GIBERT
Jean-Pierre Gibert, docteur en théologie et en droit, naquit à Aix en Provence , au mois d'octobre 1660. Il enseigna la théologie dans les séminaires de Toulouse et d'Aix; il vint à Paris en 1793, et il y a toujours vécu dans Tétude et dans la retraite jusqu'à sa mort , arrivée le 2 décembre 1726. Sa nourriture était simple et frugale ; toutes ses actions respiraient la candeur et la simplicité évangélique : il refusa constamment tous les bénéfices qu'on lui oflFrit. C'était un des plus renommés canonistes de son temps ; il a laissé un grand nombre d'ouvrages. Les principaux sont : Institutions ecclésiastiques, suivant les principes du droit commun et les usages de France, ha, seconde édition, augmentée d'observations importantes, puisées dans les Mémoires du clergé, est de 1736, 2 vol. in-4**. Nous avons fait usage d'une édition plus récente, celle de 1750. Consultations canoniques sur les Sacrements en général et en particulier, 12 vol. in-12, imprimées à Paris, en 1721 et 1725. Usages de l'Église gallicane, concernant les censures et l'irrégularité, considérées en général et en particulier, expliquées par des régies du droit reçu, Paris, 1724, 1 vol. in-4°. Tradition ou Histoire de l'Église, sur le sacrement de mariage, 1725 , 3 vol. in-4'*. L'auteur y démontre , par une suite non inter-
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rompue de monuments les plus authentiques , t«uit de l'Orient que de l'Occident, que cette matière a toujours été soumise à la juridiction de rÉglise. Cet ouvrage serait tout à fait de circonstance aujourd'hui contre certains légistes qui prétendent que le mariage est exclusivement delà compétence du pouvoir civil. (Voyez MAfiiAeE.) Corputjuris canonici p$r régulât naturali ordine dUfosiiae, Lyon, 1735, 3 vol. iu-fol. Cette compilation, assez bien digérée, a été redherçhée, et Test encore.