VULGATE
On appelld ainsi la Torsion des saintes Écritures dont rÊglise se sert. Voyez, sous le mot livbe , le décret du concile de Trente , session IV, qui la déclare authentique.
Par cette décision, dit Bellarmin, l'Église nous a assuré que dans tout ce qui concerne la foi et les mœurs, la Yulgale n'a aucune erreur, et que les fidèles peuvent j ajouter une foi entière. Mais les Pères du concile, ajoute ce savant cardinal, n*ont pas prétendu par là préférer la Vulgate aux originaux, c'est-à-dire au texte hébreu.
En effet, la langue hébraïque étant la langue originale des livres saints, il n'est pas douteux que, lus dans leur source, ils paraissent encore plus dignes de TEsprit-Saint qui les a dictés ; car leur noblesse et leur simplicité , connues de plus près , les font révérer davantage. Ainsi, sans rien perdre du respect qui est dû à la Vulgate, ni rien diminuer de l'authenticité que le concile de Trente lui a pour toujours assurée, on doit reconnatire que la connaissance du texte original est infiniment utile à VEglise pour appuyer sa foi et fermer la bouche aux hérétiques. Le cardinal Cajétan avait coutume de dire : qu'entendre seulement le texte latin , ce n'était pas entendre la parole de Dieu, mais celle du traducteur, qui pouvait faillir ; et saint Jérôme avait raison de dire : que prophétiser et écrire des livres sacrés était l'effet du Saint-EIsprit, au ueu que les traduire était l'ouvrage de l'esprit humain.
nN DU TOMB CINQUIÈMB ET DERNIBR.