DE SOLON A ATHÈNES (595). A à
V 1. Le gouvernement d'Athènes out à subir de plus grandes vicissitudes que celui de Sparto, et ne reçut que plus tard sa législation.
Codrus, roi d'Athènes, étant mort (1045), des archontes ou gouverneurs eurent l'autorité ; mais leur puissance trop limitée ne put longtemps empêcher les plus graves désordres, Le peuple était irrité de l'abns que la noblesse faisait de ses priviléges etde la cruauté
es créanciers envers leurs débiteurs. L’archonte Dracon fut chargé d'établir une législation régulière ; la sévérité de ses lois les fit rejeter. Il était temps que Solon parût et vint donner aux Athéniens une canstitution durable, » F VW 3. Solon, descendant de Codrus, déjà renommé comme gucrrier et poëte, se concilin tous les partis en faisant rendre la liberté aux débiteurs et en garantissant les dettes aux nobles, Sa législation fut un
:8. De quoi Lycurgue s’occu pa-t-il spécialement dans sa législation ? 42: Comment voulut-il quo ics ue fussent élevés? Que fit-il après avoir publié ses lois ? HN HE
1 Qu'eut à subir le gouvernement d'Athènes ?—2, Qu'étaient.les archontes ? Quelle mission reçut Dracon?—3, Q'était-ce que:Solon ? Que dire de sa législation ? Qu'était-ce que le tribunal de l’Aréopage?
38 HISTÔIRE ANCIENNE.
mélange habile d’aristocratie et de démocratie, Il di- D étuit visa les citoyens en quatre ordres, suivant leurs ri- l'obt chesses. Les archontes furent soumis à la surveillance mœu du tribunal tout-puissant de l’Aréopage, chargé de:çon- los Îc tenir l'ambition des riches et d'arrêter les empiète- or ments du peuple ; les lois devaient êtré discutées par Ven. un sénat de quatre cents membres et adoptées par de vint peuple. Par des mesures pleines de prudence, Solon pre encouragen le travail, le patriotisme et la piété filiale. Athè Mieux inspiré que Lycurgue, il respecta lés droits de E oi la nature et 4e l'humanité; il se garda bien surtout le À d'interdire la littérature et les arts à un peuple doué tro de l'intelligence la plus vive, de l'imagination: la. plus rh féconde et du goût le plus délicat. S'upani aol Sont. 4, Solon fit jurer aux Athéniens d'observer ses lois; nu puis il abdiqua ses fonctions de législateur et fit de 6 grands voyages on Asie et en Afrique: laissant par- Pisis tout le souvenir de ses vertus. Il mourut à l'âge de int quatre-vingts ans, à la cour du roi d'Égypte, où ilis'é- pou tait retiré. : Létgipo 1 pouve vu 6. Lycurgue et Solon furent les deux plus. grands art { législateurs de la Grèce: le premier jeta.les fondements vrage de la gloire et de la puissance de Sparte; le second aute affermit la constitution d'Athènes, ‘etrendit.cette ville E édut la plus florissante et la plus civilisée du monde ancien. L dl ed Maïs, comme ces deux hommos de génie avaiontaffai. DE Liu re à des peuples de mœurs et de earactères differents, À ones leurs institutions offrent les contrastes les plus extraordinaires ‘et les plus curieux: + Lycurgue vit que son pays suffisait à la nourriture de ses habitants, et il en bannit tout commerce et tout étranger; Solon À V1. : dut chercher à neutraliser les arts et l'industrie sut le E soute sl arido de l’Attic 1e -Lycurgue, dans un gouverne- les Pe “ment de rois, put faire co qu’il voulut; Solon;.dans un prodi, gouvernement populaire, dut faire ce qu'il-put:.Le | eupl ‘premier avait à d'iger un peuple rossier et habitué Eee ‘la tyrannie patricienne ; celui d'Athènes, qui avait déjà passé par plusieurs rSvolutions, voyait ce qui lui
ps 4. Quelle fut 1: fin de Solon?—5. Établissez un parallèle entre Lyourgue ot Solon. ne
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était le plus avantageux et avisait aux moyens de l'obtenir. Lycurgue, d’un naturel austère, soumit les mœurs aux lois; Solon, d’un caractère doux, adapta les lois aux mœurs; le premier forma le peuple le plus uerrier, le second forma le peuple le plus policé. 08 Spartiates, régis avec uno verge de fer, épronvèrent moins de secousses intérieures, tandis que le demisavoir politique dont chacun avait quelques notions à Athènes y multiplia les troubles civils. Les Spartiates conservèrent plus longtemps leur indépendance; mais les Athéniens, en perdant la leur, conservèrent l’empire des lettres, des sciences et des arts; d'ailleurs ils supportèrent l’infortune avec dignité ; tandis que les Spartiates, une fois vaincus, tombèrent dans l’abattoent, Comme une nation sans passé et sans avenir.
6. Après le départ de Solon, l'habile et ambitieux Pisistrate (560), profita des querelles tou jours renaissantes de la noblesse et du peuple pour s'emparer du pouvoir absolu, ÆExilé deux fois, il se maintint.-au pouvoir appuyé. par le parti populaire. Flattant avec art les goûts des Athéniens, il réunit en corps d’ouvrage les œuvres d'Homère, jusque-là chantées sans suite’ par les rapsodes; il encouragea les lettres et séduisit tout le monde par sa modération, sa clémence ot sa libéralité; mais ses fils Hipparque et Hinpias, qui lui succédèrent, n'imitèrent pas sa conduite, ot furent chassés par le peuple qui reprit l'autorité (510).