BANNISSEMENT
Bannissement vient du mot ban, parce qu'il se faisait autrefois & son de trompe. C'est une peine qui oblige celui qui y est condamné k sortir d'un lieu , d'une province ou du royaume pourtoujours ou pour un temps limité.
n est parlé d'exil en plusieurs endroits du droit canon. (C, Hi qui, 3, q. 4; e. Cum beatus, dist, 45; can, Accusatoribus, S, q. 5; can. Qui contra 2i, q. l.)Le ch. 1^, De calumniatoribus, porte la peine de la privation de l'ordre, du fouet et du bannissement contre le sous-diacre qui a calomnié un diacre : Jubemus eumdem, prius subdiaeonatus, quo indignus fungitur, pritari officio, et rerberibus publiée castigatum, in exilium deportari. Le chapitre 2, de Cleric. excommunie,, réserve au prince le droit de prononcer contre un clerc la peine de Texil, après que l'excommunication a été inutile : Quàd si aliquis ista omnia contempserit, et episcopus minime emendare potuerit, régis judicio, ad requisitianem Ecclesiœ, exilio df^mnetur,
- D'anciennes règles monastiques, même celle de saint Benoit, per^
(I) Mknoirss eu élergé^ tom. v, pag, I4S9.