TONSURE
La tonsure n'est autre chose qu'une cérémonie sainte, établie par rÉglise, pour faire entrer dans l'état ecclésiastique, ceux qui la reçoivent et les disposer aux saints ordres. On l'appelle toneure parce que la principale action de cette cérémonie est de couper les cheveux ; ce qui signifie que les clercs en entrant dans l'état ecclésiastique, ne doivent travailler désormais qu'à se dépouiller du vieil homme pour se revêtir du nouveau, dont le surplis qu'on leur met est le symbole.
C'est une opinion commune, que la couronne des clercs doit son
TOSGANB. 249
origine aa zèle des anciens moines , qui se rasaient la tète ponr ee rendre plus méprisables aux hommes.
La tonsure n'est point an ordre. (Voyez ordbe, dimisboire.) Elle met seulement au rane des clercs ceux ^ui la f eçoirent : Filii eharU" êimif ditréyéque, en finissant l'ordination des tonsurés, animadvêrtere debeiiê, quod hodie de foro EeelesUé facH esHs ; eavete igitur ne propter eulpas vesiras iUaperdatiê, et habitu honeeto, honisquemoribuê atque operibus, Deo placere etudeatis, quod ipse eoneedat per Spiritum SancÊum euum.
Soit que la tonsure ait été en usage dès les premiers siècles, dit l'auteur des Conférences d'Angers, soit qu'elle n'ait commencé à j être que vers la fin du cinquième, soit qu'autrefois on la confér&t séparément, soit qu'elle ne fût qu'une partie de la cérémonie qu'on observait dans la collation du premier des ordres, il est hors de doute que l'usage en est si généralement établi depuis plusieurs siècles, que tous ceux qui ont été éleyés aux ordres, ont commencé par la tonsure ; il faut donc dire qu'il est nécessaire de la recevoir ayant de recevoir les ordres. ïJt qui jàm elerieali tonsurâ insigniti essent, per minores, ad majores aseenderent» (Concile de Trente, ses-non XXIII, ch. % de Reform.)
Le chapitre suivant du même concile dit qu'on ne recevra point à la première tonsure ceux qui n'auront pas reçu le sacrement de confirmation], et qui n'auront pas été instruits des premiers principes de la foi , ni ceux qui ne sauront pas lire ou écrire , et de qui on n'aura pas une conjecture probable qu'ils aient choisi ce genre de vie , pour rendre à Dieu un service fidèle , et non pour se soustraire par fraude à la juridiction séculière.
Quant à l'Age requis pour recevoir la tomure , voyez âge.
Les conciles , notamment celui de Rennes , célébré en 1849, veulent que les clercs portent la tonsure apparente. Corona semper consficua insignitus procédât. (Décret, XII. j Le port de la tonsure est pour le clerc un devoir sacré. L'Église lui en fait une obligation rigoureuse. Elle veut toujours voir resplendir sur sa tête cette décoration auguste du royal sacerdoce. Elle ne luipermet de s'en dépomller que dans le cas d'un danger véritable. Éonestè tonsi et coronatiincident, nisi forte jus(a causa exegerit habitumtransformare, ( Concil. Oxford, , ann, 1222.)