‹ Cours alphabétique et méthodique de droit canon dans ses rapports avec le droit civil ecclésiastiqueChapitre 214 sur 408 · CAMPEGGI · texte numérisé non relu

CAMPEGGI

Thomas Campeggi ou Campegio, neveu du cardinal Laurent Cam^ P^Çgif lui succéda dans Févêché de Feltri. Paul III l'envoya ensuite, en qualité de nonce, à Worms, en 1530. Il était, en 1545, à l'ouverture du concile de 'Trente, et ce fut lui qui, dans la seconde session. porta les pères du concile à décider qu'on traiterait ensemble des dogmes et de la réformation. Il mourut à Rome, le 11 janvier 1564, âgé de 64 ans. Ce prélat a laissé plusieurs traités . où l'on s'étonne de trouver plusieurs maximes que n'avoue pas la saine théologie ; le plus curieux et le plus considérable a pour titre : De auctoritate sanctorum conciliorum, Venise, 1561. Uauteur y suppose que lo pape peut être déposé dans un concile général, mais dans le cas seul où il serait tombé en hérésie, ce qu'il regarde comme possible. Dans tout autre cas, le concile n'a aucun droit sur le Souverain Pontife ; il peut seulement refuser de lui obéir dans ce qu'il commanderait de contraire aux intérêts de l'Église. Il accorde au Pape le droit ordinaire de convoquer les conciles ; mais il déclare qu'à son refus ce droit est dévolu aux cardinaux, puis aux princes , et il enseigne même que les évoques pourraient s'assembler de leur propre mouvement. Quelle doctrine et quelle extravagance ! Considérant le pape comme le chef du concile, il veut que les décrets soient publiés en son nom; mais il ne reconnaît son infaillibilité, non plus que celle du concile, que dans les décisions de foi. Les mêmes principes régnent dans ses autres traitée : il prouve l'obligation de la résidence des pasteurs, sans la croire de droit divin ; il s'élève contre la pluralité des bénéfices et la simonie, et s'efforce en même temps de justifier les réserves et les annates, dont il ne fait remonter l'origine qu'au concile de Venise, en 1311 ; il reconnaît au pape le droit d'établir un empêchement dirimant pour les mariages des catholiques aver les hérétiques qu'il regarde cependant comme indissolubles. Dans son traité De calibatu êaeerdotum non abrogando, Venise, 1554, in-8*', il prouve qu'il ne faut point abolir la loi qui oblige au célibat ceux qui sont dans les ordres sacrés.

Quelques auteurs lui attribuent le traité De auctoritate et potestate T. V. V7

è^9 CAVimm, GAPISTKAFI, CAMAKA*

romani pontificis, Venise, 1560, iu-^, maïs il est plus probable qu'il est d'Alexandre Campeggi, son cousin qui fut créé cardinal en 1551 par Jules III et qui mourut en 1554, &gé de 50 ans.

CANISIUS.

Henri CanUius, né à Nimégue, vers le milieu du seizième siècle, enseigna, pendant 21 ans, le droit canon à Ingolstadt. On ignore la date de sa mort ; mais on sait qu'il vivait encore en 1609. C'était un homme d'une érudition vaste; et, ce qui est ptus rare, sage et modeste. On a de lui : Summajuris eanoniei, in-4*, Ingolstadt, 1600, 1615, Paris, 1659, in-8», Cologne, 1660, iH-12et 1662, in-4»; Notœ in régulas juris canonici, Ingolstadt, 1600, in-4®. Ces notes qui sont fort estimées se trouvent à la fin de l'ouvrage précédent. Opéra quœ de jure eammiee reliquit, Louvain, 1649, iAr4[^, Cologne, 1662, in-4'>. Ces deux éditions, dont la première e&t la meilleure, embrassent toutes les œuvres de ce savani canoniste sur le droit ecclésiastique. Prctlectifmee academicœ in duoe tituloe êingularee jurie canonici: I. De deeinUê primitiiê ei oblationUnu; II. De uettris, lagolsUdt, 1609, in-.12.

CAPISTRAN.

Saint Jean de Capû/ran, est né en 1385 à Capistran, ville de TAbruzze d*où il prit son nom. Il entra dans l'ordre de saint François et signala son zèle et son éloquence dans le concile de Florence pour la réunion de TÉglise grecque avec l'Église romaine , dans la Bohême contre les hérétiques et dans la Hongrie contre les Turcs. Il mourut en 1456. Alexandre VII le canonisa en 1690. On a de lui un grand nombre d'écrits : De papœ et concilii auctoritaie et ejusdem spéculum clericorum, etc., Venise, 1580, in-folio. Ce livre est rare et important par son autorité. Un Traité de V excommunication, un autre Sur le mariage, etc.

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