BOUGEOIR
Le bougeoir, en latin bugia onpalmatoriay est une espèce de chandelier portatif qu'on tient auprès de Tévêque , quand il lit quelque chose pendant l'office. Il est devenu depuis longtemps un insigne épiscopal. Lorsque le pape accorde à certains chapitres le privilège dose servir des ornements pontificaux, l'usage du bougeoir, remarque M. Guillois, n'y est jamais compris, et il est expressément défendu aux chanoines et môme aux vicaires généraux, et à plus forte raison aux curés, de se faire accompagner à l'autel par un prêtre ou un clerc avec nnbougeoir. Si, pendant l'office , ils ont besoin de lumière pour lire ou chanter, soit une oraison, soit une leçon, etc., ils doivent se servir d'un flambeau ordinaire. C'est ce qu'a décidé la sacrée congrégation des rites, notamment le 7 août 1628, le 7 septembre 1658 et le 4 juin 1817 (1)
Le bougeoir, dit Catalani (2), est le symbole de la lumière que le
{ pontife répand sur les fidèles, par sa science et par ses discours. Il uirappelle en même temps qu'il doit briller, dans la maison de Dieu, comme un flambeau, par la sainteté de sa vie et la sublimité de ses vertus. Il lui rappelle également qu'il ne doit pas s'en rapportera ses propres lumières, mais qu'il a besoin aussi des lumières a autrui; et c est pour cela que le Souverain Pontife, qui est infaillible , ne se sert point de l'instrument appelé bougeoir. Âiunt nonnulli moraliter significare bugiam, epincopum non debere tantum îumini suœ cognitionii fldem prœstare, sed alterius testimonio uti, Sane utitur papa candela, sed abaque hujusmodi instrumento, fartasse quia ipsius cognitionis lumen alto terreno fulcimcnto nouindiget,
(1) Gardellini, Décréta authenHca Cong. sacrorum rituuniy tom. lî, pag, îô-40.
(2) Pontificale romanum commentariis illustratum, tom. vu, pag, 89, edit. nova,i850.