‹ Cours alphabétique et méthodique de droit canon dans ses rapports avec le droit civil ecclésiastiqueChapitre 108 sur 408 · SUPPRESSION · texte numérisé non relu

SUPPRESSION

On peut appliquer ce mot à la suppression d'un monastère. (Voyez

OBDRBS BBLICIBUX, 'EBémUCdOK.)

SURPUS.

iiO ^rpU^ dm^. te principOr u'était ri^ ï^utre^ çh^se que T^u!^. maJA plus apiple eta^^ des manches plus largea. X^ coutume. 8*é1;aAt introduite parmi les ecclésiastiques, surtout dans le Nqrd.^ de porter des robes fourrées de peau, afin de se garantir du froid, il fallut donner au corps de Taube plus d'ampleur, et plua de la^Pg^j^ir aux manches, et on Fappela dès lors superpelUceuièi^ Umica êupempeWcitk'

Ni|l); «a ftaofat», mmpHkê9t hahifr que- Ton hwI hut lafottnmi'c, d'où est Tenu lenotMirpI». Etienne de Toamagr, <|Bi maât dam k donsième sîéele, définit ainû le ânppUà dana SMilettfe au eaifdinHl Albiliaift : «* Un» kaUi Uano qui dneeend jusqu'aux taliHis. » Sufêr* pMkêUfU netmm, ctmdidum et tahre (2). Dana la suite, eea longues robes «ryuri été trowrées iuceavnedes, on. les fit plus courtes, et bîentftt en poussa les oboses si Uft à eet égard, que ptuèieurs oon* cîlee, cmame non» le dîse&s sens le mot habiv, § II, élevèrent la voix et ordonnèrent que le surpik éeeeeRdit a» nsius jusqu'au mi* Ken de la jaoïbe : CUriei hab€mmtmif0rfMMê€kidiràrnedms tihia» lomjfm. Cee lois sont depuis tombées en désuétude. De pkw^ les iMmves ayant cessé d*étse en usaget, les larges manoim dont nous avens parlév devenues- gtosntes, fureift rejetéea en avrière, et, il y a eu< mon un siècle et demi,, ou eut In singulière et bijsarre idée de Ivs plisser pour leur ésnaevmie fimne qu'on a cru plus élégante, et qui n^est qne vidieule. TeOe est Toeigiiie du iurpUê à ailes. Déjèry daiM plusieurs dicM^ses, on a eu le bon esprit d j renoncer, pour adopter le mrplii k larges UMoiehes, qui est le véritable «urp^û. Maisconune aujouvd'hut les larges manehes sont sspis objet, on. ferait très-sage^ ment d'adop4mr partent le mtplit eeteu sous le nem de roebet.

Nous «f ons lu ayecuD* extrême sutpvise^ dans oertaines ordomianr* eeadiocésaines, qiuele êurflù àailes étaitle seulcanenf^ue, et eomme tel ngouseusement pareseril k Fexolusion du roehet. Nous oroyena, au contraire , noua, que rien n'est plus antieaaonique, plus incommvdciet surlovt pfam ridicule. Cependant, dan» le» rares diocèses où il est eneere en usage*, comme dans celui de Paris , qui derraît au moins dc^mer en cem l'eoMmf^ du bon goût, les cccIéBiaetiiqQes doi^ vent le psvOer par égaord pour Tautorité de Tévéque qui le prescrit , toutefois en protestant avec respect et déféveosee contre* tae tèUe anomalie.

Tous les ceneiles et tous les auteurs anciens qui parlent du «urpléÊ en font une asrine pkÉ» courte pour Tadministration des sacroK ments ; or qu'on s'imagine unaaube sans manches ou avecdes ailes, et l'on comprendra tout de suite riafcenvenance d'affubler des ailes à ce vêtement sacré, et, Yon verra tout ce qu'il v a d'antrcanonique et de contraire aux saintes règles de l'Église dans notre surpHê français. Le roehet tel que le portent les chanoines est donc le seul mÊt^Uê véritable et canonique, nul prêtre ne devrait jamais en porter d'autres, et les évèques devraient sévèrement interdire les rockets sans manches et plus encore les surplis à ailes qui disparaîtront bientôt, il faut l'espérer, comme ont disparu naguère les bonnets carrés, dont on rit aujourd'hui, qui avaient la même origine et qui ont paytoui fait place à la barrette.

{Ij Krazer, Dr Apo^tolicis ecles. occid. lUuifjtis^ ia{f. 367. (2) Jd^m, /-«rp. «68.

tl5 SUSPRNS.

Mais, dit-on, le rocliet estrinsignederéTéque et dachanoine.Noaa n'ayons effectiyement pas étépen saq)ri8 enlisantencore ceci dans une ordonnance diocésaine : « Les chanoines et les chantres sont seuls autorisés k porter le rochet, il est interdit à tout autre. •» Non, le rochet, c'est-à-dire Taube courte, car il ne faut nas oublier lorigine et la destination du turplU , n'est pas plus Finsigne du chanoine ou même de révéque que Taube longue destinée au saint sacrifice. Autrefois, comme le démontre Irés bien le savant Thomassin, tous les clercs, sans aucune exception , portaient l'aube longue et & plus forte raison l'aube courte que nous appelons aujourd'hm rochet ou êurplù à manches. L'insigne du chanoine est sa mosette ou son manteau qui le distingue des autres prêtres. (Voyez baoseitb.)

On a dit aussi qu'on avait consulté Rome pour savoir si Ton devait permettre aux prêtres de porter le rochet et que la réponse avait été négative. Nous n'en sommes pas étonné, parce que la question a été mal posée et que le rochet de Rome, spécial aux prélats, ne ressemble en rien à nos rochets ou iurplù à manches ; mais» que l'on pose la question telle qu'elle doit l'être, c'estnà-cCre, qu'on demande s'il est permis aux prêtres ou i tout autre clerc de porter le rochet, c'est-à-dire le $urplù à manches ou aube courte, et la réponse sera très certainement affirmative. Que d'un autre cêté l'on demande s'il est permis aux prêtres de porter un rochet sans manches ou un iurpliê à ailes, qui ne sont ni l'un ni l'autre un vêtement sacré et que l'on ne voit que dans notre France, et la réponse, nous en avons la certitude, sera indubitablement négative.

Le concile de Bourges , célébré en 1860 , décide que les chantres seulement et les laïques porteront le surplis sans manches , mais nul* lement les prêtres, à moins que ce ne soit pour entendre les confessions ou porter les sacrements au loin à la campagne. (D$ereimn, de Habitu ckorali cUneorum.)

Sans bl&mer la décision du concile , il nous semble qu'il serait

{^lus convenable que les chantres ou autres laïques, qui remplissent es fonctions de clercs , portassent le êurpUê à manches comme les autres , ou plutôt, ce qui serait plus conforme à la régie , qu'ils ne portassent aucun vêtement clérical.

Les clercs minorés ont le droit de porter le eurplù ; le tonsuré le reçoit aussi des mains de l'évêque. Ce vêtement représente, par sa blancheur, l'innocence et la pureté de cœur avec laquelle on doit approcher des saints mystères, et il est le symbole du nouvel homme qm fut créé dans l'innocence et la sainteté (1).

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