ASSEMBLEES. IH
trtttê gaère que des affieâres temporelles et que saint Grégeire-le- Grand ne sooffirait qu'avec une extrême doideur que les éyéques s'embarrassent des af&ires du monde, ou qu'ils s'éloienassent de leurs chastes et spirituelles épouses, sans une inévitable nécessité. Neminem pontificum à parochiâ suâ saltem parumper abaque intmtabili prorsuê neceêsitate discedtre permittebat, quos nimirum in coMêiê mundialitHf\occupar%,vehefnentisêiméprohihebat,(Joan. Disc, ,W6. m, cap. 86.)
Mais qui ne sait que, dans les asêembléeê législatives, il j a une fbule de questions mixtes qui intéressent autant l'Église que l'État, le budget des cultes, l'instruction publique, le mariage, etc. , etc. , que, dans certaines lois dont l'objet paraît être purement séculier, celles qui concernent l'administration municipale, la garde nationale, les élections, etc., etc., il y a tels et tels articles qui, rédigés dans un sens plutdt que dans un autre, peuvent, contre l'intention même du législateur, être hostiles à l'Église, entraver sa liberté et avoir des conséquences plus ou moins ronestes pour la religion, et que la présence d'un évêque ou d'un prêtre dans une assemblée législative peut fiûre modifier dans un sens plus favorable ou moins hostile! Il est un fait incontestable et que tout le monde a su apprécier, c'est que les érêques et les prêtres appelés, depuis la révolution de 1848, dans Bos assemblées nationales, ont fait beaucoup de bien à l'Église, empêdié beaucoup de mal et fait disparaître beaucoup de préventions hostiles au catholicisme et à son clergé.
D'ailleurs rien n'est profane pour les âmes saintes , rien n'est impur pour les esprits purs, les affaires temporelles ménagées par des intérêts spirituels et par des motifs religieux deviennent elles-mêmes 8{»rituelles, et le soutien de la religion. L'Église est dans l'État, comme l'État est dans l'Église : leurs avantages et leurs pertes, leur paix et leurs orages, leur réforme et leur relâchement sont orcbiairement inséparables. Comme on peut gouverner les affaires les jlkaB saintes de l'Église avec une cupidité profane, dit à cette occ»fionle savant Thomassin, on peut aussi, avec une charité toute céleste et vraiment pastorale, ménager et régler les àffimres du monde. Dans de semblables occurrences, il faut donc toujours être mu par l'intérêt de l'Église et non guidé par des motifs d'ambition, d'intérêt personnel ou de vaine gloire ; car il est évident par l'histoire, que beaucoup de savants et saints évêques ont rendu des serrices infiniment plus grands k l'Église en se trouvant dans les assefifiblées ehnles où les princes les appelaient, comme aujourd'hui le peuple» qu'en résidant dans leurs (uocéses. Leur absence était incomparablement plus utile à leurs propres Églises, que n'eût pu l'être leur présence dans ces diverses circonstances.
« Les évêques, dit encore ailleurs notre docte oratorien fl), ne s'absentaient de leurs églises que pour procurer de plus grands avantages ou à leurs propres é^ses, ou à toutes les
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églig6B dtt royaume, on à rÉdise ui^Tersdle. Car m l«a mué leur oonfiaieni Tédacation de leurs propres en&iits et des 1^ ritiers de la couronne; ou les princes sourerains -appelaient hn évoques auprès de leurs personnes, pour gouverner leurs États par leurs oonseds et leur ministère ; ou les évéques étant chargés des am* bassades importantes et périlleuses dans lesquelles les grands d^ siècle n auraient pu réussir; ou pour remettre la bonne intelUgenea entre les rois , leur charité infatigable les a fait accourir d'une extrémité du royaume à Tautre ; ou ils n'ont pu se dispenser de se trouver aux €Lê$emblées générales des États, parce qu'on y terminait toutes les grandes affaires qui regardaient FÉglise aussi bien que l'État, et qui ne pouvaient regarder la conservation de l'État, sans intéresser aussi l'Église; ou ils ont été contraints de venir implorer lesecoars et la protection toute puissante des rois afin de pouvoir surmonter tous les empêchements qui traversaient et rendaient inutiles toutea leurs diligences dans la conduite de leurs églises. »
Telles sont les principales raisons qui ont arraché les plus saints évéques de leurs diocèses par le seul motif du bien et de l'avantaM de ces mêmes diocèses . Mais il est à remarquer qu' ils ne les ont qmt« tés qu'avec regret et qu'ils y sont retournés avec joie et avee ira saint empressement, que la nécessité seule les en a séparés immit m temps, et que cette absence a toujours été plus utile à l'Egée qgu^ n'aurait été leur présence.
De tout ceci nous pouvons conclure que toutes les fois que Fintérét et le bien de l'Église l'exigent, les évoques et à plus forte raî*f son les prêtres peuvent canoniquement, pourvu que leurs intentions soient pures et droites, être dispensés de l' obligation de la résidettoa et accepter des fonctions dans les assemblées civUes. Dans le doste, pour savoir s'il y a nécessité, car on se fait trop souvent illusion dans sa propre cause, le prêtre pourrait d'abord consulter son éTé<^, et recourir ensuite a^ Souverain Pontife. L'évêque, en demandant an pape la dispense de la résidence, lui soumet tout naturelleàient la question de nécessité ou d'opportunité en ce qui le eoaoeme.
Maia nn évêque, comme l'a fait le pieux et vénérable archevêqa^ de Paris, Mer Sibour, dans son mandement du 16 janvier 1S61, peut-il défendre généralement et absolument à tons les prêtres de son diocèse d'accepter le mandat de représentant à VAssembUê U^ giêlative ? Nous ne le pensons pas, car cette défense, dictée asssré» ment par les vues les plus pures et les plus droites, ne nous paraît pas conforme k la conduite oonstsmte de l'Égiise et à celle des plus saints évéques, comme nous venons de le voir, elle nons semUetrep
fénérale et trop absolue et d'une prudence peut-être un peu exagérée . Tous le dirons ici avec tout le respect que nous inspirentles vertus , les liuniéres et l'autorité de l'illustre Prélat, mais en même temps avee toute l'indépendance qui doit caractériser nn écrivain oonscieaomix et véridique, nous pensons qu'un évêque, dans une matière aussi dé« licate, peut donner des conseils, mais qu'il ne doit jamais intisMr
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des défeiiBes. De telles défenses ne nous semblement pas oUiga* toires. Les Sourerains Pontifes et les conciles, suivant notre sentiment, auraient seuls le droit d'en porter. (Foyex APFAHiBBPOLinQUBi.)