AMOVIBILITÉ, AMOVIBLE
Amovible^ du latin ab amovendo, est un mot employé dans l'Église, Muar indiquer un office ou bénéfice qui n'est pas perpétuel, ou dont le titulaire peut être révoqué ad nutwn.
La définition de ce mot, dans le sens que nous le prenons, répond, •oBime l'on roit, au sens du mot manuel, employé parles csAonistes pcftor engnifier la même chose qu'amomble en notre langue. (Voyex SÉSÈFICE, § III.)
Il y a drax sortes de bénéfices manuels, les uns sont sécnliers et ke autres réguliers. Ceux-ci sont tels, ew per$ond obédientiarii ; au lieu que les autres le sont par la nature et le titre même du bénéfice, êm tm tMturd et dUpositione fundatoris. Ces bénéfices sont appelés manaele piufce que ceux qui les poesèdent sont pour ainsi dire sous la main et dans la dépendance de leurs supérieurs.
Suivant le chapitre Cùm ad monasterium, § Fnter, deSlat. monach., tons les bénéfices réguliers non électifs doivent être mimuels. Les kénéfioee manuels ne sont pas compris sous les réserves mêmegénénles des papes, non plus que dans les régies de la chancellerie, nin deeiê expressum fuerit.
Régulièrement les bénéfices séculiers sont, dans le doute, censés perpétuels, comme les bénéfices réguliers sont présumés amovible$ et manuels : c'est la règle établie par de Luca, en son Traité deê hénéfieeê, dise. 93.
En FVance, avant le concordat de 1801, on ne reconnaissait de bénéfices manuels que chez les réguliers, qui les appelaient anciennement obédiences, à cause de Tobligation où étaient les religieux, que les supérieurs en pourvoyaient, de les quitter lorsqu'on le leur eommandait.
Autrefois tous les offices claustraux, toutes les places monacales on, pour mieux dire, tous les bénéfices réguliers étaient manuels, e'est-à-dire amovibles. Le supérieur pouvait rappeler au cloître, du •OBsentement de l'évêque diocésain, les titulaires de ces bénéfices.