BER6IER
Tout le monde connaît le mérite de ce savant apologiste de la religion. Nous avons emprunté quelques passages de son Dictionnairs de théologie; nous nous sommes servi de l'édition même qui fait partie de Y Encyclopédie méthodique. Feller lui reproche d'avoir travaillé à ce pernicieux ouvrage, vaste magasin d'erreurs de tous les genres, répertoire monstrueux où l'art le plus infernal apartout adroitement mêlé le mensonge, l'impiété et le vice avec l'histoire, les sciences et les arts. Mais M. Pérennès justifie complètement ifer^ter. II montre que son association aux incyclopédistes avait des motifs plausibles, et qu'il y avait été encouragé par les hommes les plus religieux
BÉVÉRIDGB, BÈZB, BIANGHL 409
et du particulier par rarchevéque de Paris, de la métropole duquel il était chanoine.
Pour ce qui regarde le droit canonique, Bergier renvoie ordinairement au Dictionnaire de jurisprudence de l'Encyclopédie méthodique, ce qui a fait croire à quelques-uns, que ces articles émanaient de la plume de notre savant apologiste. Mais il n*en est rien, et plusieurs de ces articles sont écrits dans des principes tout opposés à ceux de Bergier, c'est-à-dire contraires à la saine doctrine.
BÉVÉRIDGE.
Guillaume Bévéridge, évèque anglican de Saint-Asaph en Angleterre, mort en 1708, à 71 ans, mérite Testime des savants de sa patrie et des pays étrangers. Bossuet était en commerce de lettres avec lui. Ses principaux ouvrages sont : Pandectœ canonum apostolo^ rum et conciliorum, 1672, 2 vol. in-folio. Ce livre qui n'est pas commun est enrichi de remarques fort estimées. Codex canonum Ecclesiœ primitivœ vindicatue et illuêtratus, Londres, 1638, in-4". Yojez sous le mot DROIT CANON ce que nous disons de cet ouvrage. Il est réim-
f^rimé dans les Patres apostolici de Cotellier, et c'est là que nous 'avons consulté. Il défend l'autorité des canons apostoliques.
Bévéridge est encore auteur de Réflexions sur la religion, et d'/itstitutions chronologiques. Tous ces ouvrages sont pleins d'érudition; le style en est noble, et l'auteur y fait paraître beaucoup de modestie. Il est à regretter, remarque Feller, qu'avec tant de lumières, Bévéridge n'ait pas eu celle de la vraie foi qui les affermit toutes ; et que ce défaut Tait entraîné dans des inconséquences et des préventions contre les catholiques.