ANNEXION
Terme qui revient à celui d'affectation. (Voyez affectation.) ANNIVERSAIRE.
I^' Anniversaire est une cérémonie ecclésiastique ou une fête qui se fait tous les ans à certains jours pour un défiint. [Fagnan , in c. Cum creaiura, de Celébr. miss,, n. 1, 12.)
Par le concile de 'Çren te (sess. XKV^deRef. eh, 4), l'évéque peut réduire le nombre des offices et des anniversaires fondés ; mais la con* grégation de ce concile a décidé l'an 1625 [in décret, de Célébrât. mss.]y que l'évoque n'a pas ce pouvoir, et qu'il faut que le pape intervioiine à ce changement. (Barbosa, Collect, bulL contra Fagnany in c, Fx parte, de Constit.)
Par un semblable décret, du 19 juin 1601, il a été ordonné que les anniversaires fondés dans les églises de religieuses , seraient transférés et acquittés, du consentement de l'évéque, dans les églises de religieux.
n a été encore décidé à Rome, que les réguliers ne doivent pas empêcher que les clercs viennent célébrer des anniversaires dans leurs églises : Quia hoc non potest in ullum a f ferre prœjudicium.
Tou^iant l'acquittement et la réduction des anniversaires , voyêx FONDATION, § IL.
En rigueur, les émoluments que produisent les anniversaires, ne viennent pas sous le nom de distributions , sed tantùm simpliciter; d'où vient que dans les cas de droit commun, les anniversaires sont sur le pied des distributions ; Eodem privilegio gaudent et jure utuntur quo distributiones ; ainsi, dans l'expression des suppliques , on ne les comprendra pas, non plus que les distributions quotidiennes Ils ne viennent pas sous le nom des fruits du bénéfice ; le chanoine absent pour cause de maladie les gagne, comme les distributions, quand même le fondateur aurait dit que le profit n'appartiendrait qu'aux présents, sedinmateriâ striciâ, comme dans le cas où le pape aurait accordé à un chanoine le privilège de percevoir, absent comme présent, les distributions quotidiennes, les anniversaires n'y seraient pas pompris. (Voyez distributions.)
Quelques auteurs rapportent Torigino des anniversaires au pape Anaclet et depuis à Félix !•', qui instituèrent des anniversaires pour honorer avec solennité la mémoire des martyrs. Dans la suite, plusieurs particuliers ordonnèrent parleur testament, à leurs héritiers, à^ leur faire des anniversaires , et laissèrent des fonds tant pour
ANNOTATÏON, ANNOfINE, ANNUELLES. m
rd^tretiôn des églises que pour le soulagement des pauvres, à qui r<^n distribuait tous les ans, ce jour-là, de l'argent et des vivres. Le pain et le vin qu'on porte encore aujourd'hui à l'offrande dans ces anniversaires^ peuvent être des traces de ces distributions. On nomme aussi les anniversaires obits et services, (Voyez oerr.)
Devoti, dans ^esinstitutions canoniques, dit que les anniversaires pour les défunts furent très fréquents, surtout dans le huitième siècle, mais que leur origine est beaucoup plus ancienne et qu'elle remonte , suivant le témoignage de plusieurs pères, not£^9^^i^^ de Tertullipn, aux premiers siècles de 1 Église (1).
On ne peut célébrer un anniversaire pour un défunt qui se serait volontairement donné la mort. {Cap. Pro obeuntibus, 13, g. 2.)