GUERRES MÉDIQUES
V1. Les plus terribles gucrres que la Grèce eut à
soutenir contro les étrangers, furent los guerres contre les Perses, dont elle ne sortit victorieuse que par des prodiges d'héroïsme; la révolte de l’Ionie, contrée peupléo par des Grecs, mais soumise à l'empire. des
ersos, fut l’occasion de ces guerres mémorables. Les
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6, Qui domina dans Athènes, après Solôn? Quelles furont les yicissitudés dé ln fortune de Pisistrate ? Quels furent ses suécesceürs!? 1: Quelles guerres la Grèce outcelle à soutenir contreles étrangers?
Quelle fut l’occasion des guerres médiques ?
déjà puissants sur mer, volèrent au secoue mpatriotes, et réduisirent en cendres la vilio Capitale de la Lydie, a où Crésus avait régné (500), #2. Darius, fils d'Hystaspe, Il'fit préparer une ex confia à son gendre M ar une violente tempête auprès
is que l’armée de terre était exte ces, Sans se laisser décourager Darius ne s'occupa q beaucoup plus considé hostilités, il env
ujourd’hui Anatolie,
résolut de s’en venger, pédition contre la Grèce ot la La flotte fut assaillie du mont Athos, tanrminée par les Thrapar ce triste échec, ‘à le réparer par une expédition rable. Avant de reprendre les 9ya, suivant un antiqu rauts demander la terre ét l’eau aux pour réponse, les jetèr Sant: Prenez la terre e 3. A cette nouvelle, Darius, eux une armée de cent mille dix mille de cavalerie, Datis ot de son n Grecs, conduits par Milti nion et sos collègues av mandement, les t dé Marathon (490) La Grèce sauvée ne fut avait fait vaincre; Miltiade, mentde trahison, fut condamné à une am mais, no pouvant la payer, le vainque fut jeté dans une prison; ot qu'il avait reçues en combatta V 5. Xerxès, fils de Darius,
2. Que fit Darius, qui fut confiée la pr le résultat? Comment les ambassad en Grèce 7—3. Que fit Darius, à la nou ‘pédition contre la Grèce ? Que firent les —4. Quelle fut la conduite des Athénie rut cé dernier ?—5, Quels furent les Îa force de l’oxpédition de Xerxès ?
nidas ? Quo firent Léonidas et ses com ils ?
e usage, des théniens, qui, ent dans une fosse, en leur
irrité, fit avancer contre hommes d'infanterie et sous le commandement du Mède tapherne; mais dix mille ado, à qui Aristide l’Athéaient cédé leur part du comaillèrent en pièces dans les plaines
pas reconnaissante pour
accusé fausséende énorme; ur des Perses il mourut des blessures nt pour son pays.”
“après avoir soumis l'É.
voulant se venger de l'incendie de Sardes ? À n contre la Grèce ? Quel en fut rs de Darius furent-ils règus velle de l’insuccès de son ex- Grecs conduits par Miltinde:?
ns envers Miltiade ? Où mouprojets de Xerxès ? Quelle était Quel poste confia-t-on à Léopaguons ? Comment m,ururent-
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GREOCS.
gypte révoltée, fit, pendant quatre ans, d'immenses préparatifs contre la Grèce. Il passa l'Hellespont sur. un pont de bateaux, traïnant à sa suite plus de deux millions d'hommes, arrachés à toutes les contrées da l'Orient. Léonidas, roi de Sparte, à ln tèêto de trois cents hommes, fut chargé de garder le défilé des T'hermopyles. Xerxès lui envoya demander de rendre ses armes : ‘ Viens les prendre, ” répondit Léonidas, Les Grecs attaquèrent l'ennemi à la faveur do la nuit, firent un carnage affreux dans tout le camp des Perses, et.ne périrent, accablés par la multitude, qu'après avoir tué vingt millo ennemis (480).
r= 6. La défaite que les Grecs essuyèrent aux Ther. mopyles, leur fut plus utile qu’une victoire. Elle leur apprit qu’en combattant pour leur liberté, ils étaient bien autrement forts et courageux que ces hommes efféminés, qui, n'avaient d'autre but que d'étondre le règne de l'esclavage.
