BENOIT XIV
Benoit XlVt naquit à Bologne en 1675, de Tillustre famille des Lambertini. Après s'être distingué dans ses études, il fut fat suce^^sivemeai elmuàûie de 1» baaiUqga de Stist*PMrre, eo&0ulteur du
408 BËRARDI, BERARDIER, BER6IBR.
Saint-Office, rotant de la signature de gr&oe, promoteur de la foi , avocat consistorial, secrétaire de la congrégation da concile, canoniste de la sacrée pénitencerie, archevêque titulaire de Théodosie en 1724, enfin cardinal en 1728. Clément XII le nomma à l'archevêché de Bologne en 1731. Après la mort de ce pontife en 1740, Lambertini eut quarante-quatre voix pour lui, et tut élu pape soas le nom de Benoit XIV. Chaque année de son pontificat a été marquée par quelque bulle pour réformer des abus, ou pour introduire des usages utiles. Il mourut en 1758. Tous les ouvrages de ce savant pape ont été édités plusieurs fois; l'édition Remondi est estimée; la plus complète est celle de Prato, 1839, inA^, en 17 toI. Le traité De Synodo diœcesanà, que nous avons souvent cité dans cet ouvrage, et qu'un canoniste ne peut se dispenser de connaître, est le plus répandu des ouvrages de Benoit XIV, et un des meilleurs livres qu'on ait sur la discipline de l'Église. Les quatre derniers volumes de ses œuvres sont un recueil de ses brefs et de ses bulles. On remarque dans tous ses écrits une vaste érudition et une profonde connaissance du droit civil et canonique , de l'histoire sacrée et profane.
BERAKDI.
Charles -Sébastien Berardi, professeur de droit canonique à runiversité de Turin, né à Oneille en 1719. Il mourut en 1770. On a de lui : Commentaria in jus eceUiicuticum univereutn, 4 vol. in-4^, Turin, 1752, Venise, 1776, Milan 1846. Les ouvrages de Berardi sont très savants et méritent d'être étudiés.
BERÀBDIER.
Denis Berardier, docteur et syndic de la fetculté de Paris, né à Quiroper, fut en même temps grand-maltre du collège de Louis-Ie- Grand. Il mourut en 1794, âffé de 74 ans. 11 a publié : Principes ds la foi sur le gouvernement de VÉglise, en opposition avec la constitotion civile du clergé, ou Réfutation du développement de M. Camus, Paris, 1791, in-8^