‹ Cours alphabétique et méthodique de droit canon dans ses rapports avec le droit civil ecclésiastique (volume 2)Chapitre 231 sur 282 · CALOMNIE · texte numérisé non relu

CALOMNIE

La caUrnime^Bt une fausse et malicieuse accusation : Est mêtUiaiê et mendax accusaiio. [Mareian., adleg. 1, § 1.)

Le calomniateur impute à un innocent des crimes qu'il n'a pas commis, et le poursuit en justice, ou il répand contre lui exin^Judi* ciairement des libelles pour le diffamer.

Dans le premier cas, la caymnie est plus on moins punùiMble^ selon les circonstances. Par le chapitre Cùm fortins, de C^thêmniai. tin sous^diacre qui, après avoir accusé un diaere, ne peut établir les chefs d'accusation, doit être dégradé du sousnliaconat, battu et rerges et banni à perpétuité. Le chapitre Cùm dUêûtus, du m6rae ti^ tre, est moins sévère : il ne prononce contre ua ecclésiastique qui avait accuséfaussement son évéque, qu'une interdiction des fonstions ûè son ordre et de son bénéfice, jusqu'à ce qu'il ait prouvé que ce a'était point par un esprit de calomnie qu'il avMt intenté l'aocusa^ tien, mais sur des raisons probables, pour croire que Taccusation était fondée. En général, la calomnie eàt un crime très mive, t% de 0A nature et par ses effets. Le droit canon la compare & Thomicide : Siêut enim homicidas interfeetores fratrtm, ité et detiraeior$9 $9nm, [Cap. HomicidiorHm,disi. 1, eaus. 33, q. 63.) (Voyez TAUom.)

(i) Fuiimt, in Summ. verho cAttt.

(S) Uémkee dmdkrgé, Um n, fag. 4SIS.

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