= *. Le roi de Perse continuait sa marche à travers la Grèce. Il entra dans Athènes, abandonnée de ses habitants, et la livra aux flammes, Les Grecs tinrent conseil sur le parti qu'ils avaient à prendre. Euri. biade, de Lacédemone, voulait qu'on évitât le combat; il menaça même l'Athénien Thémistocle de son bâton s'il continuait de soutonir l'avis contraire : Frappe, Mais ecoute, dit Thémistocle, et son sentiment prévalut.
: 8.. Thémistocle eut l'adresse d'amener Xerxès à en- £ager une action décisive-à Salamine. Le grand roi comptait trop sur la supériorité de ses forces; seg douze cents vaisseaux furent détruits par les trois cent quatre-vingts galères des Grecs. La reine de Carie, alliée de Xerxés, soutint seule le combat pendant
uelque temps. . Le monarque persan s'enfuit vers
l'Hellespont; mais le pont qu'il avait fait construire
sur ce bras de mor ayant été détruit par une tempête,
‘6, Qu'apprit aux Grecs le combat des Thermopyles ?—7, Quo firent les Grece après la destruction d'Athènes ?—8, Qui gagna la batnilte 6 Sfiaminc? Que fit ià reine do Curie ? À qui revint tout l’honneur de Ta victoire de Salamine ?
HISTOIRE ANOTENNE. ,
il fut obligé de passer le détroit sur uno barque de % laglo
pêcheur. Thémistocle eut l'honneur de la journée. M nom i
| W 9. Ce endant Mardonius, resté en Grèce avec trois Æ re. 1 | Cent mille hommes, s’eorçait de relever la fortune + "La | de Xerxès ; mais les généraux Aristide et Pausanias, %Æ comm | qui commandaient les Grecs, le défirent complètement ! devait
| près de Platée, en E:otie (479). Le même jour, les VW 12. l restes de la flotte persane furent brûlés au promon- mes, « toire de Mycale, en Ionie. Dès iors, les Perses, af- gne d: | faiblis ei découragés, n'osèrent plus se mesurer avec ensem | Cette petite nation invincible dans son patriotisme. Thém # 10. Délivrés de leurs ennemis, les Athéniens com- le pre: | mencèrent à rétablir leur ville et à l’entourer de fortes Il dev | murailles; mais les Lacédémoniens s'y opposèrent. | acquit | Thémistocle, s'étant chargé de négocier cette affaire, D se défe | se rendit à Sparte, où il demeura longtemps sans de- l'ai ter l mander audience, disant qu'il attendait ses collè ues; D point | quand l'ouvrage fut avancé, il déclara qué les À ché- vw 13. | niens étaient en état de se défendre. Les Lacédémo- E pendm niens dissimulèrent leur ressentiment, mais ils jurèrent { etder | de se venger, Bientôt les ingrats Athéniens banni: PF, sut fa rent Thémistocle, qui se retira chez Artaxerxès Lon: [Æ sonadi
gr fils et successour de Xerxès. ” à res de 11. Environ dix ans après la troisième guerre mé- d'œuvr
dique, les Grecs allèrent à leurtour chercher les Perses (Ve av en Asie et confièrent le commandement de leurarméo D toire,a à l'Athénien Cimon, fils de Miltiade. Cet habile 1 bain P énéral détruisit la flotte et l'armée ennemie à l'em: LS plus su ouchure de l'Eurymédon, et força Artaxerxès à signér NH ‘es, ses la paix qui assurait l'indépendance des colonies grec- ‘pate le ques de l'Asie Mineure, et fermait la mer Égéeaux vais. D 14. I seaux des Perses (449), Cimon mourut d’une blessure était es reçue au siége de Citium, dans l’île de Chypre; il éut À C'A*"à 9. Quel espoir restait-il encore à Xerxès ? Que se passa-t-il À + Platée et à Mycale ?—10. Que firent les Athéniens, une fois délivrés j ei. de leurs ennemis ? Quelle mission reçut Thémistocle ? Quel traite- 712. An, mentreçut-il plus tard de ses compatriotes ?—11. A qui fut confié le grand bb commandement de l'expédition grecque contre les Perses, après la 2 (Cali son troisième guerre médique ? Quoi en fut ie résultat? Où. mourut D ractère di Simon? Combien de temps avait duré les guerres médiques ? -
Laquelle
o barque do journée.
o avec trois * la fortune Pausanias, nplètement me jour, les au promon- Perses, afesurer avec atrivtisme.
niens COmer de fortes )pposèrent.
tte affaire, )S sans decollègues :; è les À ché- Lacédémoils jurèrent ons bannierxès Lon-
uerro méles Perses leur armée et habile ie à l’em:
ès à signér nies grec- > AUX Vaise blessure re; il éut
assa-t-il à
ois délivrés Quel. traitofut confté le 08, après la
Où. mourut ues ?
GREOG, 43
la gloire de finir les guerres médiques et d'attacher son nom à l’un des traités les plus mémorables de l’histoire. La lutte avait duré un demi-siècle.
7 La Grèce était à l'apogée de sa puissance; aussitôt commence cette rivalité de Sparte et d'Athènes qui devait amener tant de maux.
Y 12. Losolde l’Attique était si fertile en grands hommes, que le génie, après Cimon, n'eut point d’interrègne dans son histoire. Après Miltiade, étaient venus ensemble Aristide et Thémistocle; après Aristide et Thémistocle, Cimon ; après Cimon se présenta Périclès, le premier homme qui ait donné son nom à son siècle. Il devint l’homme le plus éloquent de son temps, et tant de souplesse et d'habilité pour répliquer et 86 défendre, qu’un de ses adversaires disait : Quand je l'ai terrassé et que je le tiens sous moi, il s'écrie qu'il n'est Point vaincu et le persuade à tout le monde.
w 13. Chef de la république, ou plutôt roi d'Athènes pendant vingt ans (449-429), grand général de terre et de mer, homme d'État, orateur irrésistible, Périclès sut flattor, conduire et Captiver la multitude. Sous son administration, Athènes, qui cultivait tou: ‘as genres de gloire, remplit la Grèce de l'éclat de se, rhefsd'œuvre. Déjà, dans la première moitié de ce sièclé (Ve avant J.-C. ), l’Ionien Hérodote, le père de l’higtoire, avaitimmortalisé les guerres médiques, et le Thé-
bain Pindare avait donné à la muse lyrique l'essor le plus sublime. Par ses monuments, ses écoles, ses fétes, ses spectacles, Athènes devint le render-vous de’ ate la Grèce,
14. La république de Sparte, uniquement guerrière, était essentiellement aristocratique, tandis que celle C'A‘"\ènes était livrée aux agitations de la démocratie,
« villes de la Grèce s’unissaient à l’une ou à l’autre, 8610. que leur constitution les en rapprochait, et elles
12. Après Cimon, les Athéniens trouvèrent-ils encore pour chef un grand homme? Qu’était-co que Périelèe?-—13, Que dévint-i1? Quei Gtait son caractère ? Qu’était alors Athènes ?—14. Quel était le caractère distinctif de la république de Sparte ? de celle d’Athènes ? Laquelle des deux contribua le plus à l’abaissement des Perses ?
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44 HISTOIRF ANCIENNE,
formaient ainsi deux Camps ennemis, profondément divisés de raco et de mœurs. Cetie rivalité s’accrnt encore après les guerres médiques dont Athènes recueillit presque toute la gloire; car sex sacrifices ot ses habiles généraux avaient le plus contribué à l'abais. ment des Perses